-
Bangkok, paradis de la street food, donne un coup de balai parmi les vendeurs de rue
-
En Inde, ce festival qui offre un moment de liberté à la communauté transgenre
-
Le boom des véhicules électriques protège le Népal de la crise énergétique
-
Un ex-soldat devenu ostréiculteur, nouvelle figure d'une gauche américaine en quête d'authenticité
-
Les Etats-Unis à six mois d'élections de mi-mandat cruciales pour Trump
-
Moyen-Orient: en Allemagne, une industrie des engrais sans profit et des agriculteurs inquiets
-
Pétrole: une première décision de l'Opep+ sans les Emirats arabes unis
-
Troisième jour de free party géante près de Bourges, Laurent Nuñez attendu sur place
-
Ligue 1: Cette fois, l'OM coule à pic
-
Champions Cup: Bordeaux-Bègles, le rebond ou la noyade face à Bath
-
GP de Miami: Antonelli partira devant, Verstappen mènera la chasse
-
Play-offs NBA: Embiid et les 76ers triomphent des Celtics, renversés au 1er tour
-
Rio en mode Shakira: concert géant de la star latine sur la plage de Copacabana
-
Australie: un homme inculpé pour le meurtre d'une fillette aborigène
-
Washington va retirer 5.000 soldats d'Allemagne, Trump en annonce "bien davantage"
-
Ligue 1: Lens, rattrapé par Nice, voit les espoirs de titre s'éloigner
-
Le secteur aérien se mobilise après l'arrêt immédiat de la compagnie américaine Spirit Airlines
-
Free party sur un terrain militaire: 20.000 à 40.000 participants, un obus retrouvé en bordure du site
-
F1: McLaren met fin à l'invincibilité de Mercedes
-
Champions Cup: malgré une balle de match, Toulon échoue aux portes de la finale au Leinster
-
F1: Norris (McLaren) remporte la course sprint à Miami
-
Ligue 1: le PSG accroché par Lorient avant de retrouver le Bayern
-
Tennis: Kostyuk domine Andreeva et remporte son premier WTA 1000 à Madrid
-
Tennis: l'Ukrainienne Marta Kostyuk remporte le WTA 1000 de Madrid
-
Champions Cup - Courageux mais trop brouillon, Toulon échoue aux portes de la finale au Leinster
-
Allemagne: le Bayern arrache le nul à domicile avant le PSG
-
Ligue des champions féminine: Brand envoie OL Lyonnes en finale
-
Boxe: Inoue bat Nakatani aux points et reste invaincu
-
Ligue 1: Marseille sombre à Nantes, qui s'offre un peu d'espoir
-
Tour de Romandie: en jaune et en solitaire, Pogacar gagne l'étape reine
-
Allemagne: baisse des prix des carburants moins forte qu'attendu après le rabais fiscal
-
Le président taïwanais en Eswatini après un premier report dû à une "pression intense" de Pékin
-
Tour d'Espagne femmes: l'Angliru se dresse devant Ferrand-Prévot
-
TotalEnergies: taxation des surprofits si le plafonnement des prix n'est pas suffisant (Le Pen)
-
Chine: 24,8 millions de voyageurs ont pris le train le 1er mai, un record
-
Alex Zanardi, les multiples vies d'un sportif adulé de l'Italie
-
Retrait annoncé d'environ 5.000 soldats américains d'Allemagne, Berlin prend acte
-
La Première ministre du Japon veut une région Asie-Pacifique "libre et ouverte"
-
La compagnie américaine Spirit Airlines annule tous ses vols et stoppe son activité
-
Après son remorquage d'Allemagne, une baleine à bosse relâchée en Mer du Nord
-
Rio en mode "Waka Waka" pour le concert géant de Shakira
-
L'indemnité carburant pour les "travailleurs modestes grands rouleurs" publiée au JO
-
La première "librairie sans livres", centrée sur l'audio, ouvre à New York
-
A New York, le réveil d'un alcool iranien banni et rebelle
-
Linh sort du silence, deux mois après une extinction de voix en plein concert
-
Menacés par le changement climatique, les campings cherchent à s’adapter
-
L'organisation des vacances d'été chamboulée par les prix à la pompe
-
Un responsable iranien juge "probable" une reprise de la guerre avec les Etats-Unis
-
Athlétisme: les Relais mondiaux au Botswana, terre d'or et de diamants du sprint
-
Ligue des champions féminine: Lyon en quête de réaction face à Arsenal
Dans l'Arctique suédois, le déménagement compliqué d'une ville minière de 18.000 habitants
A chaque fois qu'il vante le déménagement pharaonique du centre de sa ville dans l'Arctique suédois, le maire de Kiruna Gunnar Selberg se fait sermonner par une citoyenne très insatisfaite: sa femme.
"Je lui dis: +tu imagines? On fait partie de cette histoire, on construit une nouvelle ville pendant que l'ancienne est détruite+", explique-t-il à l'AFP en montrant une grande maquette des travaux de reconstruction de sa ville.
"Et elle se met en colère contre moi, elle est déçue. Elle trouve que c'est triste, elle ne veut plus voir la vieille ville, ça lui fait du mal...", raconte l'édile dans le grand hall splendide de sa nouvelle mairie.
Comme le premier couple de cette cité jouxtant la plus grande mine souterraine d'Europe, l'abandon en cours du vieux centre-ville pour permettre de continuer à creuser toujours plus profond dans son immense filon de fer divise les 18.000 habitants.
La cité, fondée à l'aube du XXe siècle en même temps que la compagnie minière LKAB pour exploiter un immense gisement ferrugineux situé à 200 km au nord du cercle polaire arctique, vient d'inaugurer en septembre son nouveau centre-ville, à un peu plus de trois kilomètres de l'ancien.
Avec l'affaiblissement du sous-sol, les vieux quartiers risquaient tout simplement l'effondrement sous les mouvements du terrain.
Voilà 15 ans qu'ont débuté les premiers travaux du "déménagement", dont la facture estimée à 3 milliards d'euros est en partie réglée par LKAB. Selon les dernières estimations, le chantier va encore durer 20 à 30 ans, peut-être le double si la mine obtient l'autorisation de descendre encore plus bas.
- Au milieu du gué -
La nouvelle mairie, superbe écrin circulaire signé de l'architecte danois Henning Larsen, avait été le premier bâtiment à être inauguré, en 2018. L'horloge de fer qui trônait dans la vieille ville a été symboliquement installée devant l'entrée.
La haute tour d'un hôtel moderne lui fait désormais face, ainsi qu'une grande galerie marchande. Un peu plus loin, des grues s'activent sur le chantier de la piscine.
Mais beaucoup, y compris le maire, reconnaissent que la greffe est difficile à prendre.
"Les gens ont tendance à penser +c'est fantastique!+, +c'est un projet tellement énorme+. L'opérateur (de la mine) LKAB vend toujours une image positive, où tout le monde est content. Mais ce n'est pas le cas de tout le monde", reconnaît M. Selberg.
"Là, on est au milieu du gué", décrit-il, avec une ville coupée en deux entre ce qui n'a pas encore fermé et ce qui vient d'ouvrir. "Les gens continuent à vouloir aller au restaurant ou à sortir dans la vieille ville, et en même temps les boutiques ouvrent ici".
Des immeubles entiers du vieux centre-ville, vidés de leurs occupants et de leurs boutiques, sont désormais entourés de grandes palissades bleues pour en bloquer l'accès, avant leur prochaine démolition.
A l'heure actuelle, 6.000 personnes sont concernées, mais davantage si LKAB obtient de creuser encore plus. La compagnie vient également d'annoncer la découverte de ce qui serait le plus grand gisement de terres rares d'Europe, juste au nord de la cité.
Le temps presse pour Kiruna: la plus grande école de la ville, dont les nouveaux locaux ne sont pas encore prêts, fait face à de grosses lézardes dues à l'affaissement du sol.
A la mairie, on s'inquiète que l'hôpital actuel devienne inutilisable avant que le nouveau ne voit le jour, dans plusieurs années.
Les plus belles maisons historiques ont été ou vont être transportées, entières sur des convois spéciaux. La superbe église de bois rouge, fierté de Kiruna, doit prendre le même chemin en 2026.
Dans sa boutique - la plus vieille de la ville, fondée en 1907 - Mari-Louise Olsson n'a elle vraiment pas envie de bouger.
- Rues fantômes -
L'incontournable LKAB, propriétaire des lieux, lui a accordé quelques mois de bail supplémentaire, à la condition qu'elle accepte le chèque d'indemnisation - environ 65.000 euros - et l'emplacement dans une nouvelle boutique moderne dans le nouveau centre-ville.
"Je suis triste et déçue de tout ça", soupire la commerçante de 63 ans, qui vend des souvenirs et de l'artisanat local sami, le peuple autochtone de Laponie.
"La mine est essentielle, mais j'aimerais qu'il y ait plus de considération pour les autres entreprises. C'est à cause de la mine que nous ne pouvons pas rester ici des années encore", dit-elle à l'AFP, pendant que sa fille s'occupe des clients.
Le quartier de son enfance a été rasé l'an dernier, et sa boutique est une des dernières encore ouvertes dans un vieux centre-ville de plus en plus fantôme.
"Qui peut mettre un prix sur une histoire individuelle? Ca ne peut jamais être compensé avec de l'argent. Et c'est aussi le sentiment que nous avons, dans ce magasin, que personne ne se soucie de cette histoire, alors qu'elle existe", souligne-t-elle.
W.Nelson--AT