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Des recherches sur l'embryon trop restreintes ? Une avancée scientique majeure interpelle
Des bébés semblent pouvoir échapper à de graves maladies grâce à une manipulation génétique lors de leur conception. Réalisée au Royaume-Uni, cette expérience n'aurait toutefois pu avoir lieu en France ou aux États-Unis face à une stricte régulation en la matière.
Publiée mercredi soir dans le New England Journal of Medicine, une étude, très attendue par la communauté scientifique, dresse le bilan d'une expérience sans précédent: une vingtaine de femmes ont reçu un "don de mitochondrie" afin d'éviter de transmettre à leur enfant une maladie génétique rare.
La mitochondrie est une petite structure présente dans nos cellules et joue un rôle de moteur en convertissant les nutriments en énergie.
Dans certains cas - une personne sur 5.000 - la mitochondrie fonctionne mal. Elle cause donc une maladie "mitochondriale" qui peut se traduire de diverses manières, souvent lourdes et handicapantes: troubles de la vision, diabète, dégénérescence musculaire...
Or, ces mitochondries fonctionnent à partir d'un ADN spécial, distinct du reste de la cellule. L'idée du don de mitochondrie est donc, juste après la conception d'un embryon, de remplacer l'ADN mitochondrial de la mère par celui d'une autre femme. Tout le reste du matériel génétique demeure celui des deux parents.
Pour certains commentateurs, ce sont des "bébés à trois parents" même si ce terme, souvent employé par les opposants à cette procédure, est loin de faire l'unanimité chez les spécialistes du sujet, qui le jugent caricatural.
Le Royaume-Uni est un pays pionnier en la matière: le don de mitochondrie y est autorisé depuis 2015, ce qui a permis l'expérience dont les résultats viennent d'être publiés.
Ils sont, de l'avis de plusieurs scientifiques, très encourageants. Sur une vingtaine de patientes, huit ont donné naissance à des enfants, aujourd'hui âgés entre six mois et trois ans.
Cela montre déjà que le don de mitochondrie permet une grossesse viable. Mais, surtout, ces enfants sont nés avec un très faible taux d'ADN mitochondrial compromis. Une illustration que le traitement "fonctionne pour réduire la transmission" des maladies mitochondriales, conclut l'étude.
Plusieurs précautions sont de mise. D'abord, deux enfants ont connu des complications médicales. Les auteurs estiment que ce n'est pas lié à la procédure, mais certains commentateurs jugent qu'ils l'excluent un peu vite.
Surtout, depuis leur naissance, trois des enfants ont déjà vu augmenter leur taux de mitochondries défectueuses, ce qui pose la question de la pérennité des effets.
- Recherches interdites -
Pour autant, il s'agit de résultats "très importants et d'une percée dans la médecine mitochondriale", pour le professeur suédois Nils-Göran Larsson, l'un des spécialistes mondiaux du domaine, dans une réaction au Science Media Center britannique.
Reste que l'avancée scientifique n'est pas la seule à faire l'objet de commentaires positifs. C'est aussi le cas de la régulation choisie par le Royaume-Uni, saluée par nombre de chercheurs pour avoir permis ces recherches tout en les supervisant étroitement d'un point de vue éthique.
Ce choix contraste avec nombre d'autres pays. Aux États-Unis, les autorités sanitaires ont régulièrement manifesté leur opposition ces dernières années. En France, l'Agence publique de biomédecine a cherché à lancer des recherches, mais s'est plusieurs fois heurtée à la justice alors que les lois bioéthiques n'autorisent des expériences que sur des embryons de moins de deux semaines, issus d'une PMA et voués à la destruction.
Le don de mitochondrie pose, de fait, des interrogations éthiques. Certains observateurs craignent que la procédure, introduisant une dose certes réduite d'ADN d'une tierce personne, trouble l'enfant dans le développement de sa personnalité.
Surtout, les critiques soulignent qu'il s'agit d'une forme de manipulation génétique de l'embryon, fermement prohibée par certaines conventions internationales.
De plus, hors de l'expérience britannique, des enfants sont nés ces dernières années de dons de mitochondrie dans un cadre réglementaire moins restrictive, en Grèce ou en Ukraine, avec une justification parfois plus floue comme de traiter l'infertilité.
"C'est le problème du rapport bénéfice/risque: pour une maladie mitochondriale, le bénéfice est évident", estime auprès de l'AFP la chercheuse française Julie Steffann, spécialiste des maladies mitochondriales. "Dans le cadre de l'infertilité, ce n'est pas prouvé."
Mais l'interdiction des recherches en France "est regrettable pour les patientes", dit-elle, jugeant inadéquat d'apparenter le don de mitochondrie à la création d'un embryon "transgénique"
R.Lee--AT