-
Thaïlande: huit morts dans les crues depuis le 16 septembre (gouvernement)
-
Nouvelle-Zélande : la police au secours d'un jeune phoque égaré sur une route
-
Présidentielle au Brésil: pour sa dernière bataille, Lula affronte le fils Bolsonaro
-
Champion historique de la gauche brésilienne, Lula court contre le temps
-
Flavio Bolsonaro, l'héritier politique à l'ombre du père
-
Mondiaux de cyclisme: Seixas, après l'échec, des leçons pour un rebond
-
Le campement pour le droit au logement passe une deuxième nuit au centre de Madrid
-
La production de drogues de synthèse entraîne une lourde pollution de l'environnement, alerte l'OFDT
-
Taylor Swift devient l'artiste la plus récompensée des MTV Video Music Awards
-
Venezuela: une proche de l'opposante Machado accueillie par des centaines de partisans à Caracas
-
Séoul exige des excuses de Kiev pour avoir révélé le transfert de prisonniers nord-coréens
-
Avec une popularité confortée, le pape Léon XIV achève à Metz sa visite en France
-
Ultime journée cruciale au procès de Rachida Dati et Carlos Ghosn
-
SpaceX vise pour la première fois l'orbite terrestre avec sa mégafusée Starship
-
Du calme de la campagne anglaise à l'alerte antiterroriste
-
Ligue des nations: l'Allemagne tombe contre la Grèce, premier revers pour Klopp
-
Face à face tendu en Irlande du Nord après le blocage d'une marche protestante par des manifestants
-
Mondiaux de cyclisme: "une énorme déception" pour Seixas
-
A Lourdes, Léon XIV "à l'écoute" de victimes de violences sexuelles
-
Mondiaux de cyclisme: "un miracle", McNulty piège les favoris
-
Aleksandar Vucic: de ministre sous Milosevic à homme d'État serbe
-
Cyclisme: l'Américain Brandon McNulty, champion du monde surprise
-
Sénatoriales: le RN débarque en force à la chambre haute
-
Trump dit s'attendre à une reprise dans la semaine des négociations avec l'Iran
-
Royaume-Uni: cinq hommes arrêtés pour préparation d'un "acte terroriste" près d'une base aérienne
-
Sénatoriales: le RN en passe de former un groupe parlementaire au Sénat
-
Ethiopie : la télévision publique du Tigré frappée par un drone (journalistes)
-
Liban: Israël n'a pas pu "briser la résistance" du Hezbollah, dit son chef
-
Equipe de France: sans Mbappé, à Dembélé de jouer
-
Malgré le rejet de Trump, l'Iran maintient ses conditions pour rouvrir Ormuz
-
Euro de volley: les Bleus ont l'argent, et des problèmes de riches
-
Londres appelle au calme face aux tensions liées à une marche protestante en Irlande du Nord
-
A Lourdes, les pèlerins séduits par un pape "simple" et proche des plus vulnérables
-
Royaume-Uni: l'antiterrorisme enquête après un incident près d'une base aérienne, cinq arrestations
-
A Lourdes, Léon XIV contre l'aide à mourir et le "fléau" des violences sexuelles
-
อเล็กซ์ โบดี และศาสตราจารย์ ดร. ดีเทอร์ ลาซิก ลงนามสัญญาสำหรับ ALPHA WHEY และ BODI เครื่องดื่มให้พลังงาน
-
एलेक्स बोडी और प्रो. डॉ. डायटर लाज़िक ने ALPHA WHEY और BODI एनर्जी ड्रिंक के लिए एक अनुबंध पर हस्ताक्षर किए
-
Alex Bodi och prof. dr. Dieter Lazik tecknar avtal om ALPHA WHEY och BODI Energidryck
-
Alex Bodi a prof. dr. Dieter Lazik podepsali smlouvu týkající se produktů ALPHA WHEY a BODI Energetický nápoj
-
Alex Bodi i prof. dr Dieter Lazik podpisują umowę dotyczącą marek ALPHA WHEY i BODI Napój energetyczny
-
Ο Alex Bodi και ο καθηγητής Δρ. Dieter Lazik υπογράφουν σύμβαση για τα προϊόντα ALPHA WHEY και BODI Ενεργειακό ποτό
-
أليكس بودي والبروفيسور الدكتور ديتر لازيك يوقعان عقدًا بشأن منتجي «ألفا ويل» و«بودي إنيرجي درينك»
-
アレックス・ボディ氏とディーター・ラジク教授が「ALPHA WHEY」および「BODI エナジードリンク」に関する契約を締結
-
Au pied de la tour Eiffel, les pompiers mobilisés pour clamer leur "colère"
-
알렉스 보디와 디터 라지크 교수가 ALPHA WHEY 및 BODI 에너지드링크에 관한 계약을 체결했습니다.
-
亞歷克斯·博迪(Alex Bodi)與迪特爾·拉齊克(Dieter Lazik)教授簽署關於 ALPHA WHEY 及 BODI 能量飲料的合約
-
Alex Bodi și prof. dr. Dieter Lazik semnează un contract pentru ALPHA WHEY și BODI Băutură energizantă
-
Royaume-Uni: l'antiterrorisme enquête sur un incident près d'une base utilisée par l'US Air Force
-
Алекс Боді та проф. д-р Дітер Лазік уклали договір щодо ALPHA WHEY та Боді Енергетичний напій
-
Алекс Боди и проф. д-р Дитер Лазик заключили договор о выпуске продуктов ALPHA WHEY и BODI Энергетический напиток
En Asie centrale, l'inexorable exode des Russes
Les époux Lopatine préparent un voyage particulier: leur départ du Kazakhstan pour la Russie, comme des dizaines de milliers de Russes ethniques quittant chaque année l'Asie centrale depuis la chute de l'Union soviétique pour rejoindre la terre de leurs ancêtres.
Dans leur appartement à Chakhtinsk, Tatiana et Dmitri glanent des conseils sur un groupe Telegram spécialisé, le "chemin de la maison".
"La décision de quitter le Kazakhstan est prise, nous allons renoncer au passeport kazakh pour recevoir le passeport russe", explique à l'AFP Tatiana, ex-professeure de sport de 52 ans.
Les Lopatine veulent déménager à Omsk en Sibérie, lieu de leurs "racines historiques".
"Nous devons encore choisir la façon dont nous allons partir", poursuit Tatiana, "soit par nous-mêmes, soit dans le cadre du programme de réinstallation", organisé par la Russie.
Ce programme pour rapatrier les "compatriotes de l'étranger" s'adresse en premier lieu aux Russes ethniques, mais aussi à toute personne originaire d'URSS, offrant indemnités de déménagement dans une région prédéfinie, allocations chômage voire terres.
Depuis 2006, environ 1,2 million de personnes ont immigré en Russie dans ce cadre, principalement depuis l'Asie centrale, sans compter ceux venus hors programme.
Car la Russie manque de bras pour travailler et de femmes pour procréer, selon son président Vladimir Poutine, la population chutant depuis trente ans.
Le dirigeant russe a rappelé début mars la nécessité de "soutenir le retour dans leur pays d'origine de nos compatriotes" et le martèle : l'amélioration de la démographie, "objectif national prioritaire", est le "défi le plus important" du pays.
Mais depuis le début de la guerre en Ukraine, le programme attire moins: en 2024, seulement 31.700 personnes ont participé, le niveau le plus faible en quatorze ans.
Espérant rendre la Russie plus attractive, Vladimir Poutine a instauré en 2024 un nouvel institut pour le rapatriement, aux conditions moins strictes mais sans avantages financiers.
- "Exode" -
L'histoire des Russes ethniques citoyens des républiques centrasiatiques interrogés par l'AFP avant leur départ est similaire.
Leurs parents ont été envoyés en Asie centrale sous l'Union soviétique pour développer l'agriculture dans les steppes du Kazakhstan, extraire des matières premières des montagnes du Kirghizstan, construire des villes en Ouzbékistan ou des canaux d'irrigation dans le désert du Turkménistan.
Si tous louent la beauté de leur pays et la gentillesse des peuples locaux, ils ne voient plus de perspectives pour eux et leurs enfants dans cette région pourtant en plein développement.
La Russie apparaît comme une bouée de sauvetage, parfois fantasmée au vu des faibles salaires des régions russes.
"Quand le programme a été lancé, c'était hors de question de déménager, car je me sentais bien au Kazakhstan", se rappelle Tatiana.
Puis les appels de la famille leur "disant de venir" en Russie, les "souvenirs des vacances d'été" vers Moscou, les "faibles salaires" et les "difficultés à trouver un travail" au Kazakhstan les ont persuadés.
Au Kirghizstan, Lioubov Tiassova, 50 ans, s'est résignée à quitter sa petite ville d'Orlovka.
"Il y avait une majorité de Russes ici jusqu'à l'exode des années 1990", raconte-t-elle, se plaignant du chômage.
"Je considère la Russie comme l'avenir pour mes enfants: un travail stable, une ville prospère", raconte cette guide touristique.
Sa fille diplômée en médecine "est partie, faute d'emploi, en Russie", où elle veut que son fils de 13 ans étudie.
- "Pas de perspectives" -
A la chute de l'URSS, les Russes ethniques représentaient environ 20% de la population d'Asie centrale, contre 5% aujourd'hui. Et leur nombre absolu a chuté de neuf à quatre millions.
En position dominante sous le communisme, les Russes ont depuis largement subi un déclassement social.
Et le renforcement des identités centrasiatiques aux dépens de l'influence russe, notamment depuis l'invasion de l'Ukraine, les marginalise.
"Je pense ne pas pouvoir trouver de travail car je ne parle pas turkmène", dit à l'AFP Nikolaï, 48 ans, ex-fonctionnaire.
Il s'est envolé pour Voronej, ne voyant "pas de perspectives au Turkménistan" pour sa famille.
En Ouzbékistan, Semion, informaticien de 35 ans, veut que ses deux filles soient dans un environnement russophone, car "même à Tachkent (la capitale) on parle de moins en moins russe".
Il vend son appartement, comme Valentina et Konstantin à Achkhabad, la capitale turkmène.
"Nous commençons à faire nos bagages et dès que nous trouvons un acheteur, nous partons", explique cette coiffeuse.
"Le Turkménistan nous manquera, le soleil toute l'année, le calme. Il faudra tout recommencer (...) mais ce sera plus facile de trouver du travail en Russie", veut-elle croire.
H.Thompson--AT