-
Accor s'attaque à la croisière de luxe, avec "le plus grand voilier du monde"
-
Roquettes longue portée: l'alternative européenne se concrétise face au Himars américain
-
Uber ajoute la réservation d'hôtels, un pas de plus vers l'appli à tout faire
-
Magyar à Bruxelles pour tourner la page Orban
-
Fed: prise de parole très attendue de Powell, avant que Warsh n'entre en scène
-
Allemagne: le remorquage de la baleine échouée se poursuit au large du Danemark
-
Sophie Binet (CGT) exhorte le gouvernement à inscrire "au plus vite" la loi vie chère outre-mer à l'Assemblée
-
Le président du CA d'Engie déplore les "changements" brutaux "de position" de l'administration Trump
-
Mali: "le régime va tomber" et les Russes doivent partir, affirme à l'AFP le porte-parole des rebelles
-
Wall Street sur la défensive avant la Fed et les résultats de la tech
-
Deux hommes juifs blessés dans une attaque au couteau à Londres, un suspect arrêté
-
L'Indonésie va prêter un couple de dragons de Komodo à un zoo japonais
-
Ligue des champions: Diaz et Olise, un poison permanent pour la défense du PSG
-
Thundart: premier tir réussi d'une roquette longue portée de Safran et MBDA
-
Deux personnes blessées lors d'une attaque au couteau à Londres, un homme arrêté (organisations juives)
-
Procès pour corruption en Espagne: un des prévenus implique le Premier ministre Pedro Sánchez
-
1er-Mai: "aucune instruction" donnée aux inspecteurs du travail, mais un appel à "l'intelligence collective", dit Farandou
-
Les profits de TotalEnergies s'envolent avec la flambée des prix des hydrocarbures
-
Fin de vie: le Sénat propose en commission une version plus restrictive de l'aide à mourir
-
Recensement des insectes: les automobilistes au secours de la science
-
Irak: des pluies hivernales redonnent vie aux mythiques marais mésopotamiens
-
Cibles de violences, les personnalités de l'IA cristallisent angoisses et rancoeur
-
Grâce à la téléconsultation, les femmes pakistanaises peuvent à nouveau pratiquer la médecine
-
"Des gens sont morts devant nos yeux": sur la Route de l'Est, le calvaire des migrants
-
La passe d'armes entre le président et le Hezbollah, symbole d'un Liban divisé
-
Ligue des champions: PSG-Bayern, une soirée légendaire qui donne envie du retour
-
Eoliennes en mer: le parc de Yeu-Noirmoutier entre en service à 100%
-
De retour à la barre au procès libyen, Sarkozy contredit son ex-bras droit, Claude Guéant
-
Stockholm expérimente un café entièrement dirigé par l'IA
-
La Bourse de Paris sur ses gardes malgré les bons résultats de TotalEnergies
-
Au Kirghizstan, le défi de l'éducation face à la forte croissance démographique
-
Bruxelles accuse Meta de laisser les moins de 13 ans accéder à Instagram et Facebook
-
La destruction des forêts tropicales ralentit mais reste inquiétante
-
Les Bourses d'Europe en ordre dispersé en pleine saison des résultats
-
Vagues de chaleur, fonte des glaces... Les extrêmes climatiques augmentent en Europe
-
À Mayotte, un projet d'aéroport qui attend toujours de décoller
-
Qui a le droit de travailler le 1er-Mai ?
-
Ligue des champions: Atlético Madrid-Arsenal, deux "losers" face à leur destin
-
Play-offs NBA: Victor Wembanyama et les Spurs au deuxième tour
-
La cigarette électronique progresse chez les lycéens
-
Sans les Britanniques, "vous parleriez français", plaisante Charles III face à Trump
-
Fin de vie: le Sénat reprend l'examen de la réforme en commission, après un report
-
TotalEnergies s'apprête à présenter des bénéfices trimestriels dopés par la flambée du prix des hydrocarbures
-
Espagne: l'ancien bras droit de Pedro Sánchez prend la parole à son procès pour corruption
-
Après Orban, place à Magyar: la Hongrie et l'UE reprennent langue
-
Le roi Charles à New York pour célébrer les liens entre Royaume-Uni et Etats-Unis
-
Le chef du Pentagone va s'expliquer sur la guerre en Iran devant les députés américains
-
Au procès libyen, Sarkozy de retour à la barre pour répondre à Guéant
-
A la conférence de Santa Marta, la France vante son plan pour sortir des énergies fossiles
-
Ligue des champions: dans un match fou, le PSG prend une mince avance face au Bayern
La démocratie en Corée du Sud vit son "moment le plus critique", dit le chef de l'opposition à l'AFP
La nuit de vendredi à samedi est "le moment le plus critique" de l'histoire démocratique sud-coréenne, a affirmé dans un entretien à l'AFP le chef de l'opposition Lee Jae-myung, à 24 heures du vote du Parlement sur la motion en destitution contre le président Yoon Suk Yeol.
Le moment décisif est attendu à 19H00 locales samedi (10H00 GMT), près de quatre jours après la proclamation, à la surprise générale, de la loi martiale par M. Yoon.
Le dirigeant a dû faire marche arrière six heures plus tard sous la pression de l'Assemblée nationale, où l'opposition est majoritaire, et de la rue.
Lee Jae-myung estime toutefois que le pays reste vulnérable à une "nouvelle tentative de loi martiale".
Outre la fermeture de l'institution, cette loi impliquait la suspension de la vie politique et la mise sous contrôle militaire des médias. Une mesure qui avait été activée pour la dernière fois en 1980, suivant le coup d'Etat militaire de 1979.
"Avec le vote sur la destitution prévu demain, les heures qui viennent sont extrêmement dangereuses. Cette nuit sera le moment le plus critique", affirme le chef de l'opposition, lors d'une interview à l'Assemblée.
"Les gens pourraient croire que l'armée et la police hésiteraient à soutenir un deuxième essai, mais Yoon pourrait exploiter des failles pour retenter le coup", prévient-il.
Le ministre de la Défense par intérim a affirmé qu'il n'en serait rien.
Toujours est-il que le Parti démocrate de M. Lee, principale force d'opposition du Parti du pouvoir au peuple (PPP) de M. Yoon, a appelé ses 170 élus à camper dans l'hémicycle jusqu'au vote samedi afin d'éviter que les événements de la nuit de mardi à mercredi ne se répètent.
- "J'ai pensé qu'elle blaguait" -
Convoqués pour une session d'urgence, 190 députés avaient réussi à se faufiler dans le Parlement, cerné par des soldats et des policiers, pour y voter à l'unanimité la levée de la loi martiale, abrogation que le président a ensuite été contraint de valider aux premières heures mercredi.
Des responsables militaires ont révélé que l'objectif était d'arrêter des députés.
Une tentative mise en échec "grâce aux citoyens qui ont bloqué les véhicules blindés en occupant les rues, et grâce aux employés du Parlement et aux députés qui ont mis leurs vies en jeu", a salué Lee Jae-myung.
Des assistants avaient barricadé les entrées de l'hémicycle avec des meubles, empêchant les forces spéciales d'y faire irruption.
M. Lee est la figure de proue de l'opposition depuis sa défaite de justesse contre M. Yoon à l'élection présidentielle de 2022.
Il disait depuis des mois que Yoon Suk Yeol pourrait recourir un jour à la loi martiale. Pourtant, quand ses craintes sont devenues réalité, il a eu du mal à y croire.
"Quand ma femme m'a dit que Yoon avait déclaré la loi martiale, j'ai pensé qu'elle blaguait".
Une fois l'information confirmée, M. Lee a appelé les membres de son parti à rallier l'Assemblée et démarré un direct sur YouTube dans lequel il a exhorté la population à se rendre "immédiatement" au Parlement.
Des milliers de personnes ont répondu présent.
Lee Jae-myung et d'autres collègues ont dû escalader la clôture du site, mis sous scellés, pour y entrer. Tout a été filmé.
"Pendant que le personnel parlementaire bloquait physiquement les soldats, nous avons réussi à passer une résolution" juste à temps, "c'était une course contre la montre".
- "Fièvre soudaine" -
"Mettons un terme à cette fâcheuse situation ensemble", dit le chef de l'opposition au président, en lui demandant de démissionner. "Pour chaque minute de plus dans ses fonctions, sa culpabilité et sa responsabilité augmentent".
Malgré les troubles, M. Lee dit croire en la jeune démocratie sud-coréenne, préférant voir la situation comme une "extraordinaire anomalie".
Il prend ainsi l'image d'une "fièvre soudaine causée par une bactérie" et à laquelle le corps réagirait pour s'en guérir rapidement.
Samedi, l'opposition n'aura besoin de rallier que huit membres du camp présidentiel pour atteindre la majorité des deux tiers, soit les 200 voix nécessaires à l'adoption de la motion.
Si celle-ci passe, Yoon Suk Yeol sera suspendu, dans l'attente que la Cour constitutionnelle statue sur la légalité de sa destitution.
L'issue semble déjà décidée: après avoir annoncé la veille que le PPP ferait échouer la motion, son chef Han Dong-hoon a dit vendredi matin qu'il demandait la "suspension rapide" de Yoon Suk Yeol, invoquant de "nouveaux éléments".
Aux indécis, "je demande de réfléchir sur ce qu'est vraiment la politique. Il s'agit de représenter la volonté du peuple (...) et la volonté du peuple est maintenant claire", lance Lee Jae-myung.
H.Thompson--AT