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Trump a "la personnalité d'un alcoolique", selon sa directrice de cabinet
Donald Trump a la "personnalité d'un alcoolique", a lancé sa directrice de cabinet dans un papier retentissant publié mardi par Vanity Fair, et qu'elle a décrit après parution comme un "article à charge présenté de manière malhonnête".
Susie Wiles, rouage crucial de la campagne et désormais du gouvernement, a accordé plusieurs entretiens au magazine américain, qui font office de fil rouge dans un long article consacré au premier cercle du président américain.
Elle y donne son avis, pas toujours amène, sur le vice-président JD Vance et la ministre de la Justice. Mais ce sont évidemment ses propos sur Donald Trump qui ont suscité l'émoi.
Selon elle, le milliardaire a donc la "personnalité d'un alcoolique", bien qu'il ne boive pas une goutte d'alcool, dans le sens où il "agit avec l'idée qu'il n'y a rien qu'il ne puisse faire. Rien, zéro, rien."
Elle se décrit comme "un peu experte" en la matière, faisant référence à son père, un joueur de foot américain et commentateur sportif célèbre ayant eu de graves problèmes d'alcoolisme.
Réagissant à la publication mardi, Susie Wiles a dénoncé sur X "un article à charge présenté de manière malhonnête" faisant "un portrait chaotique et négatif" du président et de son équipe.
Donald Trump "n'a pas de conseiller plus formidable et plus loyal que Susie", a assuré la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt sur la même plateforme, tandis que plusieurs autres figures du gouvernement ont volé au secours de la directrice de cabinet.
"Je ne l'ai jamais vue être déloyale", a ainsi affirmé le vice-président JD Vance pendant un meeting en Pennsylvanie (nord-est), "elle est exactement la même personne, que le président soit là ou pas."
Il a toutefois reconnu qu'il existait quelques "désaccords" entre eux.
- Vengeance -
La "Chief of staff" - un rôle discret mais extrêmement stratégique qui s'apparente, en France, à celui de secrétaire général de l'Elysée - est aussi interrogée sur les poursuites judiciaires engagées, à l'initiative du président américain, contre ses adversaires politiques.
Elle confie, selon Vanity Fair, avoir parlé avec Donald Trump de cette campagne de vengeance, parlant d'un "accord informel selon lequel le règlement de comptes (s'arrêterait) avant les trois premiers mois" du second mandat.
Susie Wiles affirme par ailleurs que Donald Trump n'a pas l'intention de se présenter à nouveau en 2028, ce que la Constitution interdit, mais qu'il évoque régulièrement le sujet parce que "cela l'amuse" et que cela "rend les gens fous."
La directrice de cabinet critique par ailleurs la ministre de la Justice Pam Bondi sur la gestion de l'affaire Jeffrey Epstein, criminel sexuel dont Donald Trump a été proche dans le passé.
"Elle a fait totalement fausse route en jugeant que cela n'intéressait qu'un groupe très ciblé de personnes", alors que de nombreux partisans du président républicain réclament plus de transparence sur ce dossier, juge Susie Wiles.
Interrogée sur le revirement politique du vice-président JD Vance, passé de critique à partisan de Donald Trump, elle estime que "sa conversion était un peu plus politicienne" que celle du chef de la diplomatie Marco Rubio, qui selon elle s'est véritablement rallié par conviction au président américain.
Susie Wiles décrit aussi le vice-président comme un adepte de théories du complot.
JD Vance et Marco Rubio sont souvent présentés comme des rivaux dans la course à la succession de Donald Trump.
Selon Vanity Fair, qui lui a également parlé, le chef de la diplomatie a toutefois exclu de faire concurrence au vice-président pour la présidentielle de 2028: "Si JD Vance se présente pour être président, il sera notre candidat et je serai l'un des premiers à le soutenir."
R.Lee--AT