-
Trump affirme que l'Iran veut un accord pour mettre fin à la guerre
-
Le Parlement européen en passe d'approuver des "hubs de retour" pour migrants
-
Tout en diversifiant ses alliances, l'UE veut préserver son accord commercial avec Trump
-
L'OMC évoque l'avenir du commerce mondial à Yaoundé sur fonds de tensions au Moyen-Orient
-
Près de trois mois après sa capture, Maduro revient devant la justice américaine
-
Faux conseillers bancaires: onze prévenus jugés pour un butin de 740.000 euros
-
Hommage national à Lionel Jospin jeudi aux Invalides
-
La Banque de France moins optimiste pour la croissance en raison de la guerre au Moyen-Orient
-
Le robot et la Première dame: Melania Trump flanquée d'un androïde à la Maison Blanche
-
Un verdict inédit retient la responsabilité d'Instagram et YouTube dans l'addiction aux réseaux sociaux
-
L'UE choisit Lille pour le siège de la future Autorité douanière européenne
-
Equipe de France: un camp de base en plein centre de Boston
-
Loana, télé-réalité et enfer du décor
-
Décès à Nice de l'ancienne star de téléréalité Loana
-
Wall Street termine en hausse, sensible à la détente des prix du pétrole
-
Fin de l'éruption du Piton de la Fournaise à La Réunion
-
Apple lance des vérifications d'âge pour les utilisateurs britanniques d'iPhone
-
Gaza: la Défense civile annonce un mort et plusieurs blessés dans une frappe israélienne
-
Gims rattrapé par la justice: la star en garde à vue dans une affaire financière
-
Après la condamnation d'Instagram et YouTube, l'espoir des parents de victimes des réseaux sociaux
-
Détroit d'Ormuz: le passage "sûr" proposé par l'Iran est-il juridiquement valable ?
-
La traite des esclaves africains proclamée à l'ONU "plus grave crime contre l'humanité"
-
Protoxyde d'azote détourné: criminaliser l'usage, une "réponse inadaptée", disent des professionnels de santé
-
Protoxyde d'azote détourné: une euphorie éphémère aux conséquences parfois graves
-
Biathlon: "Je ne me fixe aucune limite", assure Eric Perrot à l'AFP
-
Les Bourses européennes clôturent en hausse, rassurées par la baisse du pétrole
-
Les chiens nous accompagnent depuis 16.000 ans
-
Est de la RDC: nouvelle naissance de jumeaux gorilles de montagne
-
AC Schnitzer : Quand les préparateurs cultes se taisent
-
Climat: les plus gros pollueurs laissent une note astronomique, selon une étude
-
L'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans adoptée en commission au Sénat, le texte modifié
-
Gaz: Meloni annonce une coopération accrue de l'Italie avec Alger
-
Un port russe touché par des drones ukrainiens lors d'une attaque massive de Kiev
-
Matt Brittin, un ancien dirigeant de Google, nommé à la tête de la BBC
-
Ski: avec un sixième gros globe, Mikaela Shiffrin continue d'écrire sa légende
-
Après les municipales, la présidentielle: les remous continuent à droite et à gauche
-
Le Hezbollah refuse toute négociation "sous le feu" avec Israël
-
Foot: France-Brésil, une affiche de prestige comme un avant-goût de Coupe du monde
-
Wall Street rassurée par la détente des prix du pétrole
-
Travail dissimulé: Foodora plaide coupable et échappe à un procès au pénal
-
Ski: Mikaela Shiffrin remporte le classement général de la Coupe du monde pour la 6e fois
-
Décharges sauvages: les microplastiques au coeur des débats du procès Nestlé
-
Le Sri Lanka mercredi au ralenti pour économiser sa précieuse énergie
-
Deux hommes arrêtés en lien avec l'attaque à Londres contre des ambulances de la communauté juive
-
L'Iran et Israël échangent des frappes, tractations en coulisses au Moyen-Orient
-
Dans un paysage politique très morcelé, le Danemark se cherche un gouvernement
-
Exposition au cadmium: l'alimentation cause principale, priorité à la décontamination des sols agricoles
-
Tourisme, agriculture, luxe, ...: les secteurs les plus touchés par la guerre au Moyen-Orient
-
Le Hezbollah revendique des attaques contre les troupes israéliennes, nouveaux raids israéliens contre le sud du Liban
-
Le président bélarusse en Corée du Nord pour sa première visite officielle
Livre sur la DGSI: procès ordonné pour un journaliste et deux ex-policiers
Auteur en 2019 d'un livre sur la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), le journaliste Alex Jordanov a été renvoyé en correctionnelle pour des atteintes au secret défense, tout comme deux ex-policiers présentés comme ses sources.
Selon l'ordonnance de renvoi du 10 septembre dont l'AFP a eu connaissance vendredi, Alex Jordanov, 66 ans, et les deux anciens policiers des services de renseignement, âgés de 47 ans et 61 ans, seront jugés devant le tribunal correctionnel de Paris pour des infractions au secret défense, au secret professionnel, et pour révélation d'informations permettant l'identification d'une source, entre 2015 et 2022.
La justice reproche au journaliste, brièvement otage en Irak en 2004, d'avoir dangereusement levé le voile, dans son livre "Les Guerres de l'ombre de la DGSI" (Nouveau Monde Editions), sur la cuisine interne du principal service de renseignement travaillant sur la sécurité intérieure de la France.
Mais aussi d'avoir rendu possible l'identification de certaines sources humaines de la DGSI, ce qui les aurait mises en danger.
Six mois après la publication de l'ouvrage, la DGSI avait signalé à la justice ce livre à cause du "préjudice important" qu'il aurait causé.
L'enquête pénale s'est appuyée sur des éléments contenus dans un cahier de notes, retrouvé trois ans avant la publication du livre et qui aurait été égaré par M. Jordanov, et a tiré le fil d'anecdotes de l'ouvrage pour incriminer les trois protagonistes, mis en examen fin juin 2022.
Le journaliste a alors reçu le soutien de Reporters sans frontières, du Syndicat national des journalistes ou de l'Association confraternelle de la presse judiciaire.
Au cours de l'instruction, Alex Jordanov a défendu avoir voulu raconter une "aventure humaine d'agents du renseignement", assuré qu'il ne s'était jamais servi de documents classifiés et que son travail était du journalisme d'investigation, d'intérêt public.
Les juges d'instruction rappellent avoir dû "réaliser une balance des intérêts en présence", sachant que "la protection du secret des sources des journalistes doit être tempérée par l'objectif de sécurité nationale (...) et ne constitue pas une cause d'irresponsabilité pénale".
Pour les magistrats, le contenu du livre a "porté une atteinte importante à la sécurité nationale" et n'avait pas "d'utilité publique", car il porte surtout selon eux sur les "critiques" émises par d'ex-membres de ces services quant à leur évolution.
- Une "victime collatérale" -
Les avocats d'Alex Jordanov, Me Marie Cornanguer et Me William Bourdon, ont saisi la cour d'appel de Paris d'un recours.
"Il est strictement nécessaire à la défense de pouvoir contrôler l'existence d'une décision préalable de classification d'une information ou d'un support" évoqués dans le livre "puisque, sans cela, le délit de divulgation d'informations couvertes par le secret de la défense nationale ne peut s'appliquer", souligne Me Cornanguer.
"En tout état de cause, la relaxe sera demandée", ajoute Me Bourdon, car "Alex Jordanov est la victime collatérale d'une opération de la DGSI visant à intimider les journalistes d'investigation et les agents publics, dont l'indignation face à des graves illégalités les conduit à les révéler aux média."
Les juges reprochent aussi à M. Jordanov un passage du livre concernant une ancienne source syrienne des services de renseignement français, dans une opération appelée "Ratafia", des informations pourtant déjà publiées précédemment par Le Monde.
Ladite source aurait été "arrêtée, interrogée pour espionnage puis exécutée", affirme l'ordonnance des juges.
Selon les magistrats, cela a créé un "dysfonctionnement majeur sans précédent" et mis "à mal pour plusieurs années la relation de la DGSI avec un partenaire étranger".
"Des éléments en notre possession, nous n'avons aucune raison de valider une telle spéculation", conteste Me Bourdon.
Me Emmanuel Daoud indique lui que son client, le plus jeune des deux anciens policiers, "expliquera au tribunal l'état d'esprit qui était le sien à l'époque où il subissait un véritable harcèlement de la part de sa hiérarchie au sein de la DGSI, objet d'une instruction à Nanterre".
Son client n'avait pas "la volonté et l'intention de compromettre le secret de la défense nationale", assure Me Daoud.
L'avocate de l'autre policier n'a pas répondu à l'AFP.
S.Jackson--AT