-
Jeremstar jugé à Nîmes pour avoir fait irruption dans une corrida
-
Isabelle Adjani soupçonnée de fraude fiscale: de 18 à 24 mois de prison avec sursis requis en appel
-
Journalistes tués au Liban: des experts de l'ONU veulent une enquête internationale
-
L'Iran réplique à Trump et promet des attaques "dévastatrices"
-
Moyen-Orient: Trump hausse le ton, Wall Street accuse le coup
-
Mondial-2026: le président de la Fédération italienne de football a démissionné (communiqué)
-
Pour Xavier Niel, la commission sur l'audiovisuel public est un "cirque"
-
Le baril de pétrole américain s'envole de plus de 10%, attisé par le ton offensif de Trump
-
Vives tensions Mauritanie-Mali après la multiplication d'incidents à la frontière
-
Loi Duplomb 2: Larcher et Duplomb réclament son insertion dans la future loi agricole
-
Exposition au cadmium: les sénateurs PS demandent une commission d'enquête
-
Pas "élégant", "irréaliste", "ça parle trop": Macron répond aux critiques de Trump
-
Londres évoque "l'urgente nécessité" de rouvrir le détroit d'Ormuz
-
Comment TotalEnergies a profité du chaos pétrolier au Moyen-Orient
-
Le Club Med va créer une quarantaine de nouveaux villages d'ici 10 ans
-
"Inélégant", "irréaliste", "ça parle trop": Macron répond aux critiques de Trump
-
Fermer CNews, comme le demande le maire de Saint-Denis? Pas si simple
-
La CEDH valide de lourdes amendes infligées à l'ex-chaîne C8
-
L'Iran n'a pas relancé l'enrichissement nucléaire, affirme à l'AFP son ambassadeur auprès de l'AIEA dénonçant "un gros mensonge"
-
Le gouvernement français annonce la relance des appels d’offres pour les énergies éoliennes et photovoltaïques
-
Peine de mort en Israël: huit pays musulmans dénoncent une "escalade dangereuse"
-
Carburants: "Pas de pénurie" en France, assure le gouvernement
-
Le président français Macron en Corée du Sud pour une visite d'Etat
-
Les opérations américano-israéliennes "cause première" du blocage d'Ormuz, selon Pékin
-
Champions Cup: Julien Dumora et sa nouvelle vie d'entraîneur à Castres
-
Interdiction des réseaux sociaux aux enfants: l'Indonésie met en demeure une deuxième fois Google et Meta (ministère)
-
Un mois plus tard, Trump tente de justifier la guerre auprès d'Américains mécontents
-
PMA: le diagnostic pré-implantatoire, un débat toujours vif en France
-
La Bourse de Paris repart dans le rouge après le discours de Trump
-
Chemsex: un psychiatre alerte sur le coût psychique de la "sexualité augmentée"
-
En Arménie, la thérapie par le sel, menacée, au coeur d'un débat sur les soins alternatifs
-
Moyen-Orient: les marchés financiers déçus par l'allocution de Donald Trump
-
Mondial-2026: opération dernière chance pour les supporters sans billet
-
Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon
-
Un cabinet d'avocats s'attaque aux tarifs des péages d'autoroutes
-
Ukraine: face à l'impérialisme russe, une riposte death metal
-
Indonésie: au moins un mort dans un puissant séisme en mer des Moluques
-
Les interventions contre les nuisibles en hausse, la filière demande une approche préventive
-
Arnaud Rousseau, grand cultivateur et candidat unique pour présider la FNSEA
-
NBA: Wembanyama marque encore 41 points
-
Nouvelle-Calédonie: la réforme constitutionnelle vers un rejet à l'Assemblée
-
Au moins un mort en Indonésie dans un puissant séisme en mer des Moluques
-
Les Etats-Unis "proches de remplir" leurs objectifs en Iran, affirme Trump
-
Quatre astronautes sont partis vers la Lune pour la première fois depuis un demi-siècle
-
"Un proie idéale": Isabelle Adjani se défend en appel d'avoir cherché à frauder le fisc
-
Une grenouille marsupiale inconnue découverte au Pérou
-
Quatre jeunes écroués à Paris après l'attentat déjoué visant Bank of America, imputable à un groupuscule pro-iranien
-
Les astronautes en place à quelques heures du lancement de la mission lunaire Artémis 2
-
Wall Street termine en hausse, espère une fin du conflit au Moyen-Orient
-
La Banque mondiale s'inquiète des conséquences économiques de la guerre en Iran
En Syrie, les rebelles nomment un de leurs chefs pour diriger la transition
Les rebelles islamistes syriens ont annoncé mardi la nomination d'un de leurs responsables, Mohammad al-Bachir, pour diriger le gouvernement transitoire, deux jours après avoir renversé le pouvoir de Bachar al-Assad lors d'une offensive spectaculaire.
Pendant ce temps, à Damas où les rebelles sont entrés dimanche après la fuite de M. Assad, la vie reprend son cours avec la réouverture des commerces. Mais pour beaucoup de Syriens, la priorité reste la quête de proches disparus happés par des décennies de féroce répression.
Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a exhorté tous les pays à soutenir un processus politique "inclusif" en Syrie, ajoutant que les Etats-Unis "reconnaîtront et soutiendront pleinement le futur gouvernement syrien issu de ce processus".
Avant la nomination de M. Bachir, l'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Geir Pedersen, a indiqué que le groupe islamiste radical Hayat Tahrir al-Sham (HTS), à la tête de la coalition rebelle, "et les autres groupes armés ont envoyé un message positif au peuple syrien". "Le test le plus important" sera la mise en oeuvre de la transition, a-t-il dit.
M. Pedersen a dit être contact avec HTS (ex-branche syrienne d'Al-Qaïda) qui affirme avoir rompu avec le jihadisme, sans réellement convaincre les pays occidentaux, dont les Etats-Unis, qui le classent terroriste.
"Le commandement général nous a confié la tâche de diriger le gouvernement transitoire jusqu'au 1er mars", a indiqué un communiqué de M. Bachir, relayé par la télévision qui l'a présenté comme "le nouveau Premier ministre".
Lundi, le chef de HTS, Abou Mohammad al-Jolani s'est entretenu à Damas avec l'ex-Premier ministre Mohammed al-Jalali de la "transition", à laquelle le Parlement et le parti Baas du président déchu ont apporté leur soutien.
Né en 1983 dans la province d'Idleb (nord-ouest) et diplômé en génie électrique et droit islamique et civil selon sa biographie, M. Bachir a travaillé pour la compagnie nationale de gaz avant de diriger l'administration rebelle à Idleb ces dernières années.
Le Qatar a annoncé avoir établi un "premier canal de communication avec HTS", qui a dirigé l'offensive rebelle éclair lancée le 27 novembre à partir d'Idleb, bastion de HTS, contre le pouvoir.
- Opérations israéliennes -
Après des raids intenses en Syrie et des mouvements de troupes du voisin israélien intervenues depuis la chute de M. Assad, l'ONU a appelé Israël à y mettre fin.
Mais mardi, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a dit avoir ordonné à l'armée d'établir "une zone exempte d'armes et de menaces terroristes dans le sud de la Syrie, sans présence permanente". Il n'a pas précisé où exactement cette zone serait créée mais ajouté que le but était d'"empêcher que le terrorisme ne s'organise en Syrie".
Il a aussi confirmé une "opération de grande envergure" contre la flotte syrienne, alors qu'Israël a annoncé avoir détruit des dépôts d'"armes chimiques" en Syrie pour éviter leur prise par les insurgés.
La Turquie, qui soutient en Syrie des groupes armés rebelles, a pointé une "mentalité d'occupation" d'Israël.
- Fin des fouilles à Saydnaya -
Depuis le début du conflit en Syrie déclenché par la répression de manifestations prodémocratie en 2011, plus de 100.000 personnes ont péri dans les prisons syriennes, estimait en 2022 l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
Près de Damas, devant la sinistre prison de Saydnaya, les secouristes des Casques blancs ont dit avoir terminé leurs recherches "sans avoir trouvé de lieux secrets".
Des milliers de personnes s'étaient massées autour de la prison depuis sa libération dimanche par les rebelles, dans l'espoir de retrouver des proches disparus.
A la recherche de son fils, arrêté en 2013, Khouloud Amini, 53 ans, s'y est rendue en vain. Mais elle dit poursuivre sa quête.
Sleimane Kahwaji, un secouriste, est revenu à Saydnaya où il a été détenu "55 jours sous terre" en 2014 dans un cachot surpeuplé. Il dit avoir vu mourir deux compagnons d'infortune.
M. Jolani - Ahmed al-Chareh de son vrai nom - a promis de désigner, poursuivre et châtier les auteurs d'exactions et de demander leur remise aux pays "où ils se sont enfuis".
Selon des médias libanais, d'anciens dignitaires syriens se sont réfugiés à Beyrouth sous la protection du Hezbollah, un allié de M. Assad qui a fui en Russie selon les agences russes.
M. Jolani a précisé avoir "accordé l'amnistie" au personnel subalterne de l'armée et des forces de sécurité.
- "La peur a disparu" -
Mardi, l'OSDH a indiqué que 55 soldats syriens qui avaient pris la fuite pendant l'offensive des rebelles ont été exécutés par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) dans le désert du centre du pays.
Les commerces d'alimentation, marchés et pharmacies ont rouvert leurs portes à Damas, de nouveau sillonnée par voitures et piétons.
"La vie continue", se réjouit Lina al-Istaz, une fonctionnaire de 57 ans, pour qui depuis dimanche, "la peur a disparu".
Au moins 910 personnes, dont 138 civils, ont été tuées durant l'offensive rebelle éclair lancée le 27 novembre, selon l'OSDH, et "entre 800.000 à un million" de personnes déplacées, selon l'ONU.
O.Gutierrez--AT