-
Merz insiste sur l'autonomie européenne vis-à-vis des Etats-Unis
-
Duplomb revient avec un nouveau texte de loi pro-pesticides
-
Affaire Epstein : après Andrew, la chute de Peter Mandelson
-
Impôts, dépenses, déficit: qu'y a-t-il dans le budget de l'Etat pour 2026 ?
-
Le budget enfin adopté, Lecornu veut passer à autre chose
-
Affaire Epstein: Jack Lang "assume" ses liens passés sur fond de révélations financières
-
Agriculture: le sénateur Duplomb dépose un nouveau texte pour réintroduire des pesticides interdits
-
Trump annonce un "accord commercial" avec l'Inde
-
Dany Boon va tourner sa première série avec Netflix, "Johnny Biloute"
-
Liban: de nouvelles frappes israéliennes font un mort
-
Affaire Epstein : après Andrew, la descente aux enfers de Peter Mandelson
-
Le Chili officialise la candidature de Michelle Bachelet comme secrétaire générale de l'ONU
-
La Bourse de Paris gagnée par l'optimisme
-
Premier rendez-vous judiciaire en février pour Judith Godrèche, attaquée en diffamation par Doillon
-
"Bercy a eu notre scalp": les salariés dénoncent "la fin" de 60 Millions de consommateurs
-
L'Iran se prépare à des pourparlers sur le nucléaire avec Washington
-
Les difficultés financières offrent à l'OMS l'occasion de se recentrer, selon son chef
-
Collision en mer du Nord: le capitaine russe du porte-conteneurs reconnu coupable d'homicide involontaire
-
A Gaza, la mer comme échappatoire pour les nageurs
-
Incertitude au Congrès américain sur la fin de la paralysie budgétaire
-
Wall Street optimiste avant une nouvelle vague de résultats
-
Meublés touristiques à Marseille: deux multipropriétaires condamnés à de lourdes amendes
-
Allemagne: les transports en commun bloqués après un appel à la grève
-
Ukraine: le Kremlin confirme des pourparlers à Abou Dhabi mercredi et jeudi
-
Syrie: les forces gouvernementales entrent dans la zone sous contrôle kurde
-
XV de France: hésitations à l'avant, certitudes à l'arrière pour entamer le Tournoi contre l'Irlande
-
Norvège : le fils de la princesse Mette-Marit de nouveau arrêté pour de nouveaux faits
-
La France lance ses premiers flotteurs plongeant au fond des océans
-
Quand Sarah Ferguson, l'ex-épouse d'Andrew, s'adressait à Epstein comme à un "frère"
-
Le président iranien "ordonne" des pourparlers sur le nucléaire avec les Etats-Unis
-
Interrogée sur Glucksmann, Léa Salamé défend son travail de "femme libre" devant les députés
-
JO-2026: à Milan et Cortina, les Jeux du retour
-
L'Urssaf réclame 1,7 milliard d'euros à Uber, révèle la Revue21
-
Avec MaPrimeRénov' à la peine, d'autres aides à la rénovation ont le vent en poupe
-
Philippines: deux nouvelles plaintes en destitution déposées contre la vice-présidente Sara Duterte
-
A Minneapolis, la tech au centre de la bataille autour de l'immigration
-
Kendrick Lamar, le triomphe d'un rap populaire et conscient
-
Costa Rica: large victoire de la candidate de droite Laura Fernandez à la présidentielle
-
La Bourse de Paris tient bon face à la déroute des métaux précieux
-
Turquie: les nerfs à vif des Iraniennes de Van
-
De nouvelles personnalités éclaboussées par les documents Epstein
-
La frontière avec l'Egypte rouvre au compte-gouttes pour les Palestiniens de Gaza
-
A Minneapolis, les parents immigrés redoutent d'être séparés de leurs enfants
-
Australie: Snapchat a bloqué 415.000 utilisateurs de moins de 16 ans en deux mois
-
NBA: les Knicks enchaînent contre les Lakers, Wembanyama décisif face à Orlando
-
Le Japon dit avoir trouvé des terres rares dans des sédiments extraits lors d'une mission en eaux profondes
-
Venezuela: "1675 jours" de prison "trop de douleur pour un être humain", dit l'activiste Tarazona libéré
-
Les Palestiniens de Gaza dans l'attente de la réouverture du passage de Rafah
-
Grammy Awards: Bad Bunny, la voix latino qui a conquis la pop mondiale
-
Bad Bunny couronné lors des 68e Grammy Awards, plaidoyer contre la politique migratoire de Trump
Vincent Lindon, la fragilité de l'homme en colère récompensée à Venise
Visage incontournable du 7e art français et incarnation cinématographique d'un homme en colère aux failles manifestes, Vincent Lindon a reçu samedi le prix d'interprétation masculine à la Mostra de Venise pour son rôle dans "Jouer avec le feu".
Il y incarne un père confronté à la dérive de l'un de ses fils vers l'extrême droite violente. "L'amour du père pour ses fils, l'amour des fils pour leur père, comment on vit avec cette idée qu'on a mis au monde un enfant qui, à un moment, s'affranchit et pas toujours de la manière dont on a envie, c'est le sujet qui m'a le plus passionné" dans ce long-métrage, a expliqué l'acteur français à l'AFP sur le Lido.
"Evidemment, c'est intéressant de faire un film où il y a une trame sociale, un sujet sociétal qui prend une importance folle aujourd'hui. Et si on peut participer d'une manière ou d'une autre à l'éveil ou, en tout cas, au questionnement des gens, c'est très intéressant pour un acteur."
Cette veine humaine et sociale, Lindon la suit notamment avec son réalisateur fétiche, Stéphane Brizé. Leur collaboration a été récompensée par un prix d'interprétation masculine à Cannes et un César du meilleur acteur pour "La loi du marché" (2015).
Dans ce film cinglant sur la brutalité du monde du travail, il était Thierry, un chômeur de longue durée, père d'un enfant handicapé, allant d'entretiens d'embauche humiliants en stages inutiles.
Sont venus ensuite "En Guerre" (2018), où il campait un représentant syndical. "Je n'ai pas le monopole de la révolte mais si je peux aider...", disait-il alors à l'AFP. Mais aussi "Un autre monde" (2021), où il incarnait un cadre pris dans l'étau du capitalisme.
- "Monsieur Tout le monde" -
L'acteur de 65 ans dit "vibrer dès qu'il peut incarner Monsieur Tout le monde".
Se glissant avec la même aisance dans la peau d'un brave type ou d'un voyou, il est doté d'un caractère impétueux et inquiet. Secoué de tics hors caméra, il donne l'impression d'entrer dans ses personnages avec un grand naturel.
Sa filmographie navigue entre œuvres à résonance sociale, polars, comédies ou films d'auteurs. Il a été dirigé par Claude Lelouch, Diane Kurys, Claire Denis, Benoît Jacquot, Pierre Jolivet, Coline Serreau ou Alain Cavalier, devenu un proche.
"Le confort m'angoisse... J'ai choisi l'intranquillité", a-t-il à Télérama.
Né le 15 juillet 1959 à Boulogne-Billancourt, Vincent Lindon est le fils d'un industriel et neveu de l'éditeur des éditions de Minuit Jérôme Lindon. Il débute dans le métier comme aide-costumier pour "Mon oncle d'Amérique" d'Alain Resnais puis comme régisseur d'un spectacle de Coluche.
Après le cours Florent, il joue son premier rôle dans "Le Faucon" de Paul Boujenah, en 1983, mais sa première apparition marquante date de "37°2 le matin" de Jean-Jacques Beineix, deux ans plus tard.
- Veine sociale -
On le voit ensuite dans "Quelques jours avec moi" de Claude Sautet, "Un homme amoureux" de Diane Kurys, avec qui il tournera aussi "La Baule-les-Pins", ou dans "La crise" de Coline Serreau, qui le dirigera également dans "Chaos".
Une romance avec Caroline de Monaco le propulse au début des années 1990 à la Une de la presse people. A cette époque, les "à-côtés" du cinéma semblent l'attirer. Il sera proche de Claude Chirac, la fille du président Jacques Chirac, pendant des années.
Puis c'est "L'irrésolu" avec Sandrine Kiberlain, qu'il épousera et avec qui il aura une fille, Suzanne, devenue actrice et réalisatrice ("Seize printemps", à Cannes en 2020). Le couple est aujourd'hui divorcé.
Pudique et secret sur sa vie, l'acteur, également père d'un fils, tournera en forme de clin d'oeil dans "Paparazzi" d'Alain Berbérian. Plus récemment, il a livré une caricature d'acteur égotique dans "Le deuxième acte" de Quentin Dupieux.
Il tourne dans les années 2000 dans "Welcome" où il incarne un maître-nageur qui prend sous son aile un jeune réfugié kurde, à Calais. Le film est signé Philippe Lioret, qui le dirige à nouveau dans "Toutes nos envies", sur la question du surendettement, autre sujet sociétal auquel il est sensible.
"Comme disait mon père, si tu ne fais changer d'avis personne, si tu n'aides personne, ton passage sur terre n'aura eu aucun intérêt", résume le comédien.
Ch.P.Lewis--AT