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RDC: pour mettre la pression sur le Rwanda, les Européens face au dilemme des sanctions
Face à l'escalade militaire dans l'est de la RDC, où le groupe armé M23 et les forces rwandaises continuent à progresser, les Européens hésitent sur des sanctions pour renforcer la pression sur Kigali.
Si de nombreuses capitales européennes ont condamné l'offensive éclair qui a conduit à la prise de Goma, la grande ville de l'Est congolais, elles cherchent encore une réponse coordonnée après l'échec de la médiation angolaise pour le compte de l'Union africaine.
Le 25 janvier, l'Union européenne (UE) a brandi la menace de sanctions réclamées à cor et à cri par Kinshasa, affirmant qu'elle "examinera tous les outils à sa disposition afin de demander des comptes aux responsables du maintien du conflit".
Les dirigeants des Vingt-Sept espèrent ainsi négocier un cessez-le-feu rapide, avant une hypothétique reprise du dialogue.
La Belgique "joue un rôle moteur pour convaincre de sévir tous azimuts contre le Rwanda", souligne à l'AFP un diplomate en poste dans la région des Grands Lacs.
Bernard Quintin, ministre belge des Affaires étrangères, a affirmé cette semaine avoir appelé ses homologues européens à des "mesures concrètes", seul moyen selon lui d'avoir un "impact significatif", lors d'une réunion à Bruxelles.
De nouvelles sanctions ciblées (gels d'avoirs, interdiction de voyager...) sont à l'étude - plusieurs visent déjà des responsables du M23 et des officiers rwandais impliqués en RDC.
- "Processus lent" -
Mais c'est un "processus lent, lourd", qui nécessite une adoption à l'unanimité du Conseil de l'UE, "et nous n'y sommes pas encore", confie un diplomate européen.
Parmi les autres options, la suspension du partenariat UE-Rwanda sur les matières premières critiques signé en février 2024.
Ce partenariat avait suscité l'ire du président congolais Félix Tshisekedi, qui accuse le Rwanda de vouloir faire main basse sur les ressources minières de l'Est congolais - ce que Kigali dément.
"C'est comme si l'Union européenne nous faisait la guerre par procuration", avait-il lancé, "tout le monde sait que le Rwanda n'a même pas un gramme de ces minerais dits +critiques+ dans son sous-sol".
Autre possibilité: revoir "la Facilité européenne pour la paix dite +Cabo Delgado+", qui prévoit un soutien financier pour le déploiement de l'armée rwandaise dans la lutte antijihadiste au Mozambique. Kigali avait reçu à ce titre une nouvelle aide de 20 millions d'euros en novembre.
Toutefois, de telles mesures sont loin de faire l'unanimité à ce stade, selon plusieurs sources.
L'une d'elles, à Bruxelles, estime que "de toutes façons, des sanctions n'auraient aucun effet sur le terrain. Il est déjà trop tard".
La France, qui entretient de bons rapports avec les deux pays impliqués, est très active sur le dossier et semble privilégier pour l'instant une "diplomatie de coulisses" plutôt que coercitive.
Emmanuel Macron s'est entretenu au téléphone avec les présidents Tshisekedi et le Rwandais Paul Kagame ainsi qu'avec leurs homologues de la région (Angola, Burundi, Ouganda...).
Son ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot s'est rendu à Kinshasa et Kigali jeudi et vendredi pour demander à nouveau le retrait des forces rwandaises de RDC et la cessation des hostilités.
- "Partenaire précieux" -
"Nous avons fait un gros travail de rapprochement depuis 2019 sur les questions mémorielles avec le Rwanda (la France a reconnu ses responsabilités "lourdes et accablantes" dans le génocide des Tutsis de 1994, ndlr), c'est devenu un partenaire important, personne ne veut se le mettre à dos", souligne par ailleurs une source française.
Londres a certes menacé de couper son aide au développement, mais d'autres hésitent à bousculer Paul Kagame, qui dirige son pays d'une main de fer tout en le développant à un rythme spectaculaire depuis 30 ans. Avec un rôle de leadership régional important aux plans économique, diplomatique et militaire.
"Le Rwanda est vu comme un partenaire sécuritaire précieux, un pays africain qui règle des problèmes africains" au Mozambique notamment, mais aussi en Centrafrique où ses soldats sont vus d'un bon oeil pour contrer l'influence russe de Wagner, rappelle-t-on à Bruxelles. C'est aussi l'un des principaux contributeurs aux missions de maintien de la paix de l'ONU dans le monde.
Si les Etats-Unis ont eux aussi évoqué des sanctions, l'arrivée de la nouvelle administration "ne facilite pas leur implication sur ce dossier, si tant est qu'ils aient envie de s'en saisir", ajoute la source française.
Quant au Conseil de sécurité de l'ONU, certains doutent qu'un consensus se dégage pour sévir contre Kigali, en raison de l'opposition probable de la Chine et de la Russie. Les pays africains siégeant au conseil (Algérie, Somalie, Sierra Leone) ont également opposé un blocage ces dernières semaines, refusant de citer nommément le Rwanda avant d'infléchir leur position.
Mercredi, le Congolais Tshisekedi a dénoncé le manque de soutien envers son pays. "Votre silence et votre inaction (...) constituent un affront", a-t-il accusé.
N.Walker--AT