-
La plus grande aciérie d'Italie reste en suspens
-
Les Bourses européennes terminent en hausse avant l'annonce de la Fed
-
Indonésie : les habitants de Pontianak suffoquent sous la fumée des incendies
-
La gauche s'indigne d'une "exposition antiavortement" au Parlement européen
-
Alpes 2030: le CIO rassuré, mais qui maintenant pour incarner ces Jeux?
-
L'ex-président du Kosovo condamné à 25 ans de prison pour crimes de guerre
-
Un plan national pour organiser la lutte contre le frelon asiatique
-
Cancer du sein: à l'Institut Curie, la recherche explore les tumeurs sur puce
-
France: près de 8.000 décès en excès après un été de canicules quasi continues
-
Les eurodéputés autorisent les frais de traitement sur les petits colis
-
Royaume-Uni: le Premier ministre promet des "décisions difficiles" avant le budget
-
Le président libanais veut un accord de sécurité avec Israël, qui pourrait préluder à la paix
-
Ryad accuse les Houthis du Yémen d'avoir attaqué La Mecque, "une ligne rouge"
-
L'IA menace d'accroître les inégalités de genre sur le marché du travail, selon un rapport
-
Le procès pour corruption de Rachida Dati s'est ouvert, en l'absence de Carlos Ghosn
-
Philippe Brun écarté pour des accusations de violence, la primaire de la gauche commence mal
-
Périscolaire à Paris: le maire Emmanuel Grégoire exprime ses "profonds regrets" devant le Sénat
-
Premier procès à Macao en vertu de la loi de sécurité nationale
-
La plus grande aciérie d'Italie pourrait passer à l'électrique, selon le gouvernement
-
L'ancien président du Kosovo Hashim Thaçi condamné à 25 ans de prison pour crimes de guerre
-
Indonésie : les incendies, menace supplémentaire pour l'éléphant de Sumatra
-
A moins de 1,70 euro le litre de carburant, les stations d'Andorre font le plein
-
Réseaux sociaux: l'UE propose une interdiction aux moins de 13 ans et des "mini-comptes" pour ados
-
Carburants: Macron demande au gouvernement une "totale mobilisation" sur l'approvisionnement et les prix
-
Gaza: 20 morts et des dizaines de disparus dans l'effondrement d'un immeuble
-
Brad Pitt, Penélope Cruz et Marion Cotillard au festival de cinéma de Saint-Sébastien
-
Revolut victime d'une usurpation d'identité, des données clients compromises
-
Sur la côte baltique, les sociaux-démocrates tentent de stopper la vague de l'extrême droite
-
IA: le pape met en garde contre une dépendance croissante aux algorithmes
-
La Bourse de Paris en légère hausse avant la Fed
-
Tarte au citron et cornichon, cannelé à la patate douce: l'IA aux fourneaux dans les supérettes japonaises
-
Pêcheurs en colère: levée du blocage du dépôt pétrolier de Frontignan
-
Patrick Bruel autorisé par la justice à se rendre à l'étranger
-
Energie, produits frais : en France, l'inflation grève le pouvoir d'achat des plus précaires
-
Réseaux sociaux: l'UE propose une interdiction aux moins de 13 ans et des "mini-comptes" pour les moins de 15 ans
-
Von der Leyen veut faire du Canada le "premier membre associé" de l'UE
-
En Hongrie, la chasse à la corruption sous le régime Orban se heurte à la réalité
-
Face à la violence, le Brésil tenté à son tour par le modèle Bukele
-
Carburant: nouveau blocage d'un dépôt pétrolier dans l'Hérault par des pêcheurs
-
Au G20 Energie, les Etats-Unis cherchent à vanter leur puissance et faire oublier la guerre en Iran
-
OpenAI, Anthropic et Google travaillent à un régulateur de l'IA, projet menacé par un blocage politique
-
Champs desséchés, vaches rachitiques : l'Amérique centrale ravagée par El Niño
-
Ursula von der Leyen reçoit Mark Carney, pour intensifier le rapprochement UE-Canada
-
Législatives en Russie : sous le choc après des frappes de drones, Tambov s'apprête à voter sans illusions
-
Le patron allemand d'une startup militaire vit caché, de crainte de tueurs russes
-
Star Ac, Céline Dion, concerts... Le DJ Mosimann aligne les étoiles
-
Réseaux sociaux interdits aux mineurs dans un nombre croissant de pays
-
IA: après le "fait maison", le "fait par un humain" ?
-
Le film "Resident Evil" transpose l'esprit du jeu vidéo sur grand écran
-
Au Bhoutan, royaume de l'hydroélectricité, le solaire gagne du terrain
Malgré ses cadeaux fiscaux, Trump ne fait pas recette à Las Vegas
Après plus de 30 ans passés dans la restauration à Las Vegas, Aaron Mahan devrait se réjouir de la détaxation fédérale des pourboires, l'une des mesures économiques phares de Donald Trump.
Mais à l'approche des élections de mi-mandat, cet ex-partisan du président américain en ressent à peine les effets.
Il a récupéré un peu d'argent lors de sa dernière déclaration fiscale. Mais cette déduction "ne compense pas ce que j'ai perdu", peste le quinquagénaire.
Depuis un an, il gagne "2.000 à 3.000 dollars" de moins chaque mois, à cause du déclin brutal du tourisme à Las Vegas.
En 2025, la ville des casinos et de la débauche a vu son nombre de visiteurs chuter de 7,5%. En dehors de la pandémie en 2020, la Las Vegas Convention and Visitors Authority n'avait jamais enregistré pareil déclin, depuis le début de ses statistiques en 1970.
Et cette année, le rebond ne vient pas.
L'agressivité de Donald Trump envers ses alliés internationaux a refroidi de nombreux touristes. Surtout les Canadiens, qui boycottent les Etats-Unis à cause des droits de douane massifs infligés par le milliardaire républicain.
Quant aux ménages américains, beaucoup rognent sur leurs loisirs à cause de la flambée des prix de l'essence, provoquée par sa guerre contre l'Iran.
- "Marasme Trump" -
M. Mahan s'estime ainsi victime de ce qu'il appelle le "Trump slump" - le "marasme Trump" en français.
Le restaurant de son casino, qui tournait 24 heures sur 24, a licencié une vingtaine d'employés et s'est reconverti en buffet ouvert uniquement le matin.
Plutôt que de servir les clients à table, il reste derrière un comptoir. Ce manque d'interactions implique une moindre générosité.
"J'ai perdu 75% de mes pourboires", râle-t-il, en racontant chasser les promotions au supermarché et se restreindre sur le Dr. Pepper, son soda préféré.
Après avoir soutenu Donald Trump en 2016 et 2020, et s'être abstenu en 2024, ce républicain déçu envisage de voter démocrate en novembre.
Un cas loin d'être isolé, selon le Culinary Union, principal syndicat des employés de l'hôtellerie.
Parmi ses 60.000 membres au Nevada, "des milliers de gens ne travaillent pas ou voient leurs heures réduites", raconte à l'AFP le secrétaire de l'organisation, Ted Pappageorge.
De quoi rendre la mesure choc de Donald Trump inopérante.
"Si vous ne gagnez pas de pourboires, à quoi sert le crédit d'impôt ?", tacle le syndicaliste.
Aux Etats-Unis, les pourboires constituent une part majeure du salaire de millions de serveurs, femmes de chambre, chauffeurs de taxi et coiffeuses. Donald Trump avait donc fait sensation en 2024 lorsqu'il avait proposé de les détaxer, en se disant inspiré par les galères d'une serveuse de Las Vegas.
Le mécanisme permet de déduire jusqu'à 25.000 dollars de pourboires de son revenu imposable au niveau fédéral, jusqu'à fin 2028.
Plus de 7,5 millions d'Américains l'ont utilisé cette année, avec une déduction moyenne de 7.000 dollars, selon le Trésor américain.
- "Pas assez" -
La mesure avait permis à Donald Trump d'emporter l'Etat bascule du Nevada lors de la présidentielle.
Le milliardaire compte encore dessus pour le scrutin de novembre - où sa majorité républicaine au Congrès est menacée -, comme l'a montré sa dernière visite à Las Vegas début août.
Il y a largement insisté sur ce cadeau fiscal, en vantant sa politique économique.
"Nous avons eu la plus grande économie de l'histoire de notre pays pendant mon premier mandat. Mais là c'est encore mieux", a-t-il assuré.
Une analyse rejetée par de nombreux Américains: seuls 30% approuvent sa gestion économique, selon les derniers sondages.
Sur Fremont Street, l'artère où les premiers casinos se sont lancés à Las Vegas - avant la construction du fameux Strip -, barmans et strip-teaseuses déplorent la fréquentation en berne et l'inflation persistante qui rogne obstinément leur pouvoir d'achat.
"Je ne gagne pas autant qu'avant", confie John Felipe, 31 ans, en préparant un cocktail.
Avec la disparition des Canadiens, qui pesaient un tiers de sa clientèle, il n'a "pas vraiment senti les effets de la détaxation des pourboires".
A la sortie de son restaurant, une serveuse souhaitant rester anonyme explique avoir pu déduire 4.000 dollars sur son revenu imposable.
"Ce n'est clairement pas énorme", juge-t-elle. "Donc ce n'est pas assez pour faire pencher mon vote."
N.Walker--AT