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Enseignant au Venezuela: survivre avec un salaire de misère
Comment survivre quand on est enseignant au Venezuela avec un salaire mensuel de 15 dollars ? Bon nombre ont un second emploi, tablent sur la débrouille ou le soutien familial, mais beaucoup abandonnent leur vocation, changent de métier ou quittent le pays.
Un panier de courses alimentaires de base pour une famille de quatre personnes coûte environ 500 dollars par mois : c'est 38 fois le salaire moyen d'un enseignant, depuis longtemps sous-payé, mais historiquement bas aujourd'hui.
Maria Cerezo a 70 ans, dont 39 d'expérience face aux élèves. Elle jongle avec le budget familial, composé de son salaire, celui de sa fille, elle aussi enseignante, et de son époux avocat.
"Avant, on achetait deux kilos de tomates, maintenant c'est deux petits oignons, trois tomates... Nos achats sont guidés par les restrictions parce qu'on ne peut pas dépenser plus", assure l'enseignante à l'AFP.
Le système éducatif vénézuélien connaît un déficit d'environ 200.000 enseignants, selon le président Nicolas Maduro, qui leur a demandé de retourner en classe et a promis d'"améliorer" leur qualité de vie grâce à des subventions pour les transports, la santé et l'alimentation, ainsi que des aides aux crédits immobiliers.
La plupart des écoles publiques ne fonctionnent que deux ou trois jours par semaine, afin que les enseignants puissent exercer un autre emploi pour compléter leur maigre salaire.
Certains ont choisi de donner des cours particuliers à domicile, d'autres ont tout simplement abandonné l'enseignement et se sont tournés vers d'autres professions, tandis que beaucoup font partie des huit millions de Vénézuéliens qui ont émigré depuis 2014 à la recherche d'une vie meilleure.
- Friperie solidaire -
Mais la relève d'enseignants se fait rare. Selon un rapport universitaire, les inscriptions de nouveaux étudiants dans le champ de l'éducation ont chuté de près de 90% entre 2008 et 2022.
Maria Cerezo se refuse pour le moment à quitter le pays. Elle déambule entre les rayons de pantalons et de chemisiers dans une friperie ouverte par le syndicat des enseignants pour leur venir en aide.
Une robe en nylon bleu à pois blancs lui plaît : elle entre dans la cabine d'essayage et se jauge face au miroir. Pour le moment, elle n'a pas les 2 dollars que coûte la robe et réfléchit à revenir demain.
"Je reviendrai pour un pantalon", dit l'enseignante qui pourrait être à la retraite mais se considère "active" et "forte" et ne veut pas arrêter de travailler.
Le Ropero Solidario (L'armoire solidaire) de la Fédération des enseignants vénézuéliens est un dépôt-vente, majoritairement alimenté par des enseignants qui perçoivent 50% du prix de vente.
Les vêtements sont vendus entre 1 et 4 dollars. La friperie propose aussi aux membres des programmes d'aide à l'achat de médicaments, de nourriture ou en cas de maladie.
- "Avant on pouvait" -
"Cette crise ne permet même pas d'acheter des vêtements de rechange, comment demander aux élèves d'aller à l'école dans un état impeccable ?", se désole Kethy Mendoza, coordinatrice du magasin.
Nicolas Maduro impute les bas salaires aux sanctions internationales américaines depuis 2015 et européennes depuis 2017. Mais pour les experts, la précarité des enseignants dure depuis plus longtemps.
Kethy Mendoza, elle-même enseignante, accueille ses collègues et clients, les aide à s'habiller, donne son avis comme une parfaite vendeuse.
Maria Cezezo se déplace dans le magasin et observe.
"C'est une terrible situation", se lamente-t-elle. "Avant, avec une paie, on pouvait acheter des vêtements, des chaussures, des appareils électriques. Désormais, c'est impossible".
M.White--AT