-
Canicule: l'Europe centrale à la peine avec plus de 35°C
-
Hostilités en pause entre Téhéran et Washington, première rencontre irano-omanaise sur Ormuz
-
Le Danemark va hiérarchiser l'accès au réseau d'électricité, dépassé par les demandes
-
Canicule: 20.000 foyers restent privés d'électricité après les orages (Enedis)
-
La non-assurance automobile, un fléau qui perdure
-
La canicule impitoyable aussi pour les poissons d'eau douce
-
Violences sexuelles sur les enfants: l'Etat doit mettre fin à la "fabrique" des agresseurs, disent des psychiatres
-
British American Tobacco annonce 5.500 suppressions de postes dans le monde
-
Séismes au Venezuela: peu d'espoirs de retrouver des survivants, la grogne monte
-
Pékin annonce des restrictions d'exportation visant 20 entités japonaises
-
France Inter: Maïtena Biraben remplace Nagui et sa "bande originale" avec une nouvelle émission
-
Les frais supplémentaires de Ryanair annulés par la justice en Autriche
-
La Malaisie prolonge jusqu'en 2027 l'accord de recherche sur le vol MH370, disparu en 2014
-
La Corée du Sud annonce un plan colossal d'investissements dans l'IA
-
Le Pakistan dit avoir mené de nouvelles frappes dans l'est de l'Afghanistan
-
Séismes au Venezuela: déjà 1.450 morts, peu d'espoirs de retrouver des survivants
-
Les premiers congés de naissance démarrent: les parents se réjouissent, malgré quelques difficultés
-
Au Gabon, l'hostilité croissante du pouvoir envers les voix critiques
-
Pangolins, chimpanzés: le commerce illégal d'espèces sauvages prospère sur Facebook
-
Dans le Kordofan soudanais, une offensive paramilitaire se profile, la ville d'El-Obeid tremble
-
Coup de filet anticorruption en Irak, 47 responsables arrêtés
-
La princesse Kate gravit trois sommets en 24 heures pour une association d'aide aux malades du cancer
-
Mondial-2026: l'Allemagne, l'ombre d'un doute
-
Mondial: Pays-Bas contre Maroc, premier choc des 16e de finale
-
Wimbledon: Rybakina vise le trône de Sabalenka, Sinner veut lever les doutes
-
Volvic jugée coupable de "pratiques commerciales trompeuses"
-
Le Cap-Vert, îlot de tolérance pour une communauté LGBT+ de plus en plus ciblée en Afrique
-
Eau, loup, pesticides... Ce que contient le projet de loi d'urgence agricole
-
Turquie: des milliers de Kurdes demandent le libération du chef du PKK
-
Héros national et patrimoine: la Russie joue la carte du tourisme "patriotique"
-
Les Etats-Unis et l'Iran cessent les hostilités "pour le moment"
-
Pays-Bas-Maroc et Brésil-Japon, le Mondial-2026 à l'heure des premières affiches décisives
-
En route pour Downing Street, Andy Burnham va dévoiler sa potion de "choc" pour le Royaume-Uni
-
Gouvernance du sport et dérives du foot: un autre match s'ouvre à l'Assemblée
-
Loi d'urgence agricole: dissensions en vue au Sénat, le gouvernement s'inquiète
-
Loi contre l'ultra fast fashion: adoption définitive en vue au Parlement
-
Commerce: pour éviter une confrontation, l'UE et la Chine tentent le dialogue
-
Mondial-2026: Le Canada premier qualifié pour les huitièmes de finale
-
Mondial-2026: un but tardif d'Eustaquio envoie le Canada en 8e
-
Près de Nancy, onze morts dans le crash d'un avion lors d'un baptême de parachutisme
-
Séismes au Venezuela: 1.450 morts, 189 immeubles entièrement écroulés
-
Athlétisme: Werro accélère encore sur 800 m, victoire sans record pour Duplantis à Paris
-
Championnats de France de natation: Ndoye-Brouard et Wattel répondent présent
-
Mondial-2026: une pluie de buts et de records
-
F1: victorieux en Autriche, Russell refait (un peu) son retard sur Antonelli
-
Championnat de France de cyclisme: le sacre annoncé et "rêvé" de Romain Grégoire
-
Venezuela: un jeune garçon sauvé des décombres, quête d'autres survivants "à la seule force des bras"
-
MotoGP: Ogura enfin récompensé, nouveau triplé pour Aprilia
-
Mondial-2026: les Bleus dans leur bulle
-
Nouvelle-Calédonie: les loyalistes gagnent du terrain, mais sans majorité au Congrès
Sur des canaux de l'est de Londres, des femmes musulmanes s'évadent grâce aux sports nautiques
Dans l'un des quartiers les plus pauvres et les plus denses de Londres, un programme réservé aux femmes les incite à se mettre au kayak et au paddle. Des musulmanes y découvrent un sport qu'elles pensaient inaccessible.
"Quand je suis sur l'eau, j'ai l'impression de faire quelque chose pour moi et non pour les autres", se réjouit Dilruba Begum, en naviguant sur son kayak sur un canal de l'est de Londres qui traverse le quartier multiculturel de Poplar, où vit une importante population originaire du Bangladesh.
Il y a deux ans, alors qu'elle croulait sous les tâches domestiques, une amie lui a parlé de ce programme gratuit, tout juste lancé, réservé aux femmes, pour apprendre le paddle et le kayak près de chez elle.
Aujourd'hui, cette femme de 43 ans est une monitrice qualifiée de ces sports, grâce à ce programme géré par l'organisme local Poplar HARCA.
Au départ, 18 femmes participaient. Elles sont maintenant environ 70.
Parmi elles, il y a des femmes qui "travaillent, certaines sont femmes au foyer, d'autres ne sont pas sorties de chez elles depuis des années", explique Dilruba à l'AFP.
Neuf, dont Dilruba et Atiyya Zaman, 38 ans, sont devenues monitrices et ont même lancé le premier club nautique de Londres avec une direction exclusivement féminine et musulmane.
Par un après-midi pluvieux de septembre, toutes deux animent leur première session, enseignant à un petit groupe de femmes à utiliser des kayaks et des paddles gonflables.
Elles aident chacune des femmes à mettre leur gilet de sauvetage, font une démonstration des différentes manœuvres, avant de commencer le cours.
- Voile -
"J'habite à côté du canal et je voyais tout le temps des gens (sur l'eau). Je me demandais ce que je ressentirais" à leur place, dit Atiyya, sur un kayak orange.
De nombreuses personnes noires, asiatiques ou issues de différentes minorités ethniques (black, Asian and minority ethnic, BAME), qui constituent la plus grande partie de la population du quartier, "pensaient que les sports nautiques n'étaient pas pour elles", explique Jenefa Hamid, de Poplar HARCA.
Cela est peut-être dû à la peur de la noyade ou à des raisons culturelles et religieuses, ou "simplement à un sentiment d'exclusion sociale", estime-t-elle.
"Parmi les femmes qui ont rejoint le groupe, certaines n'étaient jamais allées dans l'eau avant", explique Atiyya.
Le fait que le programme soit réservé aux femmes et que celles-ci puissent mettre la tenue de leur choix a permis de convaincre les femmes musulmanes de participer.
Pour Naseema Begum, une monitrice de 47 ans qui participe au programme depuis ses débuts, un "tabou" empêchait les femmes qui étaient voilées de tenter les sports nautiques.
Elle-même voilée, elle veut montrer qu'"on peut porter n'importe quoi et aller dans l'eau". "Tant que vous avez l'équipement adéquat, tout le monde peut participer", insiste-t-elle.
- Prix accessibles -
Les femmes ont également été attirées par les prix accessibles proposés. Les clubs nautiques privés sont "inabordables si vous avez une famille à entretenir", souligne Naseema. Elle-même aurait du mal à justifier de dépenser une telle somme pour ses "loisirs".
Naseema préside désormais le club nautique "Oar and Explore" ("Rame et Explore"). Avec Atiyya et Dilruba, elles espèrent réunir suffisamment de fonds pour acheter leurs propres kayaks et paddles ainsi qu'un hangar pour les stocker, près d'un nouveau ponton qui doit être construit dans le quartier.
"Ce que j'ai ressenti, le plaisir et la confiance que j'ai acquis, je veux le transmettre à d'autres", explique Dilruba. Ce qu'elle aime particulièrement, c'est "s'asseoir" sur son embarcation, "sans penser à rien d'autre".
Les monitrices nous ont ouvert "un nouveau monde" et donné accès à "de nouvelles compétences que nous n'aurions jamais pensé avoir", se félicite-t-elle.
Sur l'eau "tu peux être n'importe qui".
N.Mitchell--AT