-
Les principales réformes économiques annoncées à Cuba
-
"Toilette de chat": les refuges en montagne inquiets pour leur ressource en eau
-
Royaume-Uni: le travailliste Andy Burnham élu député, la voie s'ouvre vers Downing Street
-
Accord USA-Iran: report des négociations prévues en Suisse
-
Un Sud-Coréen accablé par la douleur se bat pour le droit de mourir
-
Chili : après 100 jours au pouvoir, le président Kast ajuste ses ambitions
-
Cosmétiques: beauté et intelligence artificielle, l'heure des noces
-
Thaïlande: 18 mois de prison pour un commentaire Facebook sur la monarchie
-
A Chicago, Obama entouré de trois anciens présidents pour l'inauguration de son musée
-
Robotique: les start-up européennes se battent pour exister face aux mastodontes chinois
-
Ebola en RDC: une épidémie sans vaccin, des groupes armés et une défiance populaire
-
Royaume-Uni: le travailliste Andy Burnham facilement élu député, en position de défier Starmer
-
Le travailliste Andy Burnham facilement élu député, en position de défier Starmer
-
Mondial-2026: le Mexique premier qualifié pour les 16es, la Suisse et le Canada s'en approchent
-
Khamenei approuve l'accord avec Washington, incertitude sur le début des pourparlers
-
"Dernier voyage": les Etats-Unis disent au revoir à Air Force One, en attendant un modèle qatari
-
La justice se prononce sur le renvoi en procès pour viol du footballeur Achraf Hakimi
-
Colombie: accord de paix avec le gouvernement Petro, une centaine de guérilleros déposent les armes
-
Face à la déferlante chinoise, les Européens cherchent la parade
-
Cuba adopte un programme de réformes marquant un virage économique historique
-
Mondial-2026: la Suisse cartonne et se relance, le deuxième round est lancé
-
Cuba annonce un virage économique historique
-
A la gare de l'Est à Paris, des centaines de voyageurs dans l'attente et la chaleur à cause d'une panne électrique
-
Mondial-2026: la Suisse se réveille sur la fin et écrase la Bosnie 4-1
-
Scandale financier au Brésil : un sénateur proche de Lula perquisitionné
-
La quarantaine levée pour presque tous les passagers du navire touché par l'hantavirus
-
Marchés mondiaux: les Bourses saluent l'accord Iran-USA, le pétrole hésite
-
Wall Street clôture en hausse, soulagée par la signature de l'accord Iran-USA
-
TF1 se déploie sur Netflix et met l'accent sur les fictions
-
Khamenei dit avoir approuvé l'accord avec Washington malgré des réserves, levée du blocus naval américain
-
La SNCF annonce une reprise progressive du trafic ferroviaire gare de l'Est après une panne d'électricité
-
Une "montagne de lumière", emblème choisi pour incarner les Alpes 2030
-
Mondial-2026: après une incertitude pour son visa, l'Ivoirien Wahi pourra jouer contre l'Allemagne
-
Les Etats-Unis lèvent leur blocus naval contre l'Iran
-
Paris: Panne d'électricité sur le réseau au départ de la gare de l'Est, le trafic interrompu jusqu'à 22H00, annonce SNCF Gares et Connexions
-
Tour de Suisse: Romain Grégoire redonne "des couleurs" à Groupama-FDJ
-
La Bourse de Paris termine en hausse, après une nouvelle baisse du pétrole
-
Pour protéger les dauphins, nouveau mois sans pêche en 2027 dans le golfe de Gascogne
-
Les plus riches ont un poids "considérable" sur la destruction de la nature, montre une étude
-
Drones, robots, IA: l'Ukraine impose ses leçons de guerre à Eurosatory
-
A VivaTech, la "start-up nation" fait le bilan des années Macron
-
Fête de la musique: LFI accuse le gouvernement de "mensonge" après l'interdiction de son concert
-
Nigeria: la star de l'afrobeats Davido au cœur d'une polémique en ligne après l'enlèvement d'élèves
-
Antibiorésistance: le CHU de Lyon, premier Français autorisé à produire des bactériophages
-
Protection des dauphins: nouvelle période sans pêche dans le golfe de Gascogne en 2027
-
Wall Street ouvre en hausse, se reprend après la Fed
-
Un mois après le début de l'épidémie d'Ebola en RDC, le bilan dépasse les 200 morts
-
Pologne: interpellation de l'assassin présumé d'un caricaturiste russe
-
Le Niger repousse une nouvelle attaque contre l'aéroport de Niamey
-
Aux discussions pré-COP31 à Bonn, plusieurs États dénoncent des "attaques" sur la science climatique
Crues: à Saintes, le quotidien des sinistrés chamboulé durablement
Pas de plaques ni de réfrigérateur faute de courant, un hébergement à l'hôtel ou chez l'habitant, le linge lavé chez des voisins: une nouvelle vie usante s'organise pour les sinistrés des crues à Saintes (Charente-Maritime), où le provisoire est parti pour durer.
L'eau est arrivée vendredi matin dans la cour de cette infirmière de 50 ans, qui vit seule avec son fils de 6 ans, au pied de son salon. "Jusqu'ici, cette partie était sèche, alors que l'autre aile de ma maison est déjà sous 40 centimètres d'eau depuis mercredi", raconte-t-elle, sans vouloir donner son prénom.
Son domicile, privé d'électricité, fait partie des 1.380 maisons inondées dans cette commune de 25.000 habitants depuis le début de la crue de la Charente, qui devrait encore monter samedi (6,53 m prévus au lieu de 6,50 m vendredi), selon la mairie.
Pour l'aider à surélever ses meubles, elle a contacté la mairie qui a envoyé vendredi des agents et des bénévoles de la réserve citoyenne pour placer des parpaings sous la machine à laver, les tables et autres armoires.
"Heureusement qu'ils sont là", salue la sinistrée, qui garde le sourire malgré une "fatigue nerveuse" et "une angoisse intérieure".
Vendredi soir, elle et son fils devaient dormir dans un hôtel pris en charge par l'assurance, à "600 mètres à pied" de leur maison. "Ça va nous permettre de prendre une douche chaude. J'ai été laver mon linge chez ma voisine. On s'organise. Il le faut bien car je sais que je n'aurai pas d"électricité avant dix ou quinze jours", augure-t-elle.
- "C'est compliqué pour manger" -
Adrien, 45 ans, dort à l'hôtel depuis mercredi avec Amaïa, sa fille de 14 ans. "On est logés jusqu'à dimanche, c'est déjà ça. On n'est pas les plus à plaindre. Mais c'est compliqué pour manger car on n'a pas de plaques ni de frigo. On achète des choses toutes faites mais ça coûte cher", témoigne-t-il dans le centre déployé par la Croix-Rouge au sein d'un gymnase municipal.
Ce père cherche un logement d'urgence à partir de lundi, jour de rentrée scolaire. "Ça ne tiendrait qu'à moi, je dormirais dans ma voiture. Mais pas avec ma fille", témoigne-t-il. Le collège d'Amaïa n'est pas inondé. "Mais il va falloir aller récupérer ses cours en bateau, ils sont restés dans notre maison inondée", précise-t-il.
Les accès à trois écoles de Saintes sont rendus impossible par la crue. Leurs élèves seront répartis dans d'autres établissements, a indiqué vendredi soir l'agglomération. Des perturbations sont à prévoir pour le transport scolaire des enfants dans les communes alentours.
- "Gérer la crise dans la durée" -
A quelques kilomètres de Saintes, le bas de Chaniers est sous les eaux. Vendredi matin, la Charente a atteint 7,57 m dans cette commune de 3.700 habitants. Le repère apposé sur un mur rappelant la crue historique de 1982 à 7,73 m n'est plus si lointain.
"Notre difficulté est de gérer la crise dans la durée. La décrue n'est pas encore là. Ça va être très long avant que les gens puissent retourner chez eux. Ceux qui sont logés chez de la famille ou des amis, ça va encore. Mais pour certains il y a déjà beaucoup de tensions, notamment financières", souligne le maire, Éric Pannaud.
Patrick, 77 ans, a été évacué de sa maison jeudi matin avec son fils de 48 ans et leur chien. Son logement baigne dans 1,20 m d'eau. "J'ai la chance d'être logé provisoirement par les propriétaires d'un beau château situé juste à côté. Je suis bien loti mais je me sens vidé de l'intérieur, comme si je n’avais plus rien", confie cet habitant de Chaniers, qui ignore encore, comme beaucoup, dans combien de temps il pourra regagner son domicile.
Y.Baker--AT