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Alex Bodi a prof. dr. Dieter Lazik podepsali smlouvu týkající se produktů ALPHA WHEY a BODI Energetický nápoj
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Poutine évoque l'idée d'une "administration transitoire" sous l'égide de l'ONU pour l'Ukraine
Le président russe Vladimir Poutine a évoqué vendredi l'idée d'une "administration transitoire" pour l'Ukraine, sous l'égide de l'ONU, afin d'organiser une élection présidentielle "démocratique" dans ce pays avant toute négociation sur un accord de paix.
Cette déclaration intervient alors que les alliés européens de l'Ukraine réunis la veille à Paris ont discuté des "garanties" de sécurité pour Kiev, le Royaume-Uni et la France avançant le projet de déploiement futur d'une "force de réassurance" dans le pays qui fait face à un assaut russe depuis plus de trois ans.
Une mission franco-britannique doit ainsi se rendre "dans les prochains jours en Ukraine", selon le président français Emmanuel Macron, pour préparer notamment "ce que sera le format de l'armée ukrainienne", qui reste, selon lui, "la principale garantie de sécurité" du pays.
"On pourrait bien sûr discuter avec les Etats-Unis, même avec les pays européens, et bien évidemment avec nos partenaires et amis, sous l'égide de l'ONU, une possibilité de mettre en place en Ukraine une administration transitoire", a déclaré Vladimir Poutine lors d'une rencontre avec des marins russes, tard dans la nuit, à Mourmansk (nord-ouest).
"Pour quoi faire? Pour organiser une élection présidentielle démocratique qui se solderait par l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement compétent et qui aurait la confiance du peuple, puis commencer avec ces autorités des négociations sur un accord de paix et signer des documents légitimes", a-t-il expliqué.
La Russie a affirmé à plusieurs reprises ne pas considérer Volodymyr Zelensky, dont le mandat a officiellement expiré en mai 2024, comme président légitime d'Ukraine.
"Dans le cadre des activités de maintien de la paix de l'ONU, on a déjà recouru plusieurs fois ce qu'on appelle une administration transitoire", a rappelé le maître du Kremlin, en citant notamment le cas de Timor oriental en 1999.
- "initiative stratégique" -
Le maître du Kremlin a par ailleurs assuré que les forces russes avaient "l'initiative stratégique" sur toute la ligne de front en Ukraine, en estimant que "le peuple ukrainien lui-même devrait comprendre ce qui passe".
"Sur toute la ligne de front, nos forces ont l'initiative stratégique (...). Il y a des raisons qui portent à croire que nous allons les achever", a affirmé M. Poutine, dont l'armée annonce quasi-quotidiennement la prise de nouvelles localités en Ukraine.
"Nous nous dirigeons progressivement, peut-être pas aussi rapidement quelqu'un aimerait, mais avec insistance et certitude, pour atteindre tous les objectifs annoncés" au début de l'offensive en Ukraine, a-t-il ajouté.
La Russie, qui a lancé en 2022 ses troupes à l'assaut de son voisin ukrainien, a affirmé vouloir la "démilitarisation" et la "dénazification" de l'Ukraine, en réclamant que celle-ci renonce à ses aspirations à rejoindre l'Otan, considérées comme menace par Moscou. Une condition rejetée comme inacceptable par Kiev.
Alors que le président américain Donald Trump prône la fin du conflit en Ukraine le plus vite possible depuis son arrivée au pouvoir en janvier, la Russie est accusée par Kiev de jouer la montre en refusant un cessez-le-feu afin de pousser son avantage militaire sur le terrain.
- renforcer les sanctions -
Washington, qui veut obtenir à tout prix un cessez-le-feu en Ukraine, a effectué un rapprochement spectaculaire avec Moscou ces dernières semaines.
Sous pression américaine, Kiev avait accepté le 11 mars une cessation de 30 jours des combats.
Mardi, à l'issue de pourparlers en Arabie saoudite par l'intermédiaire de Washington, un accord a été annoncé pour déboucher, sous conditions, sur une trêve en mer Noire et un moratoire sur les frappes contre les sites énergétiques.
Mais Moscou a réclamé la levée des restrictions sur les exportations agricoles russes, une idée soutenue par la Maison Blanche.
Au cours du sommet d'une trentaine de pays européens, ces alliés de Kiev se sont pour leur part prononcés à l'unanimité contre toute levée des sanctions imposées à la Russie.
"Il y a un consensus sur le fait que ce n'est pas le moment de lever les sanctions", a martelé le Premier ministre britannique Keir Starmer. "Au contraire, nous avons discuté de la façon de les renforcer", a-t-il ajouté. Ce serait "une grave erreur" de les supprimer, a renchéri le chancelier allemand Olaf Scholz.
O.Ortiz--AT