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RN: Attal accuse l'extrême-droite d'"attaquer nos juges, attaquer nos institutions"
"Gardons intact cet attachement à la moralisation de la vie politique et à nos institutions au moment où elles sont contestées par l'extrême droite qui se réunit aujourd'hui pour attaquer nos juges, attaquer nos institutions. (...) Nous, ici, nous ne disqualifierons jamais une décision de justice", a lancé M. Attal, en ouverture d'une table-ronde avec les principaux dirigeants du bloc central, dont le Premier ministre François Bayrou et Edouard Philippe.
M. Bayrou s'était pour sa part déjà exprimé sur le sujet dans un entretien au Parisien, où il estimait "ni sain ni souhaitable" d'organiser un rassemblement pour protester contre une décision de justice, "puisque nos institutions organisent à la fois la séparation des pouvoirs et la protection de la justice".
Du côté du RN, la déclaration de M. Attal a provoqué la réaction immédiate de Sébastien Chenu: "Quand on est membre d'un parti politique comme le sien, qui a soutenu des gouvernements dans lesquels il y a toute une palanquée de ministres empêtrés dans des affaires, on se fait petit", a répliqué le vice-président du parti d'extrême droite sur LCI.
"Gabriel Attal ose tout, c'est à ça qu'on le reconnaît", a également commenté Louis Aliot - lui aussi condamné dans le même procès que Mme Le Pen. Invité du Grand Jury RTL/M6/Le Figaro/Public Sénat, le maire RN de Perpignan a estimé que le jeune leader de Renaissance "joue une carte pour la présidentielle et (qu'il) est capable de tout".
M. Chenu avait réaffirmé sur LCI un peu plus tôt que le RN ne manifestait pas "contre les juges". "Nous respectons l'institution judiciaire. Nous condamnons d'ailleurs les pressions qui pourraient avoir lieu, les pressions ou les manœuvres qui peuvent avoir lieu contre les juges. On attend de la justice qu'elle soit indépendante, qu'elle soit impartiale", a-t-il dit, alors que le RN a lancé une pétition où il dénonce la "dictature des juges".
L.Adams--AT