-
Allemagne: accroché par le Borussia, le Bayern conserve la tête après le Klassiker
-
Crise politique en Pologne: le président consulte, le Premier ministre défend son action
-
ATP 500 de Vienne : De Minaur écarte Zverev et rejoint Alcaraz en finale
-
Top 14: l'UBB se fait peur, le Racing 92 s'enfonce
-
Le guide suprême iranien met en garde les États-Unis et Israël contre une reprise de la guerre
-
Top 14: Malgré les absences, l'UBB résiste et vient à bout de Bayonne
-
ATP 500 de Vienne : Alcaraz domine Medvedev et rejoint la finale
-
A Madagascar, des centres d'arnaque déplacés du Cambodge exploitaient des Africains
-
Pologne: le président reçoit les partis pour sortir de la crise politique
-
Cyclisme: Pogacar, qui avait trois vertèbres cassées, "juste heureux d'être en vie" (presse)
-
Ukraine : les habitants évacués d'Olechky accueillis par leurs proches
-
MotoGP: deuxième du sprint en Malaisie, Marquez veut encore creuser l'écart
-
Japon: des animaux de compagnie bénis en kimonos
-
Allemagne: la police mobilisée en amont d'importantes manifestations de jeunes
-
MotoGP: deuxième du sprint en Malaisie, Marquez se rapproche encore d'un 8e titre mondial
-
Pologne: le président consulte les partis pour trouver une issue à la crise politique
-
Corée du Sud : inhumation des cendres d'un vétéran français de la guerre de Corée
-
Pologne: le président convoque les partis pour trouver une issue à la crise politique
-
Piratage de Binance : comment des milliards de dollars de cryptomonnaies ont-ils pu être volés ?
-
Acte III de la mobilisation sociale : la crainte d'un nouveau 17 octobre, le parcours Bastille/Nation interdit
-
À la COP17, le monde s'engage à remettre sur les rails les efforts pour protéger la nature
-
"Trump nous a trahis" : en Arizona, le ressentiment des électeurs latinos
-
Ukraine : à Kherson, sur la ligne de front, le cessez-le feu offre un fragile répit
-
Boxe: à Riyad, Mbilli se mesure à la légende "Canelo"
-
Top 14 : en crise de résultats, Clermont et Urios sous tension
-
NBA : les Sixers dominent les Knicks, les Warriors s'imposent contre les Lakers
-
Indonésie : neuf orangs-outans sauvés des incendies trouvent un nouveau foyer
-
Flavio Bolsonaro dit avoir quitté le Brésil pour fuir une "persécution"
-
À la COP17, le monde s'accorde sur des textes clés pour protéger la nature
-
La Russie intransigeante pour un G20 miné par les conflits
-
Pologne : la police bloque l'accès au Tribunal constitutionnel, au cœur d'une crise politique
-
Fitch maintient la note A+ de la France mais abaisse sa perspective
-
Ligue 1 : Giroud fait sauter le verrou lensois et offre le derby à Lille
-
Ligue 1 : le PSG intraitable, Giroud foudroie Lens
-
Climat : la santé mentale des jeunes en toile de fond d'un procès inédit
-
ATP 500 de Vienne: impitoyable contre Fery, Zverev passe en demies
-
Fuite de Flavio Bolsonaro : États-Unis et Argentine interpellés sur leur rôle
-
Wall Street clôture en nette baisse, la tech déraille
Crues: à Saintes, le quotidien des sinistrés chamboulé durablement
Pas de plaques ni de réfrigérateur faute de courant, un hébergement à l'hôtel ou chez l'habitant, le linge lavé chez des voisins: une nouvelle vie usante s'organise pour les sinistrés des crues à Saintes (Charente-Maritime), où le provisoire est parti pour durer.
L'eau est arrivée vendredi matin dans la cour de cette infirmière de 50 ans, qui vit seule avec son fils de 6 ans, au pied de son salon. "Jusqu'ici, cette partie était sèche, alors que l'autre aile de ma maison est déjà sous 40 centimètres d'eau depuis mercredi", raconte-t-elle, sans vouloir donner son prénom.
Son domicile, privé d'électricité, fait partie des 1.380 maisons inondées dans cette commune de 25.000 habitants depuis le début de la crue de la Charente, qui devrait encore monter samedi (6,53 m prévus au lieu de 6,50 m vendredi), selon la mairie.
Pour l'aider à surélever ses meubles, elle a contacté la mairie qui a envoyé vendredi des agents et des bénévoles de la réserve citoyenne pour placer des parpaings sous la machine à laver, les tables et autres armoires.
"Heureusement qu'ils sont là", salue la sinistrée, qui garde le sourire malgré une "fatigue nerveuse" et "une angoisse intérieure".
Vendredi soir, elle et son fils devaient dormir dans un hôtel pris en charge par l'assurance, à "600 mètres à pied" de leur maison. "Ça va nous permettre de prendre une douche chaude. J'ai été laver mon linge chez ma voisine. On s'organise. Il le faut bien car je sais que je n'aurai pas d"électricité avant dix ou quinze jours", augure-t-elle.
- "C'est compliqué pour manger" -
Adrien, 45 ans, dort à l'hôtel depuis mercredi avec Amaïa, sa fille de 14 ans. "On est logés jusqu'à dimanche, c'est déjà ça. On n'est pas les plus à plaindre. Mais c'est compliqué pour manger car on n'a pas de plaques ni de frigo. On achète des choses toutes faites mais ça coûte cher", témoigne-t-il dans le centre déployé par la Croix-Rouge au sein d'un gymnase municipal.
Ce père cherche un logement d'urgence à partir de lundi, jour de rentrée scolaire. "Ça ne tiendrait qu'à moi, je dormirais dans ma voiture. Mais pas avec ma fille", témoigne-t-il. Le collège d'Amaïa n'est pas inondé. "Mais il va falloir aller récupérer ses cours en bateau, ils sont restés dans notre maison inondée", précise-t-il.
Les accès à trois écoles de Saintes sont rendus impossible par la crue. Leurs élèves seront répartis dans d'autres établissements, a indiqué vendredi soir l'agglomération. Des perturbations sont à prévoir pour le transport scolaire des enfants dans les communes alentours.
- "Gérer la crise dans la durée" -
A quelques kilomètres de Saintes, le bas de Chaniers est sous les eaux. Vendredi matin, la Charente a atteint 7,57 m dans cette commune de 3.700 habitants. Le repère apposé sur un mur rappelant la crue historique de 1982 à 7,73 m n'est plus si lointain.
"Notre difficulté est de gérer la crise dans la durée. La décrue n'est pas encore là. Ça va être très long avant que les gens puissent retourner chez eux. Ceux qui sont logés chez de la famille ou des amis, ça va encore. Mais pour certains il y a déjà beaucoup de tensions, notamment financières", souligne le maire, Éric Pannaud.
Patrick, 77 ans, a été évacué de sa maison jeudi matin avec son fils de 48 ans et leur chien. Son logement baigne dans 1,20 m d'eau. "J'ai la chance d'être logé provisoirement par les propriétaires d'un beau château situé juste à côté. Je suis bien loti mais je me sens vidé de l'intérieur, comme si je n’avais plus rien", confie cet habitant de Chaniers, qui ignore encore, comme beaucoup, dans combien de temps il pourra regagner son domicile.
Y.Baker--AT