-
Les librairies Gibert, victimes du marasme du livre, parient sur l'occasion
-
La Chine bloque le rachat par Meta de l'agent d'IA Manus
-
Accouchement sous X: un dispositif qui fait débat
-
Un Français risque la prison à Singapour pour avoir léché une paille
-
La Chine bloque l'acquisition par Meta de l'agent d'intelligence artificielle Manus
-
Un séisme de magnitude 6,1 secoue l'île japonaise d'Hokkaido
-
En Afghanistan, une montagne sableuse attire les fans de roulades et de parkour
-
Japon: une startup demande l'homologation d'un traitement rénal pour chats
-
PSG-Bayern: Kvaratskhelia et Olise, duel d'ailiers virevoltants
-
Kim Jong Un réaffirme son soutien à la "guerre sacrée" de la Russie en Ukraine
-
Pour éviter une pénurie, l’Inde diversifie ses approvisionnements pétroliers
-
Les Etats-Unis regardent ailleurs, la Corée du Nord en profite
-
Une "nouvelle puissance" pour sortir des énergies fossiles, assure l'hôte du sommet en Colombie
-
NBA: retour gagnant pour Wembanyama à Portland
-
Semaine cruciale de négociations à l'OMS sur les vaccins et pathogènes
-
Trump reçoit le roi Charles dans la foulée de l'attaque au gala de la presse
-
Genèse d'OpenAI: le duel judiciaire Musk-Altman s'ouvre en Californie
-
Audiovisuel public: le "rapport Alloncle" soumis au vote crucial de députés
-
Macron en Ariège puis en Andorre pour parler de réindustrialisation, santé et avortement
-
Le chef de la diplomatie iranienne reçu lundi par Poutine
-
Un technicien meurt lors du montage du concert de Shakira à Rio
-
Mali: situation critique après les attaques jihadiste et touareg
-
Top 14: Toulouse chute à domicile contre Clermont
-
Ligue 1: Tenu en échec par Nice, l'OM décroche
-
Ligue 1: l'OM toujours en plein marasme, suspense total pour l'Europe
-
Un attentat à la bombe fait 20 morts en Colombie, en proie à une vague de violences
-
Liège-Bastogne-Liège: Seixas, la jeunesse rayonnante de la Doyenne
-
L'Iran multiplie les consultations, sans discussions directes en vue avec les Etats-Unis
-
Liège-Bastogne-Liège: Continuons à "gagner jusqu'à ce que Seixas nous déruise tous", dit Pogacar
-
Ligue des champions féminine: l'OL Lyonnes plombé à Arsenal
-
Situation sécuritaire critique au Mali, les rebelles touareg à Kidal
-
Le chef de la diplomatie iranienne de retour au Pakistan, malgré l'absence des émissaires américains
-
Liège-Bastogne-Liège: Pogacar s'impose pour la 4e fois, Seixas épatant 2e
-
Gala de la presse: le suspect visait des responsables de l'administration Trump
-
Mali: le ministre de la Défense tué, l'armée poursuit les combats contre jihadistes et séparatistes touareg
-
MotoGP: Alex Marquez (Ducati-Gresini) remporte chez lui le Grand Prix d'Espagne
-
Ukraine: Zelensky accuse la Russie de "terrorisme nucléaire" 40 ans après Tchernobyl
-
Marathon de Londres: Sabastian Sawe sous la barre mythique des 2 heures
-
Vatican: 40 ans après Tchernobyl, le pape appelle à utiliser l'énergie atomique à des fins pacifiques
-
Marathon de Londres: le Kényan Sabastian Sawe premier homme de l'histoire sous les 2 heures
-
Réactions de dirigeants mondiaux aux coups de feu lors du gala de Washington
-
La diaspora tibétaine élit son Parlement, un vote condamné par la Chine
-
Au Japon, les omniprésents distributeurs de boissons sous pression de l'inflation
-
Au Soudan, ces civils devenus secouristes et fossoyeurs par la force des choses
-
Ukraine: à Slavoutytch, cité vestige de l'URSS, les déplacés de Tchernobyl accueillent ceux de l'invasion russe
-
A Jérusalem-Est, l'angoisse d'un quartier palestinien menacé d'expulsion
-
Tirs au gala de la presse avec Trump: ce que l'on sait
-
Cinq choses à savoir sur Tchernobyl, 40 ans après le désastre nucléaire
-
"A terre!" Comment le gala de la presse à Washington a tourné au chaos
-
Moyen-Orient: un émissaire iranien attendu au Pakistan malgré le faux départ des Américains
Le Parlement de Corée du Sud destitue le président Yoon
Les députés sud-coréens ont destitué samedi le président Yoon Suk Yeol, après sa tentative ratée d'imposer la loi martiale et de faire museler le Parlement par l'armée le 3 décembre.
Les dizaines de milliers de manifestants massés à l'extérieur de l'Assemblée nationale ont explosé de joie à l'annonce par le président de la chambre Woo Won-shik du résultat du vote: 204 voix pour la destitution, 85 contre, 3 abstentions et 8 bulletins invalides.
La motion de destitution devait recueillir au moins 200 voix sur 300 pour passer. L'opposition, qui dispose de 192 députés, a donc réussi à faire basculer dans son camp 12 des 108 élus du Parti du pouvoir au peuple (PPP), la formation de M. Yoon.
Le président est désormais suspendu, dans l'attente de la validation de sa destitution par la Cour constitutionnelle sous 180 jours. Le Premier ministre Han Duck-soo assure l'intérim.
"C'est une victoire du peuple et de la démocratie", s'est félicité Park Chan-dae, le chef de file des députés du Parti démocrate, la principale force d'opposition, juste après le vote.
- "Cerveau" de la rébellion -
L'imposition de la loi martiale "est une violation claire de la Constitution et une grave infraction à la loi", avait déclaré M. Park à la tribune avant le scrutin. "Yoon Suk Yeol est le cerveau de cette rébellion".
"Je vous demande instamment de voter en faveur de la destitution afin de laisser une leçon historique selon laquelle ceux qui détruisent l'ordre constitutionnel devront rendre des comptes", avait poursuivi M. Park. "Yoon Suk Yeol est le plus grand risque pour la République de Corée".
Le 7 décembre, une première motion de destitution avait échoué, la plupart des députés du Parti du pouvoir au peuple (PPP) de M. Yoon ayant quitté l'hémicycle pour empêcher le quorum d'être atteint.
- 200.000 manifestants -
A l'annonce de la destitution, les quelque 200.000 manifestants massés devant l'Assemblée nationale ont explosé de joie, dansant au son d'une k-pop assourdissante, s'embrassant parfois en larmes et agitant des bâtons lumineux, selon des journalistes de l'AFP sur place.
"N'est-il pas extraordinaire que nous, le peuple, ayons réalisé ceci ensemble?", s'est exclamée Choi Jung-ha, une manifestante de 52 ans.
Plusieurs milliers de partisans de M. Yoon se sont également rassemblés dans le centre de Séoul dans l'attente du résultat, brandissant des drapeaux sud-coréens et américains et réclamant l'arrestation des dirigeants d'opposition.
La Cour constitutionnelle a six mois pour confimer ou infirmer la décision du Parlement. Trois de ses neuf juges ayant pris leur retraite en octobre sans être remplacés à cause du blocage politique, les six restants devront prendre leur décision à l'unanimité.
Si la destitution est validée, une élection présidentielle anticipée aura lieu sous 60 jours.
"J'ai le coeur lourd. Je vais mobiliser toutes mes forces (...) pour assurer une gouvernance stable", a déclaré aux journalistes le Premier ministre et désormais président par intérim Han Duck-soo.
Chassé du pouvoir, visé par une enquête pénale pour "rébellion" et interdit de quitter le pays, Yoon Suk Yeol voit le filet judiciaire se resserrer sur lui et sur ses proches collaborateurs.
- Arrestations -
Vendredi, le parquet a annoncé l'arrestation du chef du commandement militaire de Séoul, et un tribunal a lancé des mandats d'arrêt contre le chefs de la police nationale et celui de la police de Séoul, citant un "risque de destruction de preuves".
L'ancien ministre de la Défense Kim Yong-hyun, considéré comme la personne ayant poussé le président à imposer la loi martiale, avait été le premier a être arrêté le 8 décembre. Il avait tenté deux jours plus tard de se suicider en détention.
Yoon Suk Yeol avait sidéré la Corée du Sud dans la nuit du 3 au 4 décembre en instaurant la loi martiale, une première en plus de quatre décennies dans le pays, et en envoyant l'armée au Parlement pour essayer d'empêcher les députés de se réunir.
Dans un hémicycle cerné par les forces spéciales, les députés avaient tout de même réussi à tenir une séance d'urgence et à voter un texte réclamant l'abolition de la loi martiale, auquel le président avait été constitutionnellement obligé d'obéir.
Yoon Suk Yeol, un ancien procureur entré sur le tard en politique et élu président en 2022, avait justifié son coup de force par son désir de "protéger la Corée du Sud libérale des menaces posées par les forces communistes nord-coréennes et éliminer les éléments hostiles à l'Etat", accusant le Parlement dominé par l'opposition de torpiller toutes ses initiatives et de bloquer le pays.
R.Lee--AT