-
La course aux armements dotés d'IA risque d'anéantir l'humanité, prévient un éminent chercheur
-
Warner accepte sept jours de discussions avec Paramount mais prépare toujours son rachat par Netflix
-
Poupées pédopornographiques: la plateforme Shein visée par une enquête de l'UE
-
La tempête Nils pourrait coûter un milliard d'euros, les assureurs veulent accélérer les indemnisations
-
Enquête de la Banque de France sur un cadre, accusé par la CGT de promouvoir l'extrême droite
-
L1: coup de théâtre à l'OM, Benatia revient, Longoria dans le flou
-
Sans électricité, la lutte d'une Ukrainienne au chevet de son mari malade
-
Crues: la Loire déborde près d'Angers, l'alerte reste maximale dans le Sud-Ouest
-
Russes, Ukrainiens et Américains se retrouvent à Genève pour discuter d'une fin de la guerre
-
Crues: les assureurs lancent une "mission de reconnaissance" afin d'accélérer les indemnisations
-
Entre l'Inde et Airbus Helicopters plus de 60 ans d'histoire
-
Sommet sur l'IA: des règles en vue pour les mineurs en Inde et une pluie de promesses d'investissements
-
Russie: dans un atelier de prothèses, des vétérans amputés se disent sans regrets
-
Décès du pasteur noir et militant des droits civiques américain Jesse Jackson
-
Tour UAE: Evenepoel vainqueur du chrono et nouveau leader
-
En Antarctique, des scientifiques ont sondé en profondeur le passé de la calotte glaciaire
-
Les populations d'oiseaux des milieux agricoles en chute "alarmante" depuis le début du siècle, alerte la LPO
-
JO : Johannes Klaebo "n'a pas d'adversaires", estime Franco Nones, champion olympique 1968
-
Anne-Claire Legendre, une diplomate chevronnée pour diriger l'Institut du monde arabe
-
Jesse Jackson, champion des droits des Afro-Américains et médiateur international
-
Crues: la Loire déborde près d'Angers, alerte toujours maximale dans le sud-ouest
-
Décès du pasteur noir et militant américain Jesse Jackson
-
Le rappeur Naps accusé de viol : "Tous les signaux me disaient que c’était cool"
-
Une diplomate proche de Macron prend la tête de l'Institut du monde arabe
-
Suède: une épave de navire du XVIIe siècle réapparaît à la faveur de la baisse du niveau de la Baltique
-
JO-2026: "l'esprit du curling est mort", rififi sur la glace de Cortina
-
Bangladesh: le Premier ministre Tarique Rahman officiellement investi
-
Mort de Quentin Deranque: les Insoumis, mis en cause, tentent de se distancier
-
L'Iran et les Etats-Unis débutent leurs pourparlers indirects en Suisse
-
Pakistan: au moins 17 morts dans des attentats et tirs
-
L'avenir sans horizon des enfants en Cisjordanie, frappée par une crise budgétaire
-
Une diplomate proche de Macron en passe de prendre la tête de l'Institut du monde arabe
-
La Bourse de Paris stable avant des publications économiques
-
Hausse des cancers colorectaux chez les moins de 50 ans: des causes encore mystérieuses
-
Nouveaux pourparlers à Genève entre l'Iran et les Etats-Unis
-
Pékin respire mieux, mais la Chine continue le combat contre la pollution
-
L'Inde durcit les règles du recours à l'IA sur les réseaux sociaux
-
Crues: "débordements majeurs" prévus à Angers, Gironde et Lot-et-Garonne toujours en rouge
-
Jakarta face à des montagnes de déchets et des décharges saturées
-
Nouveaux pourparlers entre Russes, Ukrainiens et Américains à Genève
-
Décès de Frederick Wiseman, cinéaste au regard aigu sur la société américaine
-
Deepfakes sexuels sur Grok: l'Irlande ouvre une enquête européenne visant X
-
Décès de l'auteur-compositeur Billy Steinberg, parolier de Madonna
-
Décès de Robert Duvall, acteur dans "Le Parrain" et "Apocalypse Now"
-
Bangladesh: le futur Premier ministre Tarique Rahman et le Parlement investis
-
Pakistan: au moins 14 morts dans des attentats et tirs
-
Ligue des champions: pour le PSG, repartir de l'avant vers le printemps
-
De nouveaux pourparlers entre Russes, Ukrainiens et Américains attendus à Genève
-
Macron retrouve Modi en Inde, entre vente de Rafale et IA
-
Pérou : débat au Parlement sur une destitution du président par intérim José Jeri
Aux abois, la cheffe des Tories britanniques promet un retour aux "principes conservateurs"
La cheffe des conservateurs britanniques Kemi Badenoch a promis mercredi devant le congrès de son parti, de revenir aux valeurs des Tories, balayés lors des dernières élections et qui peinent à incarner une opposition crédible au Labour du Premier ministre Keir Starmer.
Le parti de Winston Churchill et Margaret Thatcher, qui a dirigé le Royaume-Uni pendant 50 ans en cumulé depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale, n'est plus que l'ombre de lui-même, dépassé sur sa droite par le parti Reform UK.
Lors des élections législatives de 2024, les Tories ont perdu les deux tiers de leurs députés, laminés après quatorze années au pouvoir marquées par le Brexit, des politiques d'austérité, des scandales sous Boris Johnson et des divisions internes.
Si elle reste officiellement la première formation d'opposition au gouvernement travailliste de Keir Starmer, elle est très peu audible dans le pays, et l'enjeu était grand mercredi pour Kemi Badenoch, qui a pris la tête du parti conservateur en novembre 2024 à la suite de Rishi Sunak.
"Nous allons adopter les éternels principes conservateurs qui nous ont conduits au succès dans le passé : la responsabilité personnelle, la libre entreprise, la famille, la liberté d'expression", a déclaré Kemi Badenoch à Manchester (nord de l'Angleterre).
Elle a décliné son slogan : "une économie plus forte, des frontières plus solides", en fustigeant l'actuel gouvernement travailliste, qui n'a apporté qu'"un cercle infernal de hausses d'impôts et des frontières affaiblies après des mois et des mois de chaos".
Les conservateurs se retrouvent débordés par la montée en puissance du parti d'extrême droite Reform UK, dirigé par le chantre du Brexit Nigel Farage.
- Baisses d'impôts et expulsion de clandestins -
Reform n'a que cinq députés à la chambre des Communes mais il est largement en tête dans les sondages d'intentions de vote, devançant également le Labour de Keir Starmer en mauvaise posture après plus d'un an au pouvoir.
La formation de Nigel Farage capitalise essentiellement sur son discours anti-immigration, dénonçant notamment l'arrivée de migrants au Royaume-Uni par la Manche sur de petits bateaux.
Dans son discours, Kemi Badenoch a tenté de réunifier sa famille conservatrice - et a glané quelques ovations des militants - avec un programme axé sur des baisses d'impôts et des économies massives. Elle prône une "réforme radicale" du système d'aide sociale, avec des allocations de base réservées aux citoyens britanniques, et un abandon de la stratégie de neutralité carbone pourtant mise en place par l'ancien Premier ministre conservateur Boris Johnson.
Lundi, elle avait déjà annoncé vouloir faire sortir le Royaume-Uni de la Convention européenne des droits de l'homme, accusée d'empêcher les expulsions d'étrangers, et renvoyer 150.000 personnes en situation irrégulière par an.
Mardi, son challenger à la dernière élection interne, Robert Jenrick, avait lui promis dans un discours aux airs trumpiens de limoger les "juges activistes" qui ont des "biais pro-immigration".
Cette stratégie payera-t-elle ?
La dirigeante quadragénaire, née au Royaume-Uni de parents d'origine nigériane n'a jusqu'ici pas vraiment réussi à réunifier son camp.
- Pas d'alliance avec Reform -
La moitié des membres des Tories pensent qu'elle ne devrait pas mener la campagne pour les prochaines législatives, prévues en 2029, selon un sondage YouGov publié cette semaine.
Et beaucoup évoquent déjà son départ après d'importantes élections locales prévues en mai si les conservateurs essuient une nouvelle défaite cuisante.
"L'abîme dans lequel (les conservateurs) se trouvent est bien plus profond que n'importe quel abîme dans lequel ils ont pu se trouver depuis un siècle environ", insiste auprès de l'AFP Tim Bale, professeur de science politique à l'université Queen Mary de Londres.
Plusieurs députés ou anciens députés conservateurs, et des dizaines d'élus locaux ont déjà rejoint les rangs de Reform ces derniers mois.
Plusieurs sondages donnent les conservateurs en quatrième position en nombre de députés, derrière Reform UK, le Labour et les Libéraux-démocrates, si une élection était organisée aujourd'hui.
Ce serait leur pire résultat depuis les années 1830.
Si cela se confirme, ils pourraient en être réduits à former une coalition dirigée par Reform UK. Une éventualité rejetée mardi par Kemi Badenoch. "Je n'a pas été élue pour faire un pacte avec Reform", a-t-elle assuré.
R.Lee--AT