-
Retrait provisoire de Jimmy Mohamed de France Télé
-
GPA: la Cour de cassation décrète qu'une filiation établie par un tribunal étranger doit être reconnue
-
Inflation: le reflux des prix de l'énergie "facilite la tâche" de la BCE, selon le gouverneur
-
Madonna, retour en grâce et en club avec "Confessions II"
-
Canicule de juin: 35°C dépassés pour plus des deux tiers des habitants en Europe, selon une analyse AFP
-
Soudan : "alerte rouge" de l'ONU face à la "catastrophe" d'El-Obeid
-
Tour de France: le grand retour du chrono par équipes, une "fusée à étages"
-
En Inde, haro sur deux applications accusées de paralyser les tricycles électriques
-
Mondial-2026: le Cap-Vert face à la montagne argentine, la chaleur s'abat sur les stades
-
La centrale nucléaire de Golfech reconnectée au réseau après un arrêt pendant la canicule
-
Fibre Excellence: Matthieu Pigasse a déposé une offre de reprise
-
Le roi du Cambodge rentre de Chine après un traitement contre le cancer
-
Pendragon, "le coup d'après" des robots terrestres de combat
-
La RoboCup ou le charme discret du football robotique
-
Effervescence autour du mariage à New York de Taylor Swift et Travis Kelce
-
Au Brésil, la famille Bolsonaro se déchire avant la présidentielle
-
Canicule: le ministre du Travail souhaite des mesures pour protéger les livreurs
-
La dette française, plutôt pour financer les missiles que le social, dit le patron de Bpifrance
-
La Bourse de Paris en retrait malgré les anticipations d'une Fed moins restrictive
-
Au Venezuela, huit jours après le double séisme, les derniers signes de vie
-
PFAS dans l'eau du robinet: depuis un an, collectivités et habitants s'adaptent
-
Tentative d'assassinat à Monaco: une femme ukrainienne recherchée (Interpol)
-
Les Afghans expulsés du Pakistan, sans-papiers dans leur pays d'origine
-
Au Parlement, l'IA fera-t-elle bientôt la loi?
-
La canicule de juin a causé au moins 2.000 décès, en majorité des personnes âgées, selon un premier bilan
-
PFAS dans l'eau du robinet: les habitants veulent des dépistages sanguins, comme en Belgique
-
Course à l'IA: les objectifs climatiques de Google et Amazon s'éloignent encore
-
Gaz à effet de serre: comment sont déclarées (et vérifiées) les émissions des industriels européens
-
La Fonderie de Bretagne placée en redressement judiciaire
-
L'avortement au Kenya, un tabou qui tue des milliers de femmes
-
La Cour suprême étend encore les pouvoirs présidentiels mais frustre Trump de ses objectifs fétiches
-
Au Tadjikistan, des prénoms sous contrôle de l'Etat
-
Climat: face aux submersions, l'île d'Oléron ravive ses marais salants
-
Le réseau électrique français se rafraichit en vue des futures canicules
-
"Le prince de Dubaï", nouveau visage de l'escroquerie sentimentale
-
La moitié est des Etats-Unis sous une chaleur "atroce"
-
Canicule au travail: la CGT veut un changement d'urgence de la loi, le gouvernement des accords par métier
-
Les incendies dans le Sud marquent le pas, Nuñez attendu dans l'Aude
-
Mondial-2026: la Suisse écarte l'Algérie et renoue avec les 8es
-
"Pas un musée" : un village slovaque classé par l'Unesco ploie sous le tourisme
-
Championnat des nations: les Bleus en lever de rideau face à la montagne All Black
-
Tour de France: Paul Seixas, un espoir français
-
Mondial-2026: Scaloni, ex-intérimaire, champion du monde, centenaire
-
Au moins 30 morts à Kiev dans les pires frappes russes sur la capitale ukrainienne
-
Le corps du guide suprême Khamenei est arrivé sur le lieu de ses funérailles à Téhéran
-
Mondial-2026: Ronaldo et Portugal survivent à la Croatie, l'Espagne les attend
-
A New York, le mariage de Taylor Swift et Travis Kelce est lancé
-
Un attentat dans un café de Damas fait neuf morts
-
Loi d'urgence agricole: le Sénat imprime ses marqueurs, inquiétudes sur l'avenir du texte
-
L'Iran va faire ses adieux à Khamenei, le guide suprême tué au début de la guerre
Sitôt Assad renversé, le débat sur les réfugiés syriens relancé en Europe
A peine le président Bachar al-Assad chassé du pouvoir, le débat sur l'accueil des réfugiés syriens a ressurgi lundi en Europe, plusieurs pays, dont l'Allemagne, annonçant un gel des procédures de demandes d'asile pour les exilés de ce pays.
Dans un contexte de forte progression des partis d'extrême droite aux récentes élections sur le continent, il n'aura pas fallu 48 heures aux gouvernements allemand, autrichien, suédois, danois, norvégien, belge, britannique et suisse pour décider de la suspension des demandes d'asile des ressortissants syriens.
Le gouvernement français envisage de leur emboîter le pas.
L'Allemagne, pays de l'UE qui accueille la plus importante diaspora syrienne - près d'un million de personnes -, a justifié cette décision par "l'incertitude" qui règne à Damas, a indiqué la ministre de l'Intérieur Nancy Faeser.
De nombreux Syriens qui ont trouvé refuge en Allemagne depuis la grande crise migratoire des années 2015-2016 "ont désormais enfin l'espoir de retourner dans leur patrie syrienne et de reconstruire leur pays", affirme la ministre social-démocrate.
Même si "les possibilités concrètes de retour ne sont pas encore prévisibles pour le moment", la situation restant "très confuse" et "volatile" sur place, a-t-elle nuancé.
Son homologue autrichien est allé plus loin, annonçant aussitôt "un programme de rapatriement et d'expulsion vers la Syrie". "La situation politique en Syrie a fondamentalement changé", a justifié Gerhard Karner.
Environ 7.300 dossiers en cours sont concernés par cette décision parmi les quelque 100.000 Syriens vivant en Autriche, l'un des pays qui en a accueilli le plus en Europe.
Le cas de ceux qui se sont déjà vu accorder l'asile va également être réexaminé. Le regroupement familial est de même suspendu.
- "Patience et vigilance" -
Le Haut-Commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR) a appelé à faire preuve "de patience et de vigilance" sur la question du retour des Syriens dans leur pays.
Mais dans une Allemagne en pleine campagne électorale en vue des législatives du 23 février, le débat bat déjà son plein : le député conservateur (CDU) Jens Spahn a proposé "d'affréter des avions" et d'allouer une prime de mille euros à "tous ceux qui veulent rentrer en Syrie".
Les principaux pays d'accueil des Syriens doivent planifier début 2025 une "conférence pour la reconstruction et le retour", a préconisé cet élu du parti de Friedrich Merz, favori pour succéder à Olaf Scholz à la chancellerie.
La CDU devance dans les intentions de vote le parti d'extrême droite AfD, dont l'entrée au Parlement, en 2017, a suivi la crise des réfugiés de 2015-2016.
"Quiconque célèbre la +Syrie libre+ en Allemagne n'a apparemment plus aucune raison de fuir" et "devrait retourner en Syrie immédiatement", a estimé Alice Weidel, cheffe de file de l'AfD.
Après avoir ouvert ses portes aux Syriens, l'Allemagne a depuis durci sa politique migratoire, sans arrêter la progression de ce parti hostile aux migrants, qui a remporté un scrutin régional pour la première fois en septembre.
En Autriche, l'extrême droite a remporté pour la première fois les législatives fin septembre.
- "Signal erroné" -
Alors que les intentions des rebelles islamistes qui ont chassé Bachar al-Assad du pouvoir restent floues, le Stuttgarter Zeitung suggère déjà à l'Union européenne de "soutenir le nouveau gouvernement de Damas en finançant la reconstruction et en organisant le retour ordonné des réfugiés".
Le président des communautés de communes allemandes, Achim Brötel, réclame lui des contrôles renforcés aux frontières pour empêcher les partisans de l'ancien régime de se réfugier en Allemagne, et ainsi pouvoir "rencontrer les familles de leurs victimes".
Amnesty International a fustigé le "signal totalement erroné" envoyé par Berlin avec le gel de l'examen des demandes d'asile, qui concerne selon l'ONG "près de 50.000 personnes".
"Le prix" d'une réévaluation de la situation à Damas "ne devrait pas être payé par ceux qui tentent depuis des années de se construire une nouvelle vie", déplore l'ONG.
Interrogé par l'AFP dans la pâtisserie berlinoise où il travaille, Mahmod Zaml affirme que "tous" les Syriens veulent "rentrer" pour "reconstruire" le pays.
Mais ils doivent "attendre un peu" pour vérifier que le pays soit "vraiment sûr à 100%", ajoute ce réfugié de 25 ans.
A.Clark--AT