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Le très long chemin pour relancer l'activité minière en France et en Europe
La France et l'Europe ont longtemps laissé à d'autres le soin d'extraire des minerais essentiels à leur prospérité. Mais au vu des tensions géopolitiques, les autorités entendent désormais davantage exploiter les sous-sols, ce qui prendra du temps et se heurte déjà à des oppositions.
"Quand on descend, soit on est mineur, soit on ne l'est pas, on le sent". Sébastien Chone, électromécanicien de 36 ans, lui, l'est. Depuis 15 ans. "Je ne me verrais pas travailler ailleurs" que dans la mine de sel de Varangéville (Meurthe-et-Moselle), la dernière mine souterraine en activité en France.
Le site du groupe Salins du Midi et Salines de l'Est, qui emploie une quarantaine de personnes, est "une petite ville" à 160 mètres sous terre: 300 kilomètres de galeries, 4 mètres de hauteur sous plafond et jusqu'à 500.000 tonnes de sel alimentaire, d'entretien et de déneigement remontées chaque année.
"C'est un travail varié, hors du commun" dit M. Chone devant un gros engin en métal jaune qu'il répare. "On est les derniers de France, c'est vraiment une fierté de vivre ça".
- "Absolument indispensable" -
Début septembre, l'alors ministre de l'Industrie, Marc Ferracci, était venu visiter la mine, appelant à ce qu'elle ne soit plus la seule. "Sans activité minière, sans matières premières, au fond, il n'y a pas d'industrie", disait-il, jugeant "absolument indispensable" de redévelopper l'activité.
Une annonce "très positive" pour le directeur du site, Stéphane Bel, qui "commençait à se sentir un petit peu isolé."
Le constat est partagé à Bruxelles. En mars, la Commission européenne a lancé un programme visant à réduire la dépendance aux importations de matières premières jugées critiques.
"Pas de décarbonation possible" voire "pas d'industrie tout court" sans ces métaux stratégiques, disait alors le commissaire européen à l'Industrie, Stéphane Séjourné.
Il avait annoncé 47 projets prioritaires: du recyclage mais aussi des ouvertures de mines qui doivent bénéficier de procédures d'autorisation simplifiées et d'un soutien financier européen.
Mais les défis sont nombreux, au premier rang desquels l'acceptabilité: les citoyens peuvent voir d'un bon oeil une réduction de la dépendance à la Chine, mais pas forcément l'installation d'une mine près de chez eux.
Mines et carrières sont "mal acceptées", "on ne peut que le déplorer", témoignait un représentant du groupe français Imerys, Vincent Dufief, lors d'une conférence organisée par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) mi-octobre à Orléans (Loiret).
Les candidats à l'extraction, qui mettent en avant une exploitation bien plus "propre" que par le passé, font face à un "activisme sur place, gérable" selon M. Dufief, et à un "activisme juridique, de plus en plus compliqué à gérer".
Il s'exprimait alors que le BRGM présentait un point d'étape d'un vaste programme de détection, dans cinq régions françaises et à horizon de cinq ans, des zones "les plus favorables à la présence de gisements profonds" d'une cinquantaine de matériaux prioritaires.
Les recours judiciaires rallongent encore le temps déjà long pour rouvrir une mine, estimé entre 10 et 15 ans par les professionnels.
Juliette Renaud, de l'association des Amis de la Terre, justifie ces recours aussi bien par la crainte d'impact local que par une opposition plus systémique à "une forme de fuite en avant sur la consommation de matières premières". Pour protéger l'environnement, "il faut donner la priorité à la sobriété".
- "Frémissements" -
Dans tous les cas, le mouvement de réouverture n'en est qu'à des "frémissements", tempère Catherine Lagneau. La PDG du BRGM observe qu'il n'y a qu'une demi-douzaine de permis exclusifs de recherche déposés pour le sous-sol métropolitain.
Mais le poids de l'histoire est là: "la France a été un grand pays minier, certains territoires s'en souviennent et c'est une activité qui a apporté beaucoup de richesses", dit-elle à l'AFP.
D'autant que "l'exploitation d'aujourd'hui n'est pas du tout celle d'hier", avec des groupes "très attentifs aux impacts environnementaux".
A Varangéville, Marc Regneri, mineur de 51 ans, fils, petit-fils et arrière-petit-fils de mineurs, parle d'un métier "merveilleux", "une belle aventure humaine et technique" dans laquelle "il faut rester humble face aux difficultés".
Mais il note une autre difficulté: avec la quasi extinction de l'activité, aujourd'hui "très peu de personnes connaissent ce métier, il reste un gros travail à faire" pour former de nouveaux mineurs.
G.P.Martin--AT