-
Pakistan: 14 nourrissons tués dans l'incendie du service de maternité d'un hôpital d'Islamabad
-
La REF du Medef s'ouvre sous le signe du "courage" et de la présidentielle
-
Pakistan: 14 nourrissons meurent dans l'incendie d'un hôpital d'Islamabad
-
Les Bourses européennes ouvrent majoritairement dans le vert
-
Présidentielle : l'expert du climat Jean-Marc Jancovici lance une "assemblée citoyenne"
-
A Pomas, après la tornade, les opérations de déblayage et de sécurisation continuent
-
Sécheresse: le gouvernement allège la réglementation des fromages comté, beaufort et abondance
-
Canicules et sécheresse : un été de pertes agricoles, une rentrée pleine d'inconnues
-
Après plusieurs revers, Trump conforté dans les primaires de Caroline du Sud et d'Oklahoma
-
Lecornu veut hâter la reconstruction de Mayotte un an et demi après le cyclone Chido
-
Ligue des champions: Lyon-Fenerbahçe, un enjeu considérable pour l'OL
-
Athlétisme: à Zurich, Werro et la poursuite du record du monde sur 800 m
-
Après plusieurs revers, Trump conforté dans une primaire en Caroline du Sud
-
Mexique: une baleine retrouvée morte sur une plage du Pacifique
-
Les fortes chaleurs ternissent l'éclat du papillon morpho, selon une étude
-
Dolly Parton, légende américaine de la musique country et "figure fédératrice", s'éteint à 80 ans
-
US Open: Alcaraz et Serena Williams font le spectacle, en attendant Federer
-
Dolly Parton, légende américaine de la musique country, s'éteint à 80 ans
-
US Open: retour victorieux pour Alcaraz et Serena Williams en double, en attendant Federer
-
Le Canada riposte en imposant des surtaxes de 15 à 50% aux Etats-Unis
-
Wall Street termine en hausse, aidée par la détente des coûts d'emprunt
-
Zambie: Hichilema va prêter serment le 1er septembre après un scrutin contesté
-
La Bourse de Paris en baisse, à contre-courant du reste du monde
-
Tour d'Espagne: Pogacar survole la quatrième étape et écrase déjà la Vuelta
-
Pays-Bas: Xavi vante sa "connexion" avec le foot néerlandais
-
"Certains ont tout perdu" : Pomas, village des Corbières, dévasté par une tornade
-
Les Bourses européennes terminent sans direction claire: Paris -0,16%, Londres +0,29%, Francfort +0,61%
-
Inde: heurts entre policiers et jeunes protestant à propos des emplois et des examens
-
Le patron de la CIA en visite mardi à Moscou (médias américains)
-
Macron rend un dernier hommage à "Fanfan" Patriat, fidèle parmi les fidèles
-
Le Canada riposte avec des surtaxes de 15 à 50% sur une série de produits américains
-
Alcaraz et Serena Williams en double mixte, Federer en exhibition: pluie de stars mardi à l'US Open
-
L'influence de Trump chez les républicains éprouvée dans deux primaires
-
Transparence salariale : le projet de loi présenté en Conseil des ministres le 9 septembre, annonce Farandou
-
Volkswagen: la moitié des 50.000 suppressions de postes supplémentaires toucheront l'Allemagne
-
La Syrie soulagée "d'un lourd fardeau" avec son retrait de la liste américaine des Etats soutenant le terrorisme
-
À l'ombre du Colisée, le curling convertit les curieux
-
Wall Street ouvre en hausse, profite du recul du brut et des taux obligataires
-
Et de deux! Nouvelle sortie spatiale pour Sophie Adenot
-
Droits de douane: le Canada va détailler sa réponse à Trump
-
Protection des données: lourde amende pour TikTok au Brésil
-
Cisjordanie: des journalistes de l'AFP agressés par des colons israéliens
-
Turquie: la CEDH ordonne la libération du mécène Osman Kavala
-
Afghanistan: un million d'enfants pourraient mourir de malnutrition, alerte l'Unicef
-
Angleterre: Tottenham recrute Savinho (Manchester City) contre 100 millions d'euros
-
Un touriste français décède en pleine canicule dans la Vallée de la Mort
-
"L'état de choc" à Pomas, village audois "bombardé par la nature"
-
Allemagne : face aux critiques, Merz réaffirme vouloir lutter contre le changement climatique
-
Le zoo de Beauval renonce à accueillir les dauphins du Marineland d'Antibes
-
Lego : le géant du jouet "plus fort que prévu" début 2026 (DG à l'AFP)
Valorisation des sargasses: Martinique et Guadeloupe avancent doucement
Quatorze ans après la première invasion d'algues sargasses en Guadeloupe et en Martinique et alors que de nouveaux afflux massifs envahissent leurs côtes depuis quelques semaines, les îles françaises avancent peu à peu sur la question de leur valorisation.
"On ne peut pas dire aujourd'hui ou demain que nous allons faire ci ou ça avec les sargasses. Ce qui est important c'est de faire des recherches." Lors du congrès Sargcoop II, qui s'est tenu fin mars au Gosier, le président de la région Guadeloupe, Ary Chalus, a prêté attention aux "idées sur place, dont certaines travaillées en coalition avec toute la Caraïbe" et entend "poursuivre ces travaux".
Lui s'intéresse particulièrement "à la prévision" de ces arrivées d'algues brunes de l'Atlantique, car "imaginons qu'une entreprise investisse 5 ou 10 millions dans une usine de valorisation et que demain il n'y a plus de sargasses, que fait-on ?", s'interroge-t-il.
Et de rappeler les sommes "énormes" dépensées par les collectivités et l'État pour dévier, ramasser ou stocker ces algues qui dégagent des gaz toxiques quand elles pourrissent une fois échouées. "Pas loin de 30 millions d'euros pour la Guadeloupe, entre 2018 à 2024", précise sa vice-présidente en charge de l'environnement, Sylvie Gustave Dit Duflot.
L'enjeu est économique, sanitaire et environnemental, souligne Ferry Louisy, vice-président du conseil départemental de la Guadeloupe. Il souligne, avec d'autres élus, "la perturbation de la biodiversité marine" et en appelle à "un engagement collectif". "Pour le moment c'est juste stocké, donc il faut valoriser."
- Briques ou cosmétiques -
"L'UE dit qu'il est temps d'aller sur la valorisation. Mais comment valoriser quand on n'a pas les mêmes normes sanitaires ?", s'interroge Mme Gustave Dit Duflot. "Il faut d'abord décontaminer”, explique-t-elle, car "en France, on ne peut pas valoriser quelque chose rempli de métaux lourds, arsenic et -spécificité des Antilles françaises- de chlordécone", ce pesticide utilisé jusqu'en 1993 malgré les alertes sur sa dangerosité qui a durablement contaminé les sols et les eaux.
Les pistes de valorisation existent : "biocarburants, briques, cosmétiques ou encore biochar, charbon avec lequel amender les sols, qui en améliore les propriétés de fertilisation et pourrait, selon certaines recherches, séquestrer le chlordécone", explique Charlotte Gully, coordinatrice du pôle économie circulaire à l'Ademe Martinique.
En terme de "valorisation, il faut laisser le temps au temps", estime-t-elle, car si "en laboratoire, ça marche, maintenant la grande question, c'est comment passer à l'échelle industrielle".
"Petit à petit, on ferme les portes, on expérimente de manière de plus en plus appliquée pour pouvoir dire pour la France +la stratégie, ce sera ça+", poursuit-elle.
L'Ademe a lancé un appel à projets avec l'Agence nationale de la recherche "pour soutenir les pilotes, les démonstrateurs sur le territoire", explique Mme Gully.
Parmi les projets à l'étude, Ulises Jauregui, professeur en sciences de l'environnement à l'Institut technologique de Saint-Domingue (République dominicaine), espère développer en Martinique "un procédé qui fait baisser de façon importante les teneurs en arsenic" de la sargasse, pour la transformer en "bio engrais liquide".
- "Mutualiser" -
Cependant, pour Olivier Marie-Reine, président de la commission Economie bleue à la Collectivité territoriale de Martinique, "il faut faire le tri entre toutes ces idées, parce que ce sont des opportunités économiques pour certains, mais cela coûte cher".
Lui appelle à "mutualiser sur le long terme, sinon la facture sera énorme". Il évoque les défis du quotidien: "le ramassage en mer" et les barrages" déviants (empêchant l'échouement des sargasses sur les côtes), sur lesquels "il y a eu du bien et du moins bien".
Pour Mme Gully, les deux territoires ont "la même préoccupation: développer des sites de stockage, imperméabilisés, qui récupèrent les jus de sargasses, qui les traitent”, et une "même problématique" qui est "d'identifier le foncier pour faire ça parce que sur nos îles, c'est compliqué".
D'ici là, et alors que le plan sargasses 3 est en préparation, il faut "parler des sargasses" à l'international, insiste Sylvie Gustave Dit Duflot, qui voudrait voir, au Congrès des Océans à Nice en juin, "la thématique sargasses [...] évoquée lors de la déclaration finale avec tous les chefs d’Etat, parce qu'à partir du moment où une thématique est évoquée sur le plan international, cela devient une réalité et il faut s'en occuper".
T.Wright--AT