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CNews mise en demeure par l'Arcom: "Une décision politique", selon Saada
CNews mise en demeure par l'Arcom: "Une décision politique", selon Saada / Photo: Anne-Christine POUJOULAT - AFP/Archives

CNews mise en demeure par l'Arcom: "Une décision politique", selon Saada

Le président du directoire du groupe Canal+, Maxime Saada, estime que la mise en demeure mi-juin de la chaine d'infos CNews, sommée par l'Arcom de respecter davantage la diversité d'opinions sur son antenne, est "une décision politique", dans une tribune publiée mercredi sur le site du Figaro.

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"La toute dernière mise en demeure de CNews, rendue il y a quelques jours par l’Arcom, vient d’ouvrir une brèche dans laquelle tout le paysage audiovisuel français risque de s’engouffrer", écrit-il.

"Ceci n’est pas une décision de régulation. C’est une décision politique. Et elle poursuit un seul objectif: faire taire, puis faire disparaître, une chaîne que des millions de Français choisissent librement chaque jour", a-t-il poursuivi.

Le régulateur de l'audiovisuel, qui répondait à une saisine de l'organisation Reporters sans frontières (RSF) en janvier, a mis en demeure la chaîne d'infos dans le giron de Vincent Bolloré de mieux respecter la diversité "des courants de pensée et d'opinion", sous peine d'ouvrir la voie à des sanctions, notamment financières.

"Soyons lucides sur la suite. Après la mise en demeure viendront les sanctions financières. Puis la menace de la fermeture de la chaîne puisque la chaîne ne saura se conformer à une exigence impressionniste et imprévisible", affirme le patron de Canal+.

Selon lui, "ce n’est pas une hypothèse: c’est une trajectoire évidente. Nous ne la connaissons (hélas) que trop bien pour avoir vécu la fermeture de C8".

"Une autorité qui se fait juge de l’équilibre de la critique ne protège pas le pluralisme, elle l’appauvrit", regrette-t-il.

Les médias dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré (CNews, JDD, JDNews, Europe 1) ont été pointés du doigt ces dernières semaines, jusqu'au quai d'Orsay, pour la place accordée à la chroniqueuse russe Xenia Fedorova, accusée de relayer la propagande du Kremlin. Les dirigeants de ces médias ont fait bloc pour la défendre, en mettant en avant la liberté d'expression.

L'Arcom a récemment annoncé qu'elle allait se doter à la rentrée d'une "veille" sur le respect du pluralisme sur les quatre chaînes info de la TNT (BFMTV, CNews, LCI, franceinfo), avec la campagne présidentielle de 2027 en ligne de mire.

A.Taylor--AT