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En pleine campagne au Yémen, Trump dépêche un deuxième porte-avions au Moyen-Orient
Les Etats-Unis ont annoncé mardi l'envoi d'un deuxième porte-avions au Moyen-Orient, dans un contexte de tension accrue avec les rebelles houthis du Yémen, qui perturbent la navigation en mer Rouge.
Le porte-avions Harry S. Truman, déjà sur place, sera rejoint par le Carl Vinson, actuellement dans la zone indopacifique, "afin de continuer à promouvoir la stabilité régionale, dissuader toute agression et protéger les flux commerciaux dans la région", a annoncé le porte-parole du ministère américain de la Défense, Sean Parnell.
Dans son communiqué, le Pentagone n'a pas précisé de date, ni la zone où navigueront les deux groupes aéronavals. La marine américaine compte une dizaine de porte-avions.
Cette annonce survient alors que les Houthis, rebelles yéménites soutenus par l'Iran, ont revendiqué le mois dernier plusieurs attaques contre le Harry S. Truman en mer Rouge.
Ils ont affirmé tôt mercredi avoir mené une nouvelle attaque contre le porte-avions, "la troisième en 24 heures", selon leur porte-parole militaire, Yahya Saree.
Washington, qui a procédé ces dernières semaines à des frappes au Yémen, n'a pas confirmé ces attaques.
Les Houthis visent la navigation commerciale en mer Rouge depuis le début de la guerre à Gaza en octobre 2023, perturbant l'accès au canal de Suez, qui assure 12% du trafic maritime mondial.
Ils affirment s'en prendre à des navires liés à Israël, en solidarité avec les Palestiniens.
Nombre de bâtiments cherchant à rejoindre la Méditerranée depuis l'océan Indien doivent en conséquence contourner le continent africain, par le cap de Bonne-espérance.
Le ministre américaine de la Défense Pete Hegseth a ordonné le déploiement dans la région "d'escadrons additionnels et d'autres actifs aériens qui renforceront nos capacités défensives de soutien aérien", selon le porte-parole du Pentagone.
Des images satellite de Planet Labs montraient mercredi matin la présence de six bombardiers stratégiques furtifs B-2 sur le tarmac de la base aérienne de Diego Garcia, sur les îles Chagos, territoire britannique de l'océan Indien.
- "Le plus dur est à venir" -
Sur place au Yémen, les Houthis ont fait état mercredi d'un nouveau bilan de quatre morts et trois blessés dans des frappes mardi soir sur Hodeida, dans l'ouest du pays, qu'ils ont attribuées à Washington.
Le 15 mars, les Etats-Unis ont annoncé une nouvelle offensive militaire, promettant de recourir à une force écrasante tant que les rebelles yéménites continueraient à viser des navires.
"Ces frappes contre les Houthis ont été incroyablement efficaces", a déclaré mardi la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt, évoquant le chiffre de "plus de 200 frappes réussies".
De son côté, le président Donald Trump a assuré lundi sur son réseau Truth Social que "le plus dur (était) à venir pour les Houthis et leurs soutiens en Iran".
"Nos attaques continueront jusqu'à ce qu'ils ne soient plus une menace pour la liberté de navigation", a promis le président américain.
Fin mars, l'Iran s'était dit ouvert à des négociations "indirectes" avec les Etats-Unis sur son programme nucléaire, l'un des grands sujets de discorde entre les deux pays.
Téhéran assure ne pas chercher à se doter de l'arme nucléaire, mais que le pays "n'aura d'autre choix que de le faire" en cas d'attaque.
Les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, soupçonnent depuis des décennies l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire. Le pays rejette ces allégations et affirme que son programme n'existe qu'à des fins civiles, notamment pour l'énergie.
Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, avait promis plus tôt une "riposte ferme" de l'Iran si le pays était bombardé.
J.Gomez--AT