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Bill White, un ambassadeur trumpiste à Bruxelles
Il est new-yorkais, aussi friand des superlatifs que son patron, et lève, comme lui, le pouce sur les photos. Ambassadeur de Donald Trump à Bruxelles, Bill White incarne à lui seul la diplomatie version "MAGA".
Du président américain, qu'il connaît depuis 35 ans, ce quinquagénaire, "pas discret par nature", ne désire qu'une chose: "qu'il me donne un 20/20".
"Quand le président Trump m'a nommé, je lui ai dit à quel point je l'aimais, à quel point je voulais qu'il soit content de moi", confie-t-il depuis sa résidence, au coeur de la capitale belge.
- Convoqué en quelques semaines -
Représenter un dirigeant honni, moqué ou craint par tant d'Européens? "C'est en réalité assez simple", assure cet homme, affable et provocateur, qui a levé d'importantes sommes pour Donald Trump durant ses dernières campagnes.
"Sans vouloir vous vexer, c'est lui ma source d'information", lance-t-il aux journalistes de l'AFP présents pour l'interroger.
"Je lis ce qu'il écrit sur Truth Social (le réseau social de Donald Trump) et je sais exactement ce qu'il pense", affirme-t-il. Un "message", aussitôt relayé auprès des diplomates, responsables politiques et chefs d'entreprises, qu'il côtoie.
A l'image d'autres émissaires "MAGA" ("Make America Great Again") à travers le monde, Bill White, un démocrate converti au trumpisme le soir de l'élection du milliardaire, en 2016, n'a rien du diplomate de carrière.
Cet homme de 59 ans au carnet d'adresses bien rempli -- Aretha Franklin a chanté à son mariage -- a lancé sa carrière dans l'immobilier, dirigé un musée, levé des fonds pour Barack Obama, milité pour qu'un quartier riche d'Atlanta fasse sécession.
Avant de grossir, sur le tard, les rangs des ambassadeurs trumpistes.
A peine ses valises posées à Bruxelles, le responsable a hérité d'une convocation au ministère des Affaires étrangères pour s'être immiscé dans une affaire visant des circonciseurs juifs à Anvers, accusant l'enquête d'être "antisémite".
Le coup d'éclat l'a propulsé à la "Une" des médias belges, ce qui "fait un peu bizarre" assure-t-il depuis sa résidence, avant de tenter, pour dédramatiser, une blague sur la circoncision.
- "Des foutaises" -
Cette affaire, comme toutes les autres interventions d'ambassadeurs américains dans la politique en France, en Pologne, ou ailleurs, ne sont, au fond pas si graves pour ce diplomate, qui joue l'apaisement.
"Toute cette histoire selon laquelle on n'aime pas l'Europe, ou on va quitter l'Otan, c'est des foutaises", minimise-t-il. "Trump adore vraiment la Belgique, et l'Europe aussi d'ailleurs", assure-t-il.
A l'entendre, le sentiment anti-Américain brandi par certains en Europe est, lui aussi, nettement exagéré.
"L'autre samedi, nous étions à bord d'un bateau qui traversait Gand et des gens depuis un pont ont crié +C'est l'ambassadeur White des Etats-Unis d'Amérique! Nous adorons l'Amérique", raconte-t-il en agitant les bras.
Le diplomate américain, dont la résidence est pavoisée de photos avec son époux et le couple Trump -- "vous avez vu comment Melania est belle?", vante d'ailleurs une véritable proximité avec le gouvernement belge.
Il assure échanger régulièrement avec "ses amis", ministres de la Défense, de l'Intérieur et des Affaires étrangères, et se targue même d'avoir réussi à apprivoiser le célèbre chat du Premier ministre.
D'après lui, Bart De Wever doit d'ailleurs donner un discours pour le 250ème anniversaire des Etats-Unis, qui sera fêté fin juin avec "5.000 invités" dans l'un des parcs les plus connus de Bruxelles, privatisé pour l'occasion.
Ce sera "le plus grand événement, le meilleur, le plus incroyable, extraordinaire, phénoménal et fantastique — en dehors de ceux du président à Washington", promet Bill White, qui cultive depuis des années sa rhétorique trumpiste. Et une même méthode bien rodée: occuper l'espace, à n'importe quel prix.
Cette stratégie ne montre-t-elle toutefois pas ses limites, à mesure que les capitales expriment leurs frustrations avec Trump? Ou après la défaite de Viktor Orban, soutenu en personne par le vice-président américain J.D. Vance, en Hongrie?
"Non, pas du tout", balaie Bill White. "Pas du tout."
E.Flores--AT