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Jugé pour viols, le fils de la princesse de Norvège nie que sa 2e victime présumée était endormie
Le fils de la princesse héritière Mette-Marit de Norvège a nié mardi que la victime présumée du deuxième des quatre viols dont il est accusé était endormie au moment des faits, décrits par l'intéressée comme son "pire cauchemar".
Né d'une relation antérieure au mariage de sa mère avec le prince héritier Haakon en 2001, Marius Borg Høiby comparaît depuis le 3 février devant la justice norvégienne pour répondre de 38 chefs d'accusation, dont quatre viols et des violences sur d'ex-compagnes.
Le jeune homme de 29 ans conteste les accusations les plus graves, notamment les viols, passibles au total de jusqu'à 16 ans de prison.
Mardi, le tribunal d'Oslo a commencé l'examen du deuxième viol présumé qui, selon l'accusation, se serait produit le 8 octobre 2023 après une after party dans un appartement sur les îles Lofoten (nord de la Norvège) où séjournaient M. Høiby et son beau-père, le prince Haakon, pour surfer.
"Ça a toujours été le pire cauchemar de ma vie", a-t-elle témoigné mardi, disant avoir refermé les yeux "pour ne pas avoir à assister à (sa) propre agression".
"Je me souviens m'être réveillée alors qu'il était en action. Je me suis dit: +je ne comprends pas comment quelqu'un peut avoir des relations sexuelles avec une personne qui dort+", a-t-elle dit.
"Ensuite, j'ai surtout eu l'impression de me dissocier, de quitter mon propre corps", a-t-elle ajouté. "C'était douloureux, mon corps n'était pas prêt pour ça".
Pour démontrer que ces rapports avaient eu lieu alors que la jeune femme n'était pas en état de s'y opposer, le parquet a produit une vidéo saisie chez M. Høiby et qu'il avait lui-même filmée avec son téléphone.
Selon le procureur Sturla Henriksbø, cette vidéo de cinq secondes montre la jeune femme endormie au moment des faits. La victime présumée s'est aussi élevée contre ces images filmées, selon elle, à son insu -- un autre chef d'inculpation.
Le parquet a également versé au dossier les données de sa montre cardio pour prouver qu'elle dormait.
- "Pourquoi diable?" -
De son côté, la défense a confronté la victime présumée à des incohérences entre son témoignage mardi et ses auditions antérieures par la police, et pointé qu'elle avait au départ dit aux enquêteurs ne pas avoir le sentiment d'avoir été soumise à des actes répréhensibles.
"Elle était éveillée quand j'ai eu des rapports sexuels avec elle", a ensuite témoigné M. Høiby à la barre, avant de se reprendre: "quand nous avons eu des rapports sexuels".
"Je n'ai pas de rapports sexuels avec des femmes qui dorment", a répété l'accusé, vêtu d'un tee-shirt noir à manches courtes laissant apparaître ses tatouages et mâchant un chewing-gum.
"Je ne comprends pas: si on a eu des relations sexuelles trois ou quatre fois avant et que je l'ai réveillée à chaque fois, pourquoi diable est-ce que j'aurais eu des rapports sexuels avec elle sans la réveiller la dernière fois?".
Déclenchant le pire scandale que la famille royale norvégienne ait jamais connu, M. Høiby avait été arrêté une première fois le 4 août 2024, soupçonné d'avoir agressé sa compagne la nuit précédente.
L'enquête, notamment l'exploitation des photos et vidéos retrouvées sur les différents téléphones et ordinateurs de l'accusé, avait conduit la police à l'inculper également pour viols sur des femmes qui n'étaient pas en état de résister.
Les deux victimes qui ont témoigné à ce jour n'ont réalisé qu'elles avaient été violées qu'ultérieurement, lorsque la police leur a montré les images et leur a expliqué leur caractère répréhensible.
La semaine dernière, la cour avait déjà entendu le témoignage d'une femme que M. Høiby est accusé d'avoir violé lors d'une autre after party au sous-sol du domicile du couple princier en dehors d'Oslo en décembre 2018.
Celle-ci s'est dite convaincue "à 100%" d'avoir été droguée, ce que l'accusé a vivement rejeté.
M.White--AT