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A la gare de l'Est à Paris, des centaines de voyageurs dans l'attente et la chaleur à cause d'une panne électrique
Le trafic ferroviaire au départ de la gare de l'Est a été interrompu jeudi soir en raison d'une panne électrique avant de reprendre progressivement, laissant des centaines de voyageurs pendant plusieurs heures dans l'attente et l'incertitude, en pleine chaleur.
"L'incident est terminé", mais "des retards jusqu'à 4 heures sont à prévoir" sur les TGV Inoui, indiquait jeudi soir le site de la SNCF, sans préciser si cette panne d'électricité démarrée vers 18H30 était liée ou non à l'épisode de canicule que connait la France.
Le trafic des trains passant par la gare de l'Est "est détourné sur des lignes électrifiées", et "va pouvoir reprendre", avait annoncé vers 20H la SNCF.
"C'est lié à un incident de caténaire, c'est tout ce qu'on sait, l'enquête déterminera les causes exactes", a simplement indiqué la compagnie ferroviaire, sans pouvoir dire combien de trains et de passagers étaient concernés par l'incident.
Du côté des voyageurs interrogés à la gare de l'Est par l'AFP, l'heure était à la résignation. Assis sur les quelques sièges disponibles, sur leur valise, le plus souvent par terre, ils étaient des centaines à patienter, pour certains pendant près de trois heures, dans une chaleur torride.
"On prend notre mal en patience. Que voulez-vous qu'on fasse?", lancent, un peu dépitées, Laurie et Michèle, deux collègues venues assister à une réunion de travail, espérant pouvoir rentrer à Metz et à Reims.
- "Pas le choix" -
"On est fatiguées, on veut rentrer chez nous", protestaient tout en gardant le sourire Valérie, 40 ans et Marie, 57 ans, venues elles aussi pour la journée à Paris dans le cadre de leur travail.
Bouteille d'eau dans une main et téléphone dans l'autre, elles consultent l'application de l'opérateur ferroviaire. "Les agents SNCF en gare nous ont dit de ne pas tenir compte de ce qui est écrit sur les panneaux d'affichage, on se dit que ça va peut-être bouger".
Moins philosophe, Pascal Ndjok, employé dans la restauration de 62 ans, explique en avoir "marre". "On est obligé d'attendre mais on n'a pas d'infos, et on suffoque dans la chaleur!", déplore ce Francilien originaire de Château-Thierry.
Thibault et Augustin, deux amis se rendant à un mariage ce weekend à Bar-sur-Aube, sont installés par terre avec leur ordinateur. "Quitte à attendre, on s'avance un peu dans notre travail". Ils devaient partir à 18H40, on leur a annoncé 22H. "Evidemment, ce n'est pas satisfaisant comme situation, mais on n'a pas le choix, on fait avec".
Marie Barthélémy, en correspondance à Paris entre Nancy et Bourges, a encore bon espoir de partir ce soir, en montant "dans un autre train" que le sien. "J'ai essayé les Bla Bla Car et les Flixbus, mais ils ont été pris d'assaut, maintenant il faut miser sur la chance", dit-elle.
Mais Simon Tanguy s'est, lui, fait une raison: il devait aller à Sarrebruck et va "devoir dormir à Paris".
Sur les réseaux sociaux, des voyageurs ont aussi évoqué une "situation catastrophique" sur la ligne de RER E, en direction de Chelles, Gournay et Tournan, dans la banlieue Est de Paris, où des passagers étaient évacués à pied dans les tunnels. L'association de défense des voyageurs Fnaut a indiqué que "des milliers d'usagers" étaient "bloqués dans des trains surchauffés suite à une panne électrique".
Si la SNCF n'a pas confirmé ces informations, elle a indiqué peu après 21H40 à l'AFP que "la réalimentation é(tait) en cours et le trafic va reprendre progressivement sur le RER E".
M.White--AT