-
Champions Cup: en patron, Bordeaux-Bègles écarte Bath retourne en finale
-
Tennis: le N.1 mondial Jannik Sinner remporte à Madrid un 5e Masters 1000 consécutif
-
Cyclisme: Pogacar gagne son premier Tour de Romandie, quadruplé à la clé
-
Le Teknival de Bourges se vide, le gouvernement veut "mieux réprimer" ces "rassemblement illégaux"
-
Dans le sud du Liban, un mort et huit blessés dans des frappes israéliennes (ministère)
-
Challenge : Montpellier dompte Newport et accède à la finale
-
Tour d'Espagne femmes: Noemi Ruegg remporte la 1re étape, Ferrand-Prévot dans le coup
-
Pétrole: L'Opep+ maintient le cap, sans commenter le départ des Emirats arabes unis
-
Premiers départs à la free party près de Bourges, Laurent Nuñez sur place
-
L'Iran met les Etats-Unis au défi de choisir entre un "mauvais accord" ou une opération militaire "impossible"
-
Un décret autorise le démantelement de l'ancienne centrale nucléaire de Fessenheim
-
"Flottille pour Gaza": deux militants devant la justice israélienne
-
Bangkok, paradis de la street food, donne un coup de balai parmi les vendeurs de rue
-
En Inde, ce festival qui offre un moment de liberté à la communauté transgenre
-
Le boom des véhicules électriques protège le Népal de la crise énergétique
-
Un ex-soldat devenu ostréiculteur, nouvelle figure d'une gauche américaine en quête d'authenticité
-
Les Etats-Unis à six mois d'élections de mi-mandat cruciales pour Trump
-
Moyen-Orient: en Allemagne, une industrie des engrais sans profit et des agriculteurs inquiets
-
Pétrole: une première décision de l'Opep+ sans les Emirats arabes unis
-
Troisième jour de free party géante près de Bourges, Laurent Nuñez attendu sur place
-
Ligue 1: Cette fois, l'OM coule à pic
-
Champions Cup: Bordeaux-Bègles, le rebond ou la noyade face à Bath
-
GP de Miami: Antonelli partira devant, Verstappen mènera la chasse
-
Play-offs NBA: Embiid et les 76ers triomphent des Celtics, renversés au 1er tour
-
Rio en mode Shakira: concert géant de la star latine sur la plage de Copacabana
-
Australie: un homme inculpé pour le meurtre d'une fillette aborigène
-
Washington va retirer 5.000 soldats d'Allemagne, Trump en annonce "bien davantage"
-
Ligue 1: Lens, rattrapé par Nice, voit les espoirs de titre s'éloigner
-
Le secteur aérien se mobilise après l'arrêt immédiat de la compagnie américaine Spirit Airlines
-
Free party sur un terrain militaire: 20.000 à 40.000 participants, un obus retrouvé en bordure du site
-
F1: McLaren met fin à l'invincibilité de Mercedes
-
Champions Cup: malgré une balle de match, Toulon échoue aux portes de la finale au Leinster
-
F1: Norris (McLaren) remporte la course sprint à Miami
-
Ligue 1: le PSG accroché par Lorient avant de retrouver le Bayern
-
Tennis: Kostyuk domine Andreeva et remporte son premier WTA 1000 à Madrid
-
Tennis: l'Ukrainienne Marta Kostyuk remporte le WTA 1000 de Madrid
-
Champions Cup - Courageux mais trop brouillon, Toulon échoue aux portes de la finale au Leinster
-
Allemagne: le Bayern arrache le nul à domicile avant le PSG
-
Ligue des champions féminine: Brand envoie OL Lyonnes en finale
-
Boxe: Inoue bat Nakatani aux points et reste invaincu
-
Ligue 1: Marseille sombre à Nantes, qui s'offre un peu d'espoir
-
Tour de Romandie: en jaune et en solitaire, Pogacar gagne l'étape reine
-
Allemagne: baisse des prix des carburants moins forte qu'attendu après le rabais fiscal
-
Le président taïwanais en Eswatini après un premier report dû à une "pression intense" de Pékin
-
Tour d'Espagne femmes: l'Angliru se dresse devant Ferrand-Prévot
-
TotalEnergies: taxation des surprofits si le plafonnement des prix n'est pas suffisant (Le Pen)
-
Chine: 24,8 millions de voyageurs ont pris le train le 1er mai, un record
-
Alex Zanardi, les multiples vies d'un sportif adulé de l'Italie
-
Retrait annoncé d'environ 5.000 soldats américains d'Allemagne, Berlin prend acte
-
La Première ministre du Japon veut une région Asie-Pacifique "libre et ouverte"
Argentine: aux pieds de Taylor Swift, "bracelets d'amitié" et consignes de vote
Elles ont accouru de toute l'Amérique latine, places réservées, voire physiquement occupées, depuis des mois. Et pour les fans argentines, le concert de Taylor Swift jeudi soir à Buenos Aires est l'occasion d'échapper à un contexte électoral pesant, voire d'y porter un message contre un présidentiable perçu comme "machiste".
Les pionnières, les héroïnes, campaient sur place depuis cinq mois, tours de garde organisés avec tableau Excel et repas livrés sur place pour avoir le privilège d'être au pied de la scène au jour J. Des milliers d'autres ont "juste" attendu une quinzaine d'heures depuis la nuit de mercredi.
Au stade Monumental de Buenos Aires (80.000 places), la mégastar américaine de 33 ans donnait jeudi le premier de trois concerts du "Eras Tour", tournée mondiale lancée aux Etats-Unis en mars, et qui prendra fin en décembre 2024 au Canada.
Mais en Argentine, pour sa première venue dans le pays, Taylor Swift a été rattrapée par la politique, à dix jours d'un second tour d'élection présidentielle indécis, entre un ministre de l'Economie, Sergio Massa (centre), et un ultralibéral "antisystème", Javier Milei, souvent comparé à Donald Trump pour lequel il exprima son admiration.
"Les Swifties (fans de Swift, NDLR) ne votent pas Milei!" lance une pancarte (rose) que Miriam Monllau prend en photo dans la file d'attente ultra-majoritairement féminine. Ambiance paillettes, sequins, chapeaux country, looks évoquant les différentes "époques" de la star.
- Le "bon côté de l'histoire" -
Pour Miriam, 31 ans, employée dans le secteur du marketing numérique, aucun doute: "Les idées de Taylor vont à l'encontre de ce que serait Milei (...) je vois un parallèle assez fort entre lui et Trump", assure-t-elle à l'AFP. "Or elle est contre Trump, contre tout ce qu'il représente, un être machiste, patriarcal".
Car à vrai dire, c'est Taylor Swift qui a rattrapé la politique, davantage que l'inverse. Le déclic, pour nombre de fans approchées par l'AFP, c'est le documentaire "Miss Americana" (2020), dans lequel après avoir longtemps refusé de parler politique, la star se livrait et disait ressentir désormais "le besoin d'être du bon côté de l'histoire".
Dans la foulée, elle s'engageait en faveur des candidats Joe Biden et Kamala Harris pour la présidentielle, affirmant qu'ils aideraient l'Amérique à "commencer à guérir", après le mandat de M. Trump.
Dans le sillage de la "nouvelle" Taylor, des fans argentins ont récemment rebondi, créant en octobre un compte sur X (ex-Twitter) du nom de "SwiftiesContraLLA" (Swifties contre La Libertad Avanza, le parti de Javier Milei).
Le compte, qui en quelques semaines avait réuni quelque 3.600 fans, appelait à "ne PAS voter Milei" le 19 novembre, face au "danger qu'il représente, principalement pour les femmes et la diversité". Il a depuis été suspendu.
"Taylor est du côté de la diversité, des femmes. Et Milei a cette façon, disons dominante, de s'exprimer, il va directement au clash, et Taylor se prononce contre ça dans son documentaire", explique Sofia Ranui, étudiante de 21 ans.
- "Une chanson pour tout" -
Cependant, on ne vient pas voir Taylor Swift pour ses idées politiques mais parce "qu'elle représente tout pour nous. Que tu sois triste ou heureux, que tu aies perdu quelqu'un, ou rencontré quelqu'un, elle a une chanson pour tout", s'émerveille Milena Nuñez, 23 ans, arrivée d'Uruguay.
Julieta Zavala, 24 ans, une des "campeuses" de la première heure (depuis le 31 mai) au sein d'un groupe organisé de 30 personnes, ne veut pas entendre parler de politique.
"Hors sujet, rien à voir ici", sourit-elle à l'AFP tout en confectionnant des "bracelets d'amitié", petit bijou fantaisie à thème, inspiré des chansons de son idole et devenu objet-culte des "Swifties" dans le monde. "C'est pas comme si on était toutes contre Milei. Chacune votera pour lui, ou pas", affirme-t-elle.
Et puis après tout, le vote est dans dix jours "et ce soir c'est le moment de dire: on se fait des petits bracelets, on se fait belles, on s'habille en rose, on se retrouve", raisonne Sofia. Parce que dans trois jours (de concert) "c'est fini, le nuage qui pèse toujours au-dessus des Argentins va revenir. Là, c'est notre passion folle, c'est un petit nid douillet, une échappatoire."
R.Lee--AT