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Le "Kiabi Village", vitrine d'une enseigne en forme, à contre-courant du secteur
Un immense bâtiment gris, quatre étages de bureaux et 3.000 m2 de boutique: c'est dans son nouveau "Kiabi Village", près de Lille, que l'enseigne française a présenté mardi ses résultats 2024 "record", une rareté dans le secteur du prêt-à-porter français en plein marasme.
Avec 24 millions de clients dans le monde (+6% par rapport à 2023), le groupe a généré 2,3 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2024, "en croissance de 5%" sur un an, a indiqué à la presse le directeur général de Kiabi, Patrick Stassi, évoquant également une rentabilité elle aussi "record", sans la chiffrer.
Côté français, pas de chiffre d'affaires communiqué, mais "on suit la tendance" de 5% de croissance, a rapporté Ouarda Ech-Chykry qui dirige Kiabi France.
La "fraude" dont a été victime l'enseigne cette année - 100 millions d'euros (selon la presse) détournés par une ancienne trésorière - "ne rentre pas dans notre compte d'exploitation", a précisé M. Stassi, en parlant d'"investissements en cash" que l'entreprise "avait sur le côté".
D'après la presse, Kiabi a cherché mi-juillet à récupérer un investissement réalisé un an plus tôt, mais quand le groupe s'est rapproché de sa banque, l'argent avait disparu, selon une technique dite des "comptes rebonds".
"L'enquête avance très bien", a assuré le patron de l'enseigne à l'AFP, depuis la mise en examen en août 2024 d'une ancienne trésorière, puis le dépôt par l'entreprise d'un recours aux États-Unis, où vit l'ex-salariée de Kiabi, pour récupérer dommages et intérêts.
"Elle a agi seule en interne, avec une complicité externe", a-t-il ajouté.
- Vitrine de la réussite de l'enseigne -
Parmi les 352 magasins français de Kiabi (sur 640 points de vente), auxquels s'ajouteront "d'ici 2027" une "vingtaine" de sites supplémentaires selon Mme Ech-Chykry, le "Kiabi Village" fait figure de vitrine du succès de la marque.
Une réussite à contre-courant du secteur du prêt-à-porter qui subit depuis deux ans une crise profonde, avec des liquidations comme celle de Camaïeu en 2022, ou plus récemment Esprit, ainsi que des redressements judiciaires, rachats et procédures de sauvegarde comme pour Pimkie, Kookaï ou Naf Naf.
Sous la bannière "Kiabi Village", à Lezennes, près de Lille, des points de restauration, d'animations, une crèche et une boutique ouverte en août et dans laquelle Kiabi expérimente de nouvelles offres à déployer ou non dans ses magasins.
Ainsi, faute de clients, l'idée du bar à ongles au cœur du rayon femme a été abandonnée, tandis que la collection de linge de maison "Kiabi Home", lancée en 2024, sera elle étendue à toutes les boutiques françaises.
Stand de retouches d'ourlets, revente d'articles d'occasion ou encore ateliers sur le thème de la parentalité... "Je n'ai pas encore fait le tour de toutes les petites offres, mais je préfère cette boutique, elle est moderne", a confié Océane, 25 ans, cliente et voisine du site "Kiabi Village", alors que Laurence, sa mère, dit en s'engouffrant dans la grande porte d'entrée en verre s'y trouver "complètement perdue".
- "Rupture conventionnelle collective" -
A l'heure de la pause déjeuner, on y croise aussi des "Kiabers" - le mot utilisé dans le jargon fleuri d'anglicismes de la société pour désigner ses salariés -, mais ils ont reçu la consigne de ne pas parler à la presse.
Car le "Kiabi Village" héberge aussi le nouveau siège de cette enseigne de la galaxie de la famille Mulliez (avec Decathlon, Auchan, Leroy Merlin, Jules...) où un millier de salariés viennent de poser leurs cartons.
Pas tous avec enthousiasme. Selon le journal L'Humanité début janvier, un peu plus de 200 personnes - notamment chargées de "la mise en valeur des collections dans les magasins" ou de gérer les marchandises et invendus dans toute la France - se seraient vues proposer un poste de simple vendeur et "plus de 150 salariés auraient préféré se faire licencier plutôt que de redescendre dans la hiérarchie".
"C'est un changement de métier proposé sans aucune perte de rémunération", a défendu mardi Franck de Saintignon, directeur des ressources humaines du groupe, indiquant que cela s'est déroulé dans le cadre d'une "rupture conventionnelle collective" menée en 2024 "pour accompagner" notamment "la simplification du +merchandising+ et de [la] stratégie".
"Globalement, la moitié a souhaité continuer à travailler dans la durée" avec Kiabi, a-t-il affirmé, sans confirmer les chiffres avancés par L'Humanité.
J.Gomez--AT