-
Présidentielle en Colombie: victoire sur le fil du candidat pro-Trump, chantre d'une "nouvelle ère"
-
Contrefaçon: la face sombre du Marché du Soleil en procès à Marseille
-
En Suisse, Américains et Iraniens progressent sur les questions du Liban et Ormuz
-
Starmer serait prêt à quitter Downing Street, selon des médias britanniques
-
Mondial-2026: supporteurs français et irakiens réunis autour de la statue de Rocky
-
L'Europe face à une canicule qui s'accentue
-
Rouvrir ou non l'enquête: décision capitale dans le scandale du chlordécone
-
La canicule s'amplifie encore, la moitié des Français en vigilance rouge
-
Nouvel examen du texte sur la fin de vie à l'Assemblée, avant l'adoption définitive
-
Lyhanna: le rapport d'inspection remis à Lecornu, le gouvernement sous pression
-
Mondial-2016: supporteurs français et irakiens réunis autour de la statue de Rocky
-
Mondial-2026: après l'Espagne, le Cap-Vert récidive contre l'Uruguay (2-2)
-
Bolivie: premiers affrontements entre police et paysans sous état d'exception
-
Mondial-2026: l'Espagne remet les pendules à l'heure, la Belgique en carafe
-
La Colombie vire à droite avec la victoire à la présidentielle d'un candidat pro-Trump
-
Tennis: Serena Williams de retour en simple sur le gazon de Wimbledon
-
Mondial-2026: Didier Deschamps est "convaincu" que Dembélé "va monter en puissance"
-
Présidentielle en Colombie: le candidat de droite pro-Trump prend l'avantage selon des résultats préliminaires
-
"Notre deuxième équipe": au Mondial, les fans mexicains se rallient derrière l'Iran
-
Bolivie : reprise progressive de la circulation sur les routes au lendemain de l'état d'exception
-
Colombie: début du dépouillement dans une présidentielle opposant la gauche à une droite pro-Trump
-
Bolivie Bolivie : reprise progressive de la circulation sur les routes au lendemain de l'état d'exception
-
Mondial-2026: la Belgique patine à Los Angeles contre un Iran combatif (0-0)
-
Mondial-2026: Yamal fait mouche et l'Espagne éteint les critiques
-
Ramiro Valdés, compagnon du Che et figure de la révolution cubaine
-
Elite: Monaco écrase Paris pour s'offrir un match d'appui
-
Mondial-2026: la Roja rugit enfin grâce à Yamal et Oyarzabal
-
Cuba: un collectif dissident dénonce des violences contre un opposant
-
Éthiopie: le parti du Premier ministre Abiy Ahmed remporte largement les législatives
-
Pogacar survole le Tour de Suisse et s'offre une répétition générale avant le Tour
-
La rénovation d'un bassin cher à Trump prend l'eau, le président incrimine des "vandales"
-
MotoGP: Marc Marquez gagne en République tchèque et se rapproche de Bezzecchi au championnat
-
Début des négociations irano-américaines en Suisse, pour "une nouvelle page"
-
MotoGP: Marc Marquez vainqueur à Brno se rapproche de Bezzecchi au championnat
-
La canicule s'étend: la moitié de la France en vigilance rouge lundi, du jamais vu
-
La mangue du Pakistan, victime collatérale de la guerre dans le Golfe
-
Le Bürgenstock, nid d'aigle prisé de la jet-set et théâtre de négociations Iran/Etats-Unis
-
Chimios ou radiothérapies... chiens et chats soignés, eux aussi, contre le cancer
-
Quand Taiwo et Kehinde rencontrent Taiwo et Kehinde: au Nigeria, le mariage de deux paires de jumeaux
-
La France étouffe: la Fête de la musique chamboulée et des écoles fermées lundi
-
Brésil: le cacique Raoni opéré et en soins intensifs
-
Dans les transports publics, un gilet rafraîchissant "aide bien" face à la canicule
-
Attaques ukrainiennes en Crimée, distribution de carburant suspendue dans la péninsule
-
Mondial-2026: une réaction espagnole attendue, l'Allemagne survit enfin à la phase de groupe
-
Al Jazeera rejette les accusations d'Israël contre son journaliste tué à Gaza
-
Deux millions d'Indiens repassent un examen de médecine, dans la colère nationale
-
Sur les traces de: "Dibu" Martinez, le bon gamin au mental de champion
-
Chaleur brûlante en France, des noyades et une Fête de la musique chamboulée
-
Canicule: la SNCF recommande aux personnes "vulnérables" d'éviter de prendre le train
-
MotoGP/République tchèque: exclu, Bezzecchi présente ses excuses pour avoir frappé un commissaire
Le Canard Enchaîné se fait voler dans les plumes par des salariés
Après un malaise latent ces derniers mois, la guerre est déclarée au Canard Enchaîné entre la direction, accusée par l'un de ses journalistes d'avoir financé un emploi fictif, et une partie de la rédaction, offusquée par la ligne de défense de ses dirigeants.
Le "Canard", qui fait trembler les milieux politique et économique par ses révélations fracassantes, voit pour la première fois sa probité financière remise en question en interne.
Le premier coup porté -un dépôt de plainte- est venu de Christophe Nobili, l'un des journalistes à l'origine des révélations pendant la campagne présidentielle 2017 sur les soupçons d'emploi fictif concernant Penelope Fillon auprès de son mari François Fillon.
M. Nobili soupçonnait la compagne d'un ancien dessinateur et administrateur de l'hebdomadaire satirique d'avoir bénéficié pendant deux décennies d'une rémunération du journal sans n'y avoir jamais travaillé.
Le parquet de Paris a confirmé samedi à l'AFP avoir ouvert une enquête pour "abus de biens sociaux" et "recel d'abus de biens sociaux".
Selon Le Monde, trois millions d'euros de salaire auraient été indûment versés.
Face à la polémique, le comité d'administration du journal a démenti dans l'édition de mercredi avoir eu recours à un emploi fictif, défendant un montage qui, bien qu'"acrobatique", n'a "lésé" personne.
En l'occurrence, il s'agit de l'embauche en 1996 de l'épouse du dessinateur André Escaro, aujourd'hui âgé de 94 ans, lorsque ce dernier a voulu prendre sa retraite, au grand dam du journal, selon le comité.
Avançant qu'il ne peut cumuler emploi et retraite, le dessinateur continue finalement de croquer l'actualité pour l'hebdomadaire lorsque la direction finit par accepter que sa femme l'épaule.
"C'est ainsi qu'Edith a été embauchée, en renfort d'André, lequel n'a évidemment plus touché un sou", pour produire "plus de 8.000" dessins qui n'ont "rien de fictifs" pendant 26 ans, jusqu'à leur mise en retrait en juin, selon l'article.
- Conflit de générations -
"Ce n'était peut-être pas le meilleur emplacement pour un plaidoyer pro domo, en fait rédigé par les principaux intéressés", le président de la société éditrice de l'hebdomadaire, Michel Gaillard, 78 ans, et son directeur général délégué Nicolas Brimo, 71 ans, ont réagi mercredi une dizaine de salariés de la publication dans un communiqué transmis à l'AFP et au Monde.
S'indignant du "refus" qui leur a été opposé "d'insérer un texte en réponse" à celui publié par le comité d'administration, les signataires rappellent que "le droit social français ne prévoit pas de rémunérer un salarié à la place d'un autre".
Ils déplorent également "que le terme de +faute+, reconnue par la direction lors de la conférence de rédaction du 29 août, ne figure pas (...) dans le plaidoyer publié en une".
Sollicité par l'AFP, M. Brimo n'a pas souhaité commenter un communiqué dont il n'avait "pas eu connaissance", alors que les dirigeants de l'entreprise n'ont pas "été tous entendus dans le cadre de l'enquête préliminaire".
Il rappelle toutefois que le texte a été signé par les six membres du comité d'administration.
Ce désaveu public d'une partie de la rédaction témoigne toutefois d'un malaise grandissant au sein du journal depuis plusieurs années, selon l'un des signataires interrogé par l'AFP, entre "une direction vieillissante" qui "se crispe sur son pouvoir et ne prépare pas l'avenir" et une nouvelle génération de salariés.
Celle-ci avait déjà bousculé ses dirigeants en créant pour la première fois fin 2021 une section syndicale.
Ce même signataire évoque "une gestion paternaliste" et opaque sur le plan social. Il existe aussi une "grande insatisfaction d'une nouvelle génération beaucoup moins payée que l'ancienne", ajoute-t-il.
"On a un tandem à la tête du journal depuis 1992 qui n'envisage pas de passer la main" et s'est "approprié le journal", estime cette source, pour qui l'arrivée d'une nouvelle direction "pourrait être une solution".
P.A.Mendoza--AT