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Pédocriminalité: début du procès de l'ex-chirurgien Joël Le Scouarnec face à 299 victimes à Vannes
C'est l'une des plus grandes affaires de pédocriminalité jamais jugées en France: le procès de Joël Le Scouarnec, ex-chirurgien accusé de violences sexuelles sur près de 300 jeunes patients dans une douzaine d'hôpitaux, s'est ouvert lundi en début d'après-midi à Vannes.
La présidente de la cour criminelle du Morbihan Aude Burési a déclaré l'audience ouverte vers 13H avant que le septuagénaire, vêtu d'une veste noire, prenne place dans le box et décline son identité d'une voix légèrement éraillée, pour son procès prévu pour durer près de quatre mois.
Une banderole proclamant "Médecins agresseurs, violeurs : Ordre des médecins complice", a été déployée en fin de matinée devant le tribunal et une trentaine de manifestants ont porté une lettre pour former la phrase "Stop à la loi du silence".
Une dizaine de manifestants se sont rassemblés à Paris devant l'Ordre national des médecins à l'appel du même collectif.
Les victimes "n'attendent rien de M. Le Scouarnec", a expliqué à la presse Me Marie Grimaud, avocate de 39 parties civiles, peu avant l'ouverture du procès. "La culpabilité ne va pas faire débat, la peine ne fera pas débat".
En revanche "ils attendent de retrouver un peu de dignité, d'humanité et surtout de la considération de la part de la justice, parce que jusqu'à aujourd'hui, la violence judiciaire a été extrêmement importante", a-t-elle ajouté.
L'avocate a regretté que l'organisation du procès prévoie que les victimes soient reléguées dans une salle séparée. Elles ne seront présentes dans la salle d'audience que lorsqu'elles seront entendues par la cour, les unes après les autres.
"Cette audition, ce sera la première fois que les victimes le verront physiquement, auront son timbre de voix, son regard (...) autant d’éléments susceptibles de les mettre en difficulté", selon elle.
L'une des victimes, Amélie Lévêque, 42 ans, confie avoir "peur de le voir (Le Scouarnec, NDLR) même si j'attends ce moment depuis longtemps".
Concernant l'organisation du procès, elle estime qu'elle aura "son jour, ce sera mon histoire".
La plupart des 299 victimes étaient mineures au moment des faits, 256 avaient moins de 15 ans, et étaient souvent endormies ou en phase de réveil.
L'audience de lundi sera principalement occupée par des aspects techniques du procès. La journée de mardi, consacrée à la personnalité de l'accusé, sera un moment fort avec les témoignages de ses trois fils et de son ex-épouse.
Cette dernière affirme ne jamais avoir eu le moindre soupçon sur la pédocriminalité de son mari, malgré des écrits de ce dernier laissant penser le contraire, et une première condamnation du chirurgien pour détention d'images pédopornographiques en 2005, déjà à Vannes.
- "Pédophile" revendiqué -
Joël Le Scouarnec, aujourd'hui âgé de 74 ans, a "reconnu son implication" dans la majorité des faits de viols aggravés et agressions sexuelles aggravées pour lesquels il sera jugé.
Les enquêteurs ont retrouvé la trace de ses victimes - des patients âgés en moyenne de 11 ans au moment des faits - en décortiquant ses journaux intimes, découverts lors d'une perquisition à son domicile en 2017, après que sa voisine de six ans l'a dénoncé auprès de ses parents pour viol.
Ses écrits, très détaillés, indiquaient le nom, l'âge et l'adresse de ses victimes ainsi que les violences infligées, souvent sous couvert de geste médical.
Nombre de victimes ont été confrontées à une amnésie traumatique, effaçant partiellement ou entièrement le souvenir du médecin.
La cour suivra jusqu'à mi-mai l'ordre chronologique des violences sexuelles reprochées à M. Le Scouarnec, selon le calendrier transmis à la presse.
Une quarantaine de parties civiles ont déjà fait valoir leur droit au huis clos, et d'autres peuvent encore le faire tout au long de l'audience.
Le médecin avait exercé 11 ans encore, poursuivant ses violences sexuelles présumées sur les enfants qu'il opérait.
Les plaidoiries des 63 avocats des parties civiles sont programmées du 22 au 28 mai et les réquisitions le 2 juin.
Les avocats de la défense plaideront le lendemain, avant que la cour ne se retire pour délibérer durant trois jours à partir du 4 juin.
Si ce calendrier millimétré est tenu, le verdict est attendu le 6 juin.
D.Lopez--AT