-
Le Pakistan lance son attaque la plus meurtrière contre l'Afghanistan depuis des mois
-
Le Tour de France s'adaptera face à la canicule, dit son directeur à l'AFP
-
Andy Burnham, probable successeur de Starmer, promet de décentraliser pour relancer le Royaume-Uni
-
XV de France: Antoine Dupont forfait pour le Championnat des nations
-
Ukraine: sept morts dans des frappes russes
-
Tour de France: Pogacar avec Del Toro mais sans Sivakov
-
Avec un contrat historique dans l'eau à Oman, Suez confirme son retour à l'international
-
Le géant américain Comcast se scinde pour isoler ses activités médias, NBCUniversal et Sky
-
Suez remporte à Oman un des plus gros contrats de son histoire, dans la gestion de l'eau
-
Canicule: l'Europe centrale à la peine avec plus de 35°C
-
Hostilités en pause entre Téhéran et Washington, première rencontre irano-omanaise sur Ormuz
-
Le Danemark va hiérarchiser l'accès au réseau d'électricité, dépassé par les demandes
-
Canicule: 20.000 foyers restent privés d'électricité après les orages (Enedis)
-
La non-assurance automobile, un fléau qui perdure
-
La canicule impitoyable aussi pour les poissons d'eau douce
-
Violences sexuelles sur les enfants: l'Etat doit mettre fin à la "fabrique" des agresseurs, disent des psychiatres
-
British American Tobacco annonce 5.500 suppressions de postes dans le monde
-
Séismes au Venezuela: peu d'espoirs de retrouver des survivants, la grogne monte
-
Pékin annonce des restrictions d'exportation visant 20 entités japonaises
-
France Inter: Maïtena Biraben remplace Nagui et sa "bande originale" avec une nouvelle émission
-
Les frais supplémentaires de Ryanair annulés par la justice en Autriche
-
La Malaisie prolonge jusqu'en 2027 l'accord de recherche sur le vol MH370, disparu en 2014
-
La Corée du Sud annonce un plan colossal d'investissements dans l'IA
-
Le Pakistan dit avoir mené de nouvelles frappes dans l'est de l'Afghanistan
-
Séismes au Venezuela: déjà 1.450 morts, peu d'espoirs de retrouver des survivants
-
Les premiers congés de naissance démarrent: les parents se réjouissent, malgré quelques difficultés
-
Au Gabon, l'hostilité croissante du pouvoir envers les voix critiques
-
Pangolins, chimpanzés: le commerce illégal d'espèces sauvages prospère sur Facebook
-
Dans le Kordofan soudanais, une offensive paramilitaire se profile, la ville d'El-Obeid tremble
-
Coup de filet anticorruption en Irak, 47 responsables arrêtés
-
La princesse Kate gravit trois sommets en 24 heures pour une association d'aide aux malades du cancer
-
Mondial-2026: l'Allemagne, l'ombre d'un doute
-
Mondial: Pays-Bas contre Maroc, premier choc des 16e de finale
-
Wimbledon: Rybakina vise le trône de Sabalenka, Sinner veut lever les doutes
-
Volvic jugée coupable de "pratiques commerciales trompeuses"
-
Le Cap-Vert, îlot de tolérance pour une communauté LGBT+ de plus en plus ciblée en Afrique
-
Eau, loup, pesticides... Ce que contient le projet de loi d'urgence agricole
-
Turquie: des milliers de Kurdes demandent le libération du chef du PKK
-
Héros national et patrimoine: la Russie joue la carte du tourisme "patriotique"
-
Les Etats-Unis et l'Iran cessent les hostilités "pour le moment"
-
Pays-Bas-Maroc et Brésil-Japon, le Mondial-2026 à l'heure des premières affiches décisives
-
En route pour Downing Street, Andy Burnham va dévoiler sa potion de "choc" pour le Royaume-Uni
-
Gouvernance du sport et dérives du foot: un autre match s'ouvre à l'Assemblée
-
Loi d'urgence agricole: dissensions en vue au Sénat, le gouvernement s'inquiète
-
Loi contre l'ultra fast fashion: adoption définitive en vue au Parlement
-
Commerce: pour éviter une confrontation, l'UE et la Chine tentent le dialogue
-
Mondial-2026: Le Canada premier qualifié pour les huitièmes de finale
-
Mondial-2026: un but tardif d'Eustaquio envoie le Canada en 8e
-
Près de Nancy, onze morts dans le crash d'un avion lors d'un baptême de parachutisme
-
Séismes au Venezuela: 1.450 morts, 189 immeubles entièrement écroulés
En Iran, les tapis persans à l'épreuve des sanctions
En Iran, les tapis persans faits main, un savoir-faire ancestral dont la finesse a contribué au rayonnement culturel du pays, luttent pour leur survie, fragilisés par les sanctions et la crise économique qui détournent les acheteurs.
Les tapis ont longtemps été pour l'Iran un produit d'exportation hors pétrole clé, générant plus de deux milliards de dollars de recettes à son apogée au début des années 1990.
Mais le secteur peine aujourd'hui à dépasser 40 millions de dollars car il ne s'est jamais remis du retour des sanctions américaines en 2018 qui l'a coupé du marché américain, son principal débouché.
Les Etats-Unis "représentaient plus de 70% des (exportations de) tapis persans", selon Zahra Kamani, directrice du Centre national du tapis, un organisme gouvernemental, interrogée par la télévision d'Etat.
L'an dernier, les tapis iraniens ont tout de même trouvé preneurs dans 55 pays, dont l'Allemagne, les Emirats arabes unis, le Japon et la Chine.
Mais ils sont désormais concurrencés par des imitations bas de gamme en provenance d'Inde, de Chine, du Népal et du Pakistan.
Bien plus compétitives, elles ont même envahi l'Iran et représentent une menace directe pour deux millions d'Iraniens qui vivent de la fabrication de tapis, selon Mme Kamani, en majorité des femmes et pour certaines pour l'équivalent de quelques dollars par jour.
"Ces importations nous font perdre des parts de marché", déplore Hamed Nabizadeh, un commerçant rencontré à Téhéran par l'AFP et qui possède une galerie.
Les touristes occidentaux, qui ramenaient autrefois d'Iran des tapis en guise de souvenirs, se sont réduits comme peau de chagrin en raison de la montée des tensions géopolitiques.
Les difficultés économiques à l'international et la dépréciation abyssale en Iran de la monnaie nationale qui favorise l'hyperinflation rendent les tapisseries artisanales inabordables.
- Tendances et réseaux sociaux -
"Même pour quelqu'un vivant en Europe, acheter un tapis en soie à 30.000 ou 40.000 dollars (environ 34.000 euros) est difficile et le transport pose problème pour les touristes", poursuit M. Nabizadeh.
Les responsables iraniens assurent qu'une relance du secteur est possible pour préserver un savoir-faire qui remonte en Perse à l'âge du bronze.
"Grâce à des accords récemment signés, nous essayons de promouvoir et de faciliter les exportations pour les commerçants iraniens", indiquait en juin le ministre du Commerce, Mohammad Atabak, cité par l'agence de presse gouvernementale Irna.
"J'ai toujours voulu des tapis tissés à la main pour ma dot", raconte à l'AFP Shima, une secrétaire de 31 ans qui habite Téhéran.
"Ma famille me l'avait promis", comme le veut la tradition en Iran lors d'un mariage. "Mais nous n'en avons pas les moyens", regrette la jeune femme qui se verra passer la bague au doigt dans quelques semaines.
"On s'est donc tourné vers des tapis fabriqués en usine", moins onéreux mais de qualité incomparable aux tapis tissés avec patience par des artisans.
En Iran, la tradition veut que "la mariée fournisse les tapis du foyer" mais "les familles les plus modestes renoncent parfois à en acheter", souligne Shima, qui préfère taire son patronyme.
Les tapis artisanaux doivent sans doute se réinventer, estime le vendeur Hamed Nabizadeh, qui préconise de ne "pas se cantonner aux motifs, formes" et matières traditionnels pour rester compétitifs et davantage coller aux "tendances".
Les tapis doivent s'adapter à l'air du temps, ajoute M. Nabizadeh, préconisant de "développer une marque forte" et d'"attirer les clients grâce aux réseaux sociaux".
O.Gutierrez--AT