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Ligue des champions: la fusée PSG en orbite mais gare au retour sur Terre à Anfield
Le PSG peut à nouveau viser la Lune, fort de trois prestations impressionnantes d'affilée en Ligue des champions comme mercredi contre Liverpool (2-0), mais devra prendre garde à ne pas redescendre sur Terre mardi prochain à Anfield pour rallier les demi-finales.
Pendant une heure et demie, encore davantage que contre Chelsea (5-2, 3-0), les Parisiens ont fait bien plus que ramener les Reds à leurs insuffisances du moment: ils ont joué avec eux comme un chat joue avec sa nourriture.
Nombre d'actions collectives supersoniques et virtuoses ont placé Liverpool "en mode survie", comme l'a reconnu son entraîneur Arne Slot, avant de préciser: "On pensait qu'on pouvait les presser, mais ce sont les moments où on s'est fait transpercer. C'est compliqué de les jouer que ce soit en jouant haut ou bas".
En inscrivant deux buts signés Désiré Doué et Khvicha Kvaratskhelia, Paris a laissé une impression de facilité qui laisse peu de place au doute en vue du retour. Sauf que... Le PSG aurait dû disposer d'un matelas encore plus confortable au vu de la physionomie du match.
"Dommage", c'est d'ailleurs le mot qui est ressorti de la conférence de presse de l'entraîneur Luis Enrique, dans la foulée d'une performance pourtant stratosphérique. Habitué à repousser les nuances apportées par les journalistes, l'Espagnol n'a cette fois-ci pas barguigné: oui, le PSG aurait dû tuer la double confrontation bien plus qu'il ne l'a fait.
- Liverpool "encore en vie" -
"C'est dommage parce qu'en deuxième mi-temps on s'est créé beaucoup d'occasions et on aurait pu mettre encore plus de buts", a regretté Luis Enrique. "Pas de frustration, c'est le foot, il faut l'accepter".
"Paris a été de loin la meilleure équipe et aurait dû mettre bien plus que deux buts", a aussi reconnu Arne Slot, qui a pu lâcher: "On est encore en vie".
Un face à face perdu par Désiré Doué, un tir mollasson puis un autre hors cadre d'Ousmane Dembélé ou encore un contrôle manqué de Nuno Mendes tout proche du but ont privé Paris de la très large victoire qu'il méritait.
"Il y a toujours une part de satisfaction quand on gagne 2-0, mais on est aussi un petit peu frustrés, parce que quand on a des occasions claires comme on les a eues, c'est mieux d'aller à Anfield avec trois, quatre" buts d'avance, a confié Warren Zaïre-Emery, qui avait lui-même un but au bout du pied avant d'être repris de justesse par Ibrahima Konaté.
- Confiance accumulée -
Le retour mardi prochain dans le stade mythique de Liverpool est déjà dans toutes les têtes. "Anfield nous apporte beaucoup. Après le déplacement à Galatasaray (perdu 1-0, NDLR), les journalistes n'étaient pas positifs et puis à Anfield on a fait le meilleur match de notre saison" (4-0), a expliqué Arne Slot.
"Ce sera difficile, aller jouer à Anfield, je l'ai fait beaucoup de fois en tant que joueur et entraîneur, on va souffrir", a averti de son côté Luis Enrique.
L'entraîneur parisien a aussi demandé que son équipe reste fidèle à sa philosophie offensive: "Il faut gagner ce match, marquer des buts, on ne pense pas à défendre un résultat, ce n'est pas notre façon de voir le foot".
Marqué au fer rouge, Arne Slot, lui, se préparait déjà à un casse-tête: "Hakimi, Mendes, les milieux... il faut être compacts, ne pas leur donner d'espace. Pas facile de jouer contre eux, il se passe tellement de choses."
Le PSG reste l'immense favori pour se qualifier pour les demi-finales. La saison dernière, le PSG était allé à Anfield plombé par un déficit d'un but (malgré une performance déjà dominante au Parc des Princes) et s'y était qualifié aux tirs aux buts en faisant preuve d'une grande maturité.
La confiance accumulée l'an dernier et à nouveau depuis quelques semaines devrait agir comme un aiguillon précieux pour le PSG, si d'aventure Anfield devait se transformer en fournaise...
D.Johnson--AT