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L'Inde et le Pakistan dans leur pire affrontement depuis 20 ans, au moins 38 morts
L'Inde et le Pakistan se sont violemment bombardés mercredi, faisant au moins 26 morts côté pakistanais et 12 côté indien, la confrontation militaire la plus grave entre les deux pays depuis deux décennies.
Depuis que des tireurs ont abattu 26 hommes au Cachemire indien le 22 avril, le feu couvait entre les deux puissances nucléaires, rivales depuis leur partition en 1947.
L'escalade des tensions a viré à l'affrontement militaire dans la nuit de mardi à mercredi -- déclenchant aussitôt les propositions de médiation de Pékin et de Londres, tandis que l'ONU, Moscou, Washington et Paris appelaient à la retenue.
Les deux armées ont échangé des tirs d'artillerie le long de leur frontière contestée au Cachemire, après des frappes indiennes sur le sol pakistanais en représailles à l'attentat de Pahalgam.
Les missiles indiens qui ont plu sur six villes au Cachemire et au Pendjab pakistanais et les échanges de tirs qui ont suivi ont tué au moins 26 civils et en ont blessé 46 autres, a indiqué le porte-parole de l'armée d'Islamabad, le lieutenant-général Ahmed Chaudhry.
Ces tirs ont également endommagé le barrage hydroélectrique de Neelum-Jhelum, a-t-il ajouté.
- Avions au sol -
L'Inde a pour sa part fait état d'au moins 12 morts et 38 blessés dans le village cachemiri indien de Poonch (nord-ouest) lors des tirs d'artillerie.
Engagée dans la nuit, la bataille s'est poursuivie le matin autour de la localité, cible de nombreux obus pakistanais, selon des journalistes de l'AFP.
"Nous avons été réveillés par des tirs (...) j'ai vu des obus tomber (...) j'ai eu peur que le toit ne s'écroule", a rapporté à l'agence Press Trust of India (PTI) un habitant de Poonch, Farooq.
De violentes explosions ont aussi secoué plus tôt dans la nuit les alentours de Srinagar, la principale ville de la partie indienne du Cachemire.
De l'autre côté de la frontière de facto au Cachemire, Mohammed Salman, qui vit près d'une mosquée visée par des missiles indiens à Muzaffarabad a raconté à l'AFP la "panique partout". "Il y a eu des bruits terribles dans la nuit", lâche-t-il.
"Nous allons vers des zones plus sûres, nous sommes sans abri maintenant", se lamente Tariq Mir, 24 ans, touché à la jambe par des éclats d'obus.
Dans la même villes, des observateurs militaires des Nations unies déployés dans la zone disputée inspectaient les dégâts.
Le sort de leurs pilotes n'a pas été précisé, alors que nombre des zones touchées par les tirs et les frappes ne sont pas accessibles à la presse.
Le Comité de la sécurité nationale, convoqué uniquement pour les urgences extrêmes à Islamabad, a réclamé que le monde fasse "rendre des comptes" à l'Inde, tandis que son allié, Ankara, a pointé du doigt New Delhi.
"L'attaque conduite la nuit dernière par l'Inde fait courir le risque d'une guerre totale", a dit le ministère turc des Affaires étrangères.
Sitôt après l'attentat de Pahalgam, l'Inde avait mis en cause le Pakistan, qui a démenti toute responsabilité.
- "Un grand boum" -
L'un des sites ciblés dans la nuit par l'armée indienne est la mosquée Subhan, à Bahawalpur, dans le Pendjab pakistanais, liée selon le renseignement indien à des groupes proches du mouvement jihadiste Lashkar-e-Taiba (LeT).
L'Inde accuse ce groupe, soupçonné des attaques qui avaient fait 166 morts à Bombay en 2008, d'avoir mené l'attaque du 22 avril.
Au Pendjab pakistanais, Mohammed Khourram, un habitant de Mouridke, une autre ville visée, a raconté à l'AFP avoir entendu "un grand boum, très bizarre".
"J'ai eu très peur, comme si c'était un tremblement de terre. Puis un missile est arrivé et a frappé, et un second une minute après, trois ou quatre ont suivi pendant les trois ou quatre minutes suivantes", a-t-il poursuivi.
Les représailles indiennes ont été accueillies avec satisfaction dans les rues de New Delhi.
Le Premier ministre Narendra Modi "a vengé les morts (du 22 avril)", s'est réjoui auprès de l'AFP G.B. Rajakumar, un chauffeur de la capitale.
"Nous sommes très fiers de notre armée qui a riposté en pleine nuit. Tant que l'Inde se comportera comme ça, nous continuerons à nous battre", a lancé à l'AFP Mohamed Moudassir, un habitant de Karachi, sur la côte pakistanaise.
Quelques heures après le déclenchement des hostilités d'ampleur, pour Praveen Donthi, du centre de réflexion International Crisis Group (ICG), "l'escalade a atteint un niveau supérieur à celui de la dernière crise survenue en 2019, avec des conséquences potentielles terribles".
- Guerre de l'eau -
Cette année-là, New Delhi avait frappé le sol pakistanais après une attaque meurtrière contre un de ses convois militaires au Cachemire.
La porte-parole de l'armée indienne a assuré que les cibles visées mercredi avaient été "choisies pour éviter tout dommage aux infrastructures civiles ou toutes pertes civiles".
New Delhi doit accueillir mercredi le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, qui était lundi à Islamabad pour une médiation.
Mardi soir, Narendra Modi avait annoncé son intention de "couper l'eau" des fleuves qui prennent leur source en Inde et irriguent le Pakistan - une menace impossible à mettre à exécution à court terme, selon les experts.
Dès le lendemain de l'attentat, l'Inde s'était retiré du traité de partage des eaux signé en 1960 avec son voisin.
Mardi, le Pakistan l'avait accusé de modifier le débit du fleuve Chenab, l'un des trois placés sous son contrôle selon ce traité.
burs-pa/jma/ybl
A.Clark--AT