-
"Rêve brisé", la désillusion de Marocains renvoyés de Ceuta
-
Grèce: les pompiers poussés "à leurs limites" face à de violents incendies
-
Environ 300.000 personnes à la marche des fiertés de Hambourg, une semaine après l'attentat à Berlin
-
En Gironde, l'angoisse d'une saison perdue malgré la réouverture des commerces et campings
-
Colombie: au moins 11 blessés dans l'explosion d'un camion piégé, à six jours de l'investiture du président élu
-
Pakistan : l'alpiniste Nirmal Purja et les neuf membres de son expédition tués par une avalanche
-
Nirmal Purja, l’alpiniste qui repoussait sans cesse les limites
-
Kosovo: sept dépouilles retrouvées dans une fosse commune de la guerre des années 1990
-
À Ceuta, un aller-retour pour les migrants, épuisés et sans espoir
-
L'UEFA tacle sèchement Infantino, malgré son revirement sur son projet controversé
-
Mégafeu en Gironde: extinction, reconstruction, replantation... Le chantier de l'après
-
Grèce: une station balnéaire proche d'Athènes menacée par un violent incendie
-
Dix morts dans une nouvelle attaque russe de missiles balistiques à Kiev
-
Des pèlerins iraniens affluent en Irak pour le premier Arbaïn depuis la guerre
-
Ceuta: les migrants renvoyés au Maroc, Madrid réclame une réunion européenne d'urgence
-
Canicule, incendies... L'étrange été du tourisme en France
-
Au port égyptien frappé par un drone, une course contre la montre pour éviter le pire
-
La Hongrie n'exclut pas un arrêt dès ce week-end de son unique centrale nucléaire, à cause de la canicule
-
France: l'électrique dépasse un tiers des ventes de voitures neuves en juillet
-
Crise de Ceuta: "la quasi-totalité" des migrants sont rentrés au Maroc, selon Madrid
-
Autour d'Evian, 30 ans d'adaptation des pratiques agricoles pour protéger l'eau minérale
-
Mégafeu en Gironde: Le Porge, village martyr au bord de la "psychose", se barricade
-
En Polynésie française, les antennes Starlink toujours interdites... mais très utilisées
-
Dans un hôpital de l'Essonne, une unité à l'écoute des enfants maltraités
-
Après l'afflux migratoire à Ceuta, France et Italie renforcent les contrôles aux frontières
-
Incendies: pas de propagation dans le Var, mégafeu toujours "contenu" en Gironde
-
Pakistan: reprise des recherches pour sept alpinistes disparus, trois corps retrouvés
-
Tour de France femmes: un alléchant duel Ferrand-Prévot - Vollering
-
Varsovie et Kiev exhument les victimes de Volhynie au cœur d’une querelle diplomatique
-
Face à des médias combatifs, l'offensive judiciaire de Trump marque le pas
-
En Californie, canicules et fortes houles épuisent les sauveteurs
-
Neuf morts dans une nouvelle attaque russe de missiles balistiques à Kiev
-
Infantino renonce aux investissements privés à la Fifa
-
Neufs morts à Kiev dans une nouvelle attaque de missiles balistiques russe
-
Après l'afflux migratoire à Ceuta, mesures sécuritaires en France et Italie
-
Incendies: renforts dans le Var, le feu contenu en Gironde
-
Nouvelle attaque de missiles balistiques à Kiev, au moins quatre morts
-
Infantino fait marche arrière sur les investissements privés à la Fifa
-
Les Etats-Unis imposent des restrictions pour préserver le fleuve Colorado de la sécheresse
-
Marchés mondiaux: les résultats d'entreprises salués, malgré les inquiétudes sur les taux
-
Un nouvel outil IA retiré de Google Earth face aux risques de désinformation
-
Wall Street portée par Amazon pour clôturer un mois chahuté
-
Plus de 60.000 migrants entrent illégalement dans l'enclave de Ceuta, l'Italie suspend la libre circulation avec l'Espagne
-
Un nouvel outil IA intégré à Google Earth inquiète des experts de la désinformation
-
Espagne: des habitants ont sauvé des flammes un arbre remarquable de 500 ans
-
Espagne: des habitants ont sauvé des flamme un arbre remarquable de 500 ans
-
Plus de 60.000 migrants dans l'enclave de Ceuta, une des plus graves crises migratoires en Europe
-
Marchés mondiaux: la remontée des taux bride le rebond de l'IA
-
OpenAI annonce avoir dépassé le milliard d'utilisateurs actifs
-
Face à l'afflux exceptionnel de migrants, magasins fermés et "peur" dans l'enclave de Ceuta
Œuvres pillées durant la colonisation en Afrique: la France cherche à faciliter les restitutions
L'Assemblée nationale française s'empare lundi d'un projet de loi attendu en Afrique, qui vise à faciliter les restitutions à leurs pays d'origine des œuvres d'art pillées durant la colonisation aux XIXe et XXe siècles, des décennies après les premiers appels en ce sens.
Annoncé de longue date, plusieurs fois repoussé, ce texte promis par le président français Emmanuel Macron en 2017 lors d'un discours à Ouagadougou, au Burkina Faso, sera débattu à partir de 16H00 (14H00 GMT) par l'Assemblée. Il avait été adopté à l'unanimité fin janvier par le Sénat français.
Les demandes de restitution ne sont pas nouvelles. Les premières remontent au lendemain des indépendances africaines et se multiplient dans les années 1970 sous l'impulsion de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco). Mais elles se heurtent à la résistance des grands musées occidentaux, et sont reléguées au second plan avant d'être portées à nouveau avec force au début des années 2010.
Après son élection en 2017, Emmanuel Macron en fait une promesse politique. Neuf ans plus tard, les restitutions se comptent sur les doigts d'une main. La France fait office de pionnière en Europe, avec un premier retour hautement symbolique de 26 trésors d'Abomey au Bénin et du sabre d'El Hadj Omar au Sénégal en 2020.
Mais il aura ensuite fallu attendre cinq ans pour qu'un "tambour parleur" confisqué à la Côte d'Ivoire depuis 1916, le "Djidji Ayokwe", soit restitué début 2026.
En cause ? Le principe d'inaliénabilité des collections publiques en France, qui oblige à passer par des lois spécifiques dans un agenda parlementaire surchargé, sur fond d'instabilité politique.
D'où cette loi-cadre pour "organiser les restitutions à venir et gagner en efficacité", a défendu récemment la ministre française de la Culture Catherine Pégard.
Cette loi permettra de faciliter les restitutions en passant désormais par décret plutôt que par un processus législatif long et incertain. Avec tous les "garde-fous" nécessaires, a prévenu la ministre, notamment "des critères précisément définis" pour s'assurer du caractère illicite ou non de l'appropriation, et la consultation obligatoire de deux commissions, l'une scientifique, et l'autre où le Parlement sera représenté.
Le projet de loi ne vise que les biens pillés entre 1815 et 1972, soit entre le début du second empire colonial français et l'entrée en vigueur d'une convention de l'Unesco fixant un régime de restitution dans le droit international.
- "Ni dans le déni, ni dans la repentance" -
Ces limites temporelles et les critères retenus font débat dans le milieu politique français.
La France insoumise, parti de gauche radicale, plaide ainsi pour les étendre, déplorant par exemple que le Codex Borbonicus, un trésor réclamé par le Mexique, n'entre pas dans son champ d'application.
A ce jour, les "demandes" de restitution "ne sont pas nombreuses", une dizaine en tout, selon la ministre, mais une fois la loi promulguée, elles devraient commencer à affluer.
Parmi elles, l'Algérie réclame des effets personnels de l'émir Abdelkader, héros anticolonial, et le Mali des pièces du trésor de Ségou. Le Bénin, déjà destinataire de 26 objets ces dernières années, a également transmis d'autres demandes, comme pour une statue du dieu Gou.
Alors que plusieurs anciennes colonies sont désormais dirigées par des régimes hostiles à la France, cette loi revêt un caractère diplomatique sensible.
Le parti français Rassemblement national (extrême droite) voudrait circonscrire les restitutions aux États avec qui les relations seraient "cordiales", ciblant en particulier l'Algérie, et rejette toute "repentance" concernant les crimes coloniaux.
De l'autre côté du spectre politique, le groupe écologiste regrette que le mot "colonisation" soit totalement absent du texte. La députée Sophie Taillé-Polian, du parti Génération.s (gauche), y voit "une erreur politique, une forme de continuité dans le déni d'une partie de notre histoire".
C'est une loi "qui n'est ni dans le déni, ni dans la repentance", et qui "permet d'apaiser les mémoires", a fait valoir la ministre.
Cette loi vient compléter un triptyque législatif, après deux lois-cadres adoptées en 2023, la première visant les biens spoliés par les nazis, la seconde les restes humains.
W.Nelson--AT