-
Ebola pourrait coûter plusieurs milliards et des dizaines de milliers d'emplois à l'Afrique, selon l'ONU
-
Les arbres résistent pour l'instant à la canicule mais danger pour le reste de l'été
-
Mort de Victor Willis, le policier du groupe disco Village People
-
Nouvelle-Zélande: nouveau revers pour le fondateur de Megaupload, menacé d'extradition vers les Etats-Unis
-
Discussions indirectes et techniques à Doha entre l'Iran et les Etats-Unis
-
Zone euro: l'inflation ralentit en juin, après un pic lié à l'énergie
-
Clip de fin pour la chaîne musicale MCM, après 37 ans d'existence
-
Le chanteur disco de Village People, Victor Willis, est décédé
-
Tour de France: "évidemment qu'on est hypnotisés" par Paul Seixas, souligne Prudhomme
-
Des robinets à sec en Hongrie en pleine vague de chaleur
-
Le miscanthus géant, une arme verte pour dépolluer les sols testée en Ukraine
-
La SNCF se "prépare à faire face" aux départs en vacances malgré les fortes chaleurs
-
Chez Meta, le virage IA à marche forcée nourrit la peur et la colère
-
Dans les montagnes du Nouristan, la fierté des agricultrices afghanes
-
Soudan: Amnesty accuse les paramilitaires de crimes contre l'humanité à El-Facher
-
"Rêve brisé": des résidents étrangers face au durcissement des règles de visa au Japon
-
Dans le centre de la Birmanie, les familles endeuillées pleurent une "génération décimée"
-
Birmanie: plus de 100.000 morts depuis le début de la guerre
-
Les Etats-Unis ont 250 ans: le rêve américain, abîmé mais toujours vivant
-
La vie ultra-secrète des dronistes ukrainiens qui ont frappé Moscou
-
Pollution : une ONG recense les élevages en infraction, en plein examen de la loi agricole
-
En attendant les réformes, le secteur privé a d'ores et déjà changé Cuba
-
Mondial-2026: Mbappé sublime des Bleus parés pour les 8es, la Norvège défiera le Brésil
-
Trump a gagné environ 1,2 milliard de dollars dans les cryptomonnaies en 2025
-
Washington réautorise l'IA de pointe d'Anthropic, actant sa reprise en main du secteur
-
Les océans mondiaux ont atteint un pic de chaleur en juin
-
Les rescapés du double séisme au Venezuela s'en remettent à la solidarité
-
A Washington, la "grande foire" de Trump pour les 250 ans des Etats-Unis divise
-
Séismes au Venezuela: espoirs et douche froide sous les décombres
-
Budget des Armées : le Parlement appelé à valider un nouvel effort à 36 milliards
-
Mondial-2026: Mbappé sublime les Bleus, parés pour les 8es, la Norvège défiera le Brésil
-
Mondial-2026: démonstration des Bleus, en route pour les 8e
-
Détournement de fonds de l'UE: série de perquisitions dans une enquête ciblant notamment le RN
-
Tennis: à 44 ans, la légende Serena Williams rate ses retrouvailles avec Wimbledon
-
Tennis: Serena Williams battue au 1er tour de Wimbledon pour son retour en simple à 44 ans
-
Le Mercosur affiche ses divergences après l'accord commercial conclu avec l'UE
-
Wall Street: le Nasdaq conclut son meilleur trimestre depuis le Covid-19, à +21%
-
Des milliers de Sud-Africains défilent pour exiger le départ des sans-papiers
-
"Pire qu'en Inde": à Rome, les touristes face au supplice de la canicule
-
Mondial-2026: la Norvège prend rendez-vous avec le Brésil, la France en salle d'attente
-
Merkel dévoile son portrait officiel pour le siège de la chancellerie à Berlin
-
Mondial-2026: Halaand et la Norvège punissent la Côte d'Ivoire sur le tard
-
La Bourse de Paris termine sur une note optimiste
-
Wall Street ouvre en hausse pour clôturer un trimestre fructueux
-
A Taïwan, les cueilleuses d'algues attendent en vain la relève
-
NBA: pas de retraite pour "le King" LeBron James mais d'autres cieux
-
Le directeur de la CIA compare l'IA de pointe à des "armes nucléaires numériques"
-
Wimbledon: débuts compliqués pour Swiatek et Rybakina, jour J pour Serena Williams
-
Ouverture du sommet du Mercosur, marquée par de vives critiques sur l'application de l'accord avec l'UE
-
La France vers un nouvel épisode de fortes chaleurs après une canicule exceptionnelle
30% de directrices au plus haut niveau, mission quasi réussie pour les grandes entreprises françaises
En France, les entreprises de plus de 1.000 salariés devront compter au moins 30% de femmes dans leur plus haute instance de direction à compter du 1er mars, un seuil fixé par la loi et déjà quasiment atteint par les plus grands groupes.
Les comités exécutifs et autres instances dirigeantes des groupes du CAC 40, indice phare de la Bourse de Paris, étaient composés à près de 29% de femmes en 2025, selon une étude publiée lundi par l'observatoire Skema de la féminisation des entreprises. C'est 9,5 points de plus qu'en 2021.
Sur l'ensemble du SBF 120 (les 120 plus grosses capitalisations boursières françaises), la progression a été similaire, passant de 22% en 2021 à 30% en 2025, indiquent l'Institut français des administrateurs et la société Ethics & Boards.
Cette hausse fulgurante s'explique par la promulgation de la loi Rixain en décembre 2021, qui impose un quota de 30% à partir de mars cette année, avant 40% en 2029. Cette loi prévoit des sanctions financières allant jusqu'à 1% de la masse salariale, avec un délai de deux ans pour se mettre en conformité.
"Le premier jalon a été atteint", se félicite auprès de l'AFP la députée Marie-Pierre Rixain (EPR), à l'origine de la loi. "Nous sommes désormais le 4e pays européen pour la féminisation des instances dirigeantes, et devant les Etats-Unis", salue-t-elle.
Si d'autres pays ont instauré des lois sur la mixité des conseils d'administration (Pays-Bas, Allemagne) ou misé sur des objectifs incitatifs comme le Royaume-Uni pour les comités de direction, la France est le seul pays à avoir une loi contraignante, qui va concerner environ 1.500 entreprises.
- Effet d'entraînement -
Parmi les grands groupes qui ont déjà largement féminisé leur instance dirigeante, la banque BNP Paribas est passée de trois femmes dans son comité exécutif en 2020 à sept aujourd'hui (pour 12 hommes), soit une part féminine de 37%.
"Notre progression démontre notre volonté d'agir en faveur de l'égalité entre les femmes et les hommes, notamment au sein de nos instances de direction", a indiqué la banque à l'AFP.
Mais pas seulement, promet-elle: "nous veillons à promouvoir cette mixité à tous les niveaux de l'entreprise", par exemple en s'assurant "qu'au moins une femme figure dans la sélection des candidats d'un poste à responsabilités".
Pour les défenseurs de la loi, féminiser le sommet permet d'attirer des talents plus bas dans l'organigramme. "Au moment de candidater, une jeune femme va regarder l'organigramme pour voir son potentiel de progression", affirme Marie-Pierre Rixain.
- Inquiétudes du Medef -
Ces dernières années, beaucoup d'entreprises ont augmenté la part de femmes en élargissant le périmètre de leur instance dirigeante en y ajoutant des postes de directrices, notamment aux ressources humaines ou à la responsabilité sociale et environnementale (RSE).
Mais "en 2025, c'est un peu différent", explique à l'AFP Michel Ferrary, chercheur affilié à l'école de commerce Skema: "le nombre de femmes est resté stable (153), c'est le nombre d'hommes qui a diminué" (de 388 à 378).
Certains secteurs s'inquiètent de l'échéance, à l'image du patron du Medef Patrick Martin, qui alertait en janvier 2025 sur la difficulté de trouver des dirigeantes dans des métiers "genrés", comme dans l'industrie ou le bâtiment.
Argument balayé par Marie-Pierre Rixain. Veolia ou Schneider ont féminisé leur direction, malgré leur secteur d'activité à dominante masculine, souligne la députée.
"Je ne saisis pas comment dans une entreprise de plus de 1.000 personnes, vous n'arrivez pas au bout de cinq ans à trouver une femme compétente pour votre comité de direction de dix personnes", remarque-t-elle.
- Des enjeux de performance -
Malgré un "succès français indéniable", Denis Terrien, président de l'Institut français des administrateurs, nuance: le chemin reste long pour atteindre les postes de présidentes et/ou directrices générales (23 femmes sur 240 postes dans le SBF 120).
Est en cause le fait que "moins d'une femme sur cinq occupe un poste tremplin", tel que la direction financière, "permettant d'accéder au sommet".
Sollicité par l'AFP, le ministère du Travail n'était pas en mesure d'indiquer quelle part des quelque 1.500 entreprises concernées étaient dans les clous des 30%.
D'autres quotas de féminisation existent en France pour les entreprises. La loi Copé-Zimmermann en a instauré en 2011 pour les conseils d'administration. Ils sont très largement respectés aujourd'hui: 46% des administrateurs du CAC 40 étaient des femmes en 2025.
K.Hill--AT