-
Wimbledon: Djokovic malmené par Rinderknech, Sinner facile
-
Colis piégé à Monaco: la justice à la recherche d'une ukrainienne de 39 ans
-
Sécurité de leur fille: le mari d'Adriana Karembeu porte plainte contre l'ex-mannequin et Marc Lavoine
-
Les prix alimentaires reculent, mais El Niño menace
-
Tour de France: Pogacar, Vingegaard, Seixas, chaud devant!
-
Juin 2026 a été le plus chaud mois de juin jamais enregistré en France
-
Nuñez "inquiet" de la précocité des feux, celui de l'Aude enfin fixé
-
Mondial: de 1998 à 2026, France-Paraguay, une affaire en or ?
-
Allemagne: coup d'envoi d'une mobilisation sociale dans l'automobile
-
Contrôle aux frontières: l'UE reconnaît qu'il y a "beaucoup à faire" pour mettre fin aux queues dans les aéroports
-
Tensions commerciales : le dialogue avec la Chine "doit porter ses fruits", prévient l'UE
-
La climatisation contre une bonne isolation, ce que disent les normes de construction
-
Campings incendiés et vacanciers sinistrés: "On a un short et des claquettes"
-
L'Afrique du Sud fustige l'ancien président Zuma pour sa rencontre avec Gupta, accusé de corruption
-
Retrait provisoire de Jimmy Mohamed de France Télé
-
GPA: la Cour de cassation décrète qu'une filiation établie par un tribunal étranger doit être reconnue
-
Inflation: le reflux des prix de l'énergie "facilite la tâche" de la BCE, selon le gouverneur
-
Madonna, retour en grâce et en club avec "Confessions II"
-
Canicule de juin: 35°C dépassés pour plus des deux tiers des habitants en Europe, selon une analyse AFP
-
Soudan : "alerte rouge" de l'ONU face à la "catastrophe" d'El-Obeid
-
Tour de France: le grand retour du chrono par équipes, une "fusée à étages"
-
En Inde, haro sur deux applications accusées de paralyser les tricycles électriques
-
Mondial-2026: le Cap-Vert face à la montagne argentine, la chaleur s'abat sur les stades
-
La centrale nucléaire de Golfech reconnectée au réseau après un arrêt pendant la canicule
-
Fibre Excellence: Matthieu Pigasse a déposé une offre de reprise
-
Le roi du Cambodge rentre de Chine après un traitement contre le cancer
-
Pendragon, "le coup d'après" des robots terrestres de combat
-
La RoboCup ou le charme discret du football robotique
-
Effervescence autour du mariage à New York de Taylor Swift et Travis Kelce
-
Au Brésil, la famille Bolsonaro se déchire avant la présidentielle
-
Canicule: le ministre du Travail souhaite des mesures pour protéger les livreurs
-
La dette française, plutôt pour financer les missiles que le social, dit le patron de Bpifrance
-
La Bourse de Paris en retrait malgré les anticipations d'une Fed moins restrictive
-
Au Venezuela, huit jours après le double séisme, les derniers signes de vie
-
PFAS dans l'eau du robinet: depuis un an, collectivités et habitants s'adaptent
-
Tentative d'assassinat à Monaco: une femme ukrainienne recherchée (Interpol)
-
Les Afghans expulsés du Pakistan, sans-papiers dans leur pays d'origine
-
Au Parlement, l'IA fera-t-elle bientôt la loi?
-
La canicule de juin a causé au moins 2.000 décès, en majorité des personnes âgées, selon un premier bilan
-
PFAS dans l'eau du robinet: les habitants veulent des dépistages sanguins, comme en Belgique
-
Course à l'IA: les objectifs climatiques de Google et Amazon s'éloignent encore
-
Gaz à effet de serre: comment sont déclarées (et vérifiées) les émissions des industriels européens
-
La Fonderie de Bretagne placée en redressement judiciaire
-
L'avortement au Kenya, un tabou qui tue des milliers de femmes
-
La Cour suprême étend encore les pouvoirs présidentiels mais frustre Trump de ses objectifs fétiches
-
Au Tadjikistan, des prénoms sous contrôle de l'Etat
-
Climat: face aux submersions, l'île d'Oléron ravive ses marais salants
-
Le réseau électrique français se rafraichit en vue des futures canicules
-
"Le prince de Dubaï", nouveau visage de l'escroquerie sentimentale
-
La moitié est des Etats-Unis sous une chaleur "atroce"
Un procès exceptionnel d'opposants au président Saied s'ouvre à Tunis
Le procès de dizaines de personnes accusées de "complot" contre l'Etat, dont de grands noms de l'opposition au président Kais Saied, s'est ouvert mardi à Tunis, une affaire d'exception dénoncée comme visant à étouffer toute contestation par les militants des droits humains.
"Libertés, libertés, Ô justice aux ordres", ont scandé des proches des accusés dans la salle comble en brandissant leurs portraits, selon une journaliste de l'AFP sur place.
L'audience s'est ouverte en l'absence des accusés en détention, dont les autorités judiciaires ont décidé qu'ils comparaîtraient par visioconférence. Une mesure vivement dénoncée par la défense.
Responsables de partis, avocats, figures des affaires et des médias: une quarantaine de personnes en tout sont poursuivies pour "complot contre la sûreté intérieure et extérieure de l'Etat" et "adhésion à un groupe terroriste".
Ces accusations sont passibles de lourdes peines de prison et jusqu'à la peine capitale.
Il est reproché à un certain nombre de mis en cause, selon la défense, d'avoir eu des contacts jugés suspects avec des diplomates.
Le procès est hors norme par son ampleur et par l'identité des personnes poursuivies, dont beaucoup sont des visages familiers en Tunisie, vétérans du militantisme et habitués des plateaux télévisés.
L'un d'eux, le juriste Jawhar Ben Mbarek, actuellement en détention, a fustigé un "harcèlement judiciaire" ayant pour but "l'élimination méthodique des voix critiques" en Tunisie.
Depuis le coup de force du président Saied à l'été 2021, par lequel il s'est octroyé les pleins pouvoirs, défenseurs des droits humains et opposants dénoncent la régression des droits et libertés dans le pays qui avait lancé le "Printemps arabe" en 2011.
- "Injuste" -
"C'est un procès injuste de personnalités en vue en Tunisie, connues pour leur pacifisme et leur respect de la loi", a dit à l'AFP l'opposant historique Ahmed Néjib Chebbi, chef du Front du salut national, principale coalition d'opposition au président Kais Saied.
Lui-même est mis en cause dans ce procès mais en liberté, contrairement à son frère Issam Chebbi, un chef de parti en détention.
Pour l'avocat Samir Dilou, il y a bien complot dans cette affaire, mais "un complot du pouvoir contre l'opposition", affirme-t-il à l'AFP.
Parmi les accusés les plus connus figurent un ancien haut responsable du parti islamiste Ennahdha, Abdelhamid Jelassi, les militants Khayam Turki et Chaïma Issa et l'homme d'affaires Kamel Eltaïef.
L'ex-députée et militante féministe Bochra Belhaj Hmida, qui se trouve en France, en fait aussi partie.
L'avocat français Christian Charrière-Bournazel, qui défend certains des accusés, évoque un "dossier surprenant".
"Il n'y a pas d'élément qui justifie un complot contre la sûreté de l'Etat", affirme-t-il à l'AFP.
La défense assure en effet que le dossier est "vide" et repose notamment sur des témoignages anonymisés.
- "Terroristes" -
Plusieurs des accusés ont été interpellés lors d'un coup de filet dans les rangs de l'opposition en 2023. Le président Saied les avait alors qualifiés de "terroristes".
Dimanche, en visite dans les rues de la capitale, il a affirmé à une Tunisienne qui l'interpellait sur ses fils emprisonnés - sans lien avec le procès des opposants - qu'il n'intervenait "jamais" dans les affaires de justice.
"Que cela soit clair pour tout le monde", a-t-il lancé.
Plusieurs des accusés sont en détention, une partie en liberté et les autres en fuite à l'étranger.
D'autres opposants et personnalités politiques ont récemment été condamnés à de lourdes peines de prison, comme Rached Ghannouchi, chef d'Ennahdha et ancien président du Parlement, qui a écopé de 22 ans pour "atteinte à la sûreté de l'Etat".
Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a dénoncé la "persécution des opposants" en Tunisie, estimant que nombre d'entre eux faisaient "l'objet d'accusations vagues et larges après avoir vraisemblablement exercé leurs droits et libertés".
La Tunisie a dit sa "profonde stupéfaction" après ces critiques, assurant que les mis en cause l'avaient été pour "des crimes de droit commun qui n'ont aucun lien avec leur activité partisane, politique ou médiatique".
H.Romero--AT