-
Mondial-2026: Yan Diomandé, pour sa soeur Roxane disparue à 15 ans
-
Keir Starmer, acculé deux ans après le retour du Labour au pouvoir au Royaume-Uni
-
Royaume-Uni: Keir Starmer s'accroche au pouvoir face à Andy Burnham victorieux
-
Ebola en RDC: l'OMS constate une accélération de la transmission
-
Après la guerre, la République islamique d'Iran toujours debout et une opposition hors jeu
-
Les dirigeants des 27 croisent le fer sur le méga-budget européen
-
La Terre ne finira (peut-être) pas avalée par le Soleil
-
Meurtre de Lyhanna: la collégienne a été violée, de l'ADN du suspect retrouvé
-
Maisons du Monde s'en remet à des fonds britanniques après des pertes massives
-
La Bourse de Paris en hausse sur un marché tranquille
-
L'intoxication des données, la menace invisible qui cible les chatbots IA
-
Royaume-Uni: le travailliste Andy Burnham élu député, la bataille s'annonce contre Starmer
-
Indonésie: l'insémination artificielle pour sauver le rhinocéros de Bornéo
-
Malaisie: des scientifiques découvrent un "hyperparasite" s'attaquant au "champignon zombie"
-
Un manuscrit inédit de Mozart, petit trésor mis en musique à Paris
-
"Comme dans un réfrigérateur" : les troglodytes échappent à la canicule
-
Après l'accord avec l'Iran, Trump veut se concentrer sur la Corée du Nord, selon le président sud-coréen
-
A peine signé, l'accord entre Iran et Etats-Unis semble vaciller
-
Andy Burnham, le "roi du Nord" à la conquête de Downing Street
-
En Suède, les scandales glissent sur le Premier ministre avant les élections
-
Mondial-2026 : après les violences xénophobes en Afrique du Sud, les Africains boudent les Bafana Bafana
-
Les Bourses européennes portées par des mouvements contraires
-
Adaptation à la terre ferme: des fossiles chamboulent les théories
-
Meurtre de Lyhanna: la collégienne a été violée, révèle l'autopsie
-
Chez France Travail, l'IA s'installe, pour les agents et les demandeurs d'emploi
-
Un robot avec sourcils et mains, à la rencontre des patients dans un hôpital italien
-
Top 14: Toulouse, l'ombre d'un doute avant la demi-finale contre le Racing 92
-
Athlétisme: à Doha, Tinch veut répondre à Tharp sur 110 m haies
-
Les principales réformes économiques annoncées à Cuba
-
"Toilette de chat": les refuges en montagne inquiets pour leur ressource en eau
-
Royaume-Uni: le travailliste Andy Burnham élu député, la voie s'ouvre vers Downing Street
-
Accord USA-Iran: report des négociations prévues en Suisse
-
Un Sud-Coréen accablé par la douleur se bat pour le droit de mourir
-
Chili : après 100 jours au pouvoir, le président Kast ajuste ses ambitions
-
Cosmétiques: beauté et intelligence artificielle, l'heure des noces
-
Thaïlande: 18 mois de prison pour un commentaire Facebook sur la monarchie
-
A Chicago, Obama entouré de trois anciens présidents pour l'inauguration de son musée
-
Robotique: les start-up européennes se battent pour exister face aux mastodontes chinois
-
Ebola en RDC: une épidémie sans vaccin, des groupes armés et une défiance populaire
-
Royaume-Uni: le travailliste Andy Burnham facilement élu député, en position de défier Starmer
-
Le travailliste Andy Burnham facilement élu député, en position de défier Starmer
-
Mondial-2026: le Mexique premier qualifié pour les 16es, la Suisse et le Canada s'en approchent
-
Khamenei approuve l'accord avec Washington, incertitude sur le début des pourparlers
-
"Dernier voyage": les Etats-Unis disent au revoir à Air Force One, en attendant un modèle qatari
-
La justice se prononce sur le renvoi en procès pour viol du footballeur Achraf Hakimi
-
Colombie: accord de paix avec le gouvernement Petro, une centaine de guérilleros déposent les armes
-
Face à la déferlante chinoise, les Européens cherchent la parade
-
Cuba adopte un programme de réformes marquant un virage économique historique
-
Mondial-2026: la Suisse cartonne et se relance, le deuxième round est lancé
-
Cuba annonce un virage économique historique
Nouvelle séance noire à Wall Street, une des pires depuis 2020
Wall Street a connu une autre séance noire mercredi, une des pires depuis 2020, initiée au lendemain d'un rebond par une série de mauvaises annonces de grands détaillants, qui font craindre pour la consommation et les profits des entreprises.
L'indice Dow Jones a plongé de 3,57% à 31.490,97 points, selon des résultats définitifs.
Le Nasdaq a dévissé de 4,73% à 11.418,15 points, sombrant même de 5% peu avant la clôture. L'indice à forte coloration technologique s'inscrit désormais à 30% en dessous de son pic. Le S&P 500 a perdu 4,03% pour repasser sous la barre des 4.000 points, à 3.924,18 points.
La chute spectaculaire de l'action des supermarchés Target (-24,87% à 161,73 dollars) - une amplitude de dépréciation rare dans le secteur de la distribution - a retenu toute l'attention des investisseurs car elle montrait combien la hausse des prix commence à peser sur la consommation et les profits des entreprises.
La chaîne a accusé une division par deux de son bénéfice trimestriel et son patron, Brian Cornell, s'est plaint des hausses de coûts. Il a averti que les ventes allaient baisser en 2023. Les coûts en fioul et en fret ont bondi d'un milliard de dollars pour le groupe.
"On a commencé la séance en berne parce que Target a présenté ces horribles perspectives de résultats", a commenté Karl Haeling de LBBW.
"Ensuite, la liquidation du marché s'est auto-alimentée et plus les indices baissaient, plus le marché se souciait des problèmes de résultats futurs, de marges opérationnelles, de récession et j'en passe", a-t-il poursuivi.
La déconfiture de Target, une chaîne de magasins de milieu de gamme, a fait écho aux résultats décevants de Walmart (-6,84% à 122,36 dollars), le numéro un de la distribution discount plus populaire chez les petits revenus, ce qui inquiétait davantage les investisseurs.
"Les gens achètent de moins en moins les produits chers et se reportent de plus en plus vers les produits de marque blanche", relevait Gregori Volokhine, citant les propos de la direction des chaînes de magasins.
"Les petits revenus c'est Walmart, les revenus moyens ce sont les gens qui achètent chez Target, donc c'est en train de remonter la pyramide", notait l'analyste de Meeschaert évoquant l'impact de l'inflation sur les dépenses des consommateurs.
"La réalité n'est pas très belle pour la consommation, il faut voir les choses en face", ajoutait-il.
D'autres enseignes en ont fait les frais, Costco, le distributeur en gros, s'est délesté de 12,45% à 429,40 dollars, Best Buy le spécialiste de l'électronique a aussi perdu presque 11%, tandis que la chaîne de magasins aux articles à 1 dollar, Dollar Tree, a fondu de 14,42%.
Les onze secteurs du S&P 500 ont sombré dans le rouge à commencer par les produits et services non essentiels (-6,60%), une chute rarement vue, et les technologies de l'information (-4,74%).
Les grands noms de la tech ont plongé, comme Amazon (-7,16% à 2.142,25 dollars), Apple (-5,64% à 140,82 dollars), Netflix (-7,02% à 177,19 dollars).
-Répercuter les coûts-
Après sept semaines de pertes et cette nouvelle chute brutale, le Nasdaq, qui regroupe nombre de valeurs technologiques, est revenu à son niveau de novembre 2020. L'indice des valeurs vedette Dow Jones et le S&P 500, plus représentatif du marché américain, sont au plus bas depuis mars 2021.
"La vente massive d'aujourd'hui concerne la capacité des entreprises à répercuter des coûts plus élevés. On se posait la question, eh bien on a eu la réponse en quelque sorte avec les résultats" de Target notamment, a expliqué Quincy Krosby, stratégiste en chef pour LPL Financial.
"Certes, les consommateurs continuent de dépenser, mais bon nombre des principaux détaillants ne sont pas en mesure de répercuter les coûts de main-d'œuvre et les prix plus élevés entraînés par une chaîne d'approvisionnement encore limitée", a-t-elle diagnostiqué.
Selon elle, "la peur pour la croissance plane sur le marché par intermittence et s'est intensifiée alors qu'on commence à escompter un ralentissement plus profond".
Les rendements sur les bons du Trésor à 10 ans se détendaient reflétant des achats vers les obligations, valeurs refuge, dont le prix monte quand leurs rendements descendent. Ils s'inscrivaient à 2,87% contre 2,99% avant l'ouverture du marché.
"On dirait qu'on n'a pas touché le fond", déplorait Karl Haeling. "C'est presque un peu décevant de voir que l'indice de volatilité VIX n'a pas explosé davantage, comme si la panique, la grosse panique, n'était pas encore là", soulignait-il. Le baromètre, dit "indice de la peur", s'élevait autour de 30 points, s'inscrivant en dessous de son niveau de début mai.
O.Gutierrez--AT