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Procès Jubillar: ce que révèlent les portables de Delphine et Cédric
La cour d'assises du Tarn examine jeudi au procès de Cédric Jubillar, accusé du meurtre de sa femme Delphine, le contenu de leurs téléphones portables, des données techniques qui montrent notamment que l'infirmière, au moment de sa disparition, était "persuadée" qu'elle allait refaire sa vie avec son amant.
Le dernier message émis par l'infirmière à 22h55 le 15 décembre 2020 est adressé à ce dernier: un "je t'embrasse" ponctué d'un émoji coeur, a rapporté à la barre un des premiers enquêteurs techniques du dossier appelés à témoigner en cette quatrième journée du procès.
Le gendarme Arnaud Bonnavenc, analyste criminel auprès de la section de recherches de la gendarmerie de Toulouse, a expliqué que les données téléphoniques de Delphine Jubillar montraient que son nouveau partenaire était son contact préférentiel depuis plusieurs semaines.
Et au moment de la disparition, "ils sont heureux et persuadés qu'ils vont refaire leur vie ensemble", a expliqué M. Bonnavenc, s'appuyant sur des échanges de SMS, conversations WhatsApp et autres qui montrent par exemple qu'ils voulaient célébrer le fait que la compagne de l'amant, dont il souhaitait se séparer pour vivre son histoire avec Delphine, venait tout juste d'accepter cette idée.
Le portable de la disparue s'est déconnecté du réseau à 07h48 le 16 décembre, sans qu'il soit possible d'en déterminer la cause (action humaine, chute de batterie, etc.), a ajouté le gendarme.
- Techniciens -
Ce jeudi, pour ce qui devrait être la dernière journée de cette première semaine d'un procès qui en compte quatre, la cour va entendre d'autres gendarmes spécialisés, comme un enquêteur cynophile dédié dans la recherche de personnes.
La veille, les débats ont été marqués par un duel intense de près de sept heures entre la défense de Cédric Jubillar et le chef d'enquête, le major Bernard Lorvellec, première grande confrontation de cette audience.
Le chef de l'enquête a estimé que "tous les éléments recueillis" ramenaient vers une implication de Cédric Jubillar dans la disparition de son épouse Delphine, à Cagnac-les-Mines (Tarn).
C'était un rapport "extrêmement complet", a estimé auprès de l'AFP Me Philippe Pressecq, l'avocat d'une des cousines de Delphine Jubillar.
"Le directeur d'enquête a mis en évidence que contrairement à ce que la défense explique, il n'y a pas eu de prise de position ab initio sur le fait que le mari serait coupable", a-t-il ajouté.
Le major Lorvellec a expliqué que les enquêteurs s'étaient focalisés sur trois options: un potentiel suicide, un départ volontaire ou l'intervention d'un tiers et dans ce dernier cas de figure, les pistes d'un rôdeur, d'un amant ou du mari ont été étudiées.
- "Déductions" -
"Chacune de ces hypothèses sera refermée (...) pendant que celle de M. Jubillar prend de l'ampleur", a résumé M. Lorvellec.
S'appuyant sur des photos, il s'est attardé sur plusieurs éléments matériels et a également rappelé les menaces proférées devant témoins par le mari, le récit du jeune fils du couple parlant d'une dispute entre ses parents ce soir-là ou encore le comportement du père qui "va très vite se désintéresser de la disparition de son épouse".
Face à l'enquêteur, conformément à la ligne de défense offensive adoptée tout au long de l'instruction, les avocats de M. Jubillar ont attaqué avec véhémence les conclusions du major Lorvellec.
"Vous affirmez des choses qui ne sont pas exactes sur les témoins", "déductions mais sans aucun élément objectif", "j'entends ce que vous dites M. l'enquêteur mais vous auriez dû investiguer": Emmanuelle Franck et Alexandre Martin ont alterné les attaques, cherchant pendant plus de trois heures à dégonfler tous les éléments considérés comme intangibles par l'accusation.
Une stratégie de "dilution" et de "diversion" que dénonce l'un des avocats des frères et sœur de Delphine Jubillar, Laurent de Caunes, tandis que sa consœur défendant les intérêts des enfants, Malika Chmani, considérait qu'il y avait "suffisamment d'éléments" pour confirmer la culpabilité de M. Jubillar.
Dans son box, Cédric Jubillar, 38 ans, a écouté attentivement les échanges.
Mercredi, il a une nouvelle fois répété qu'il n'avait "pas tué Delphine".
Le verdict est attendu le 17 octobre
T.Sanchez--AT