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Friedrich Merz, un millionnaire au seuil de la chancellerie
Il a beau sourire beaucoup, de plus en plus, les Allemands ont du mal à fondre pour lui: le favori pour le poste de futur chancelier, Friedrich Merz, est un conservateur de la vieille école qui peine à se défaire de son image de millionnaire hautain.
Le chef de file des conservateurs CDU/CSU, connu pour s'échauffer facilement, a essayé de renvoyer une image d'élu accessible lors de la campagne électorale en vue des législatives du 23 février.
Lors d'un "petit déjeuner" dans sa ville natale de Brilon, bière à la main, il s'enflamme pour sa région du Haut-Sauerland. Dans une vidéo sur Instagram, on le voit attablé dans un Mac Donald's, pour dit-il, "prendre des forces" avant un duel télévisé avec le chancelier Olaf Scholz.
Le député de 69 ans, ancien rival malheureux d'Angela Merkel, reste pourtant mal aimé et pointe toujours derrière le chef de file des écologistes et même derrière son allié bavarois Markus Söder dans le baromètre de popularité de la télévision publique ZDF. Motif de consolation, il devance Olaf Scholz.
- Flirt avec l'AfD ? -
Friedrich Merz, pilote à ses heures et propriétaire d'un jet privé, n'en est pas moins à deux pas du poste suprême, son camp chrétien-démocrate restant nettement en tête des intentions de votes avec au moins 30%, devant l'Alternative pour l'Allemagne avec 20% (AfD, extrême droite).
Le chef des conservateurs prêche un retour aux "valeurs traditionnelles" et un renversement complet de la politique migratoire héritée de l'ancienne chancelière Angela Merkel (2005-2021).
Friedrich Merz a brisé un tabou d'après guerre en Allemagne qui voyait les partis traditionnels s'interdire toute coopération avec l'extrême droite, en faisant adopter fin janvier avec les voix de l'AfD une résolution non contraignante sur le droit d'asile.
Il n'en martèle pas moins exclure toute coopération gouvernementale avec cette formation.
Depuis qu'il a pris les rênes du parti conservateur en janvier 2022, Merz a voulu tirer un trait sur les années de centrisme d'Angela Merkel.
Cette dernière l'avait écarté en 2002 du poste stratégique de président du groupe parlementaire CDU, le conduisant à se reconvertir dans la finance en 2009, notamment chez BlackRock, l'un des plus gros gestionnaires d'actifs au monde.
- "Etre fier" de l'Allemagne -
Atlantiste convaincu, il s'est engagé à ouvrir "un nouveau chapitre" avec les États-Unis de Donald Trump, tout en plaidant pour une "Europe unie" face au président américain.
L'un de ses slogans de campagne - "une Allemagne dont nous pouvons de nouveau être fiers" après deux récessions successives dans le pays - fait écho à celui de Trump visant à "rendre sa grandeur à l'Amérique".
Il n'en est pas moins fervent partisan déclaré de l'aide militaire à l'Ukraine contre l'invasion russe. Pro-européen, il lorgne autant vers la Pologne que vers la France pour faire avancer l'UE, persuadé que l'équilibre des forces en Europe s'est déplacé vers l'Est. Cela pourrait marquer une inflexion avec ses prédécesseurs à la chancellerie.
Ce catholique, marié à une juriste et père de trois enfants, s'est prononcé contre la parité entre femmes et hommes dans un gouvernement sous sa direction. Son parti a dit vouloir annuler la récente loi visant à faciliter le changement de genre.
Ces positions sont "la réponse de la CDU au succès de l'AfD", qui séduit avec ses positions "anti-woke" et hostiles aux étrangers, analyse l'hebdomadaire Die Zeit.
Côté économie, Friedrich Merz, libéral convaincu, veut réduire les impôts des entreprises et la bureaucratie et durcir les conditions de l'aide sociale.
"Le travail doit redevenir un plaisir", plaide-t-il sans relâche, tout en excluant la moindre augmentation du salaire minimum.
Ses adversaires sociaux-démocrates pointent régulièrement l'inexpérience de l'élu qui n'a encore assuré aucune fonction gouvernementale, enchaînant les mandats de député allemand ou européen.
Ils raillent aussi "l'anachronisme" de ce "représentant de la République de Bonn", ancienne capitale de l'Allemagne de l'ouest, rappelle Jacob Ross, du centre de réflexion allemand DGAP.
Mais "beaucoup de gens aspirent actuellement à retrouver la stabilité des années 1980", indique à l'AFP le politologue, qui y voit finalement un atout pour les ambitions du candidat Merz.
N.Mitchell--AT