Arizona Tribune - Procès contre le Daily Mail : le prince Harry dénonce un jugement "choquant"

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Procès contre le Daily Mail : le prince Harry dénonce un jugement "choquant"

Procès contre le Daily Mail : le prince Harry dénonce un jugement "choquant"

Le prince Harry a dénoncé mardi un jugement "incohérent" et "choquant" après avoir perdu son procès contre le propriétaire du Daily Mail, un nouveau coup dur pour le fils du roi Charles III, en visite pendant cinq jours au Royaume-Uni.

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"Nous sommes venus devant ce tribunal pour obtenir justice et pour que les responsables rendent des comptes. Mais nous n'avons obtenu ni l'un ni l'autre", a déploré le prince vivant en exil aux Etats-Unis, qui accusait les journaux Daily Mail et Mail on Sunday d'atteinte à la vie privée.

Cette affaire opposait le fils du roi et d'autres célébrités, dont Elton John et l'actrice Elizabeth Hurley, à Associated Newspapers Limited (ANL), la société éditrice de ces deux célèbres tabloïds britanniques.

"Les demandeurs n'ont pas réussi à apporter la preuve des allégations de collecte illégale d'informations qu'ils avaient formulées", a tranché mardi la Haute Cour de Londres.

"L'acharnement dont le tribunal a fait preuve pour disculper le Mail est aussi choquant qu'injustifié", a réagi Harry dans son communiqué.

Cette décision intervient au lendemain de l'arrivée du prince au Royaume-Uni sans son épouse Meghan et ses deux enfants, après des tensions autour de l'organisation de ce déplacement.

Celui-ci a lieu pour préparer les Invictus Games, un évènement sportif international qu'il a créé pour les anciens combattants blessés ou malades, prévus pour 2027 à Birmingham (centre de l'Angleterre).

- "Réhabilitation" -

Au cours de ce procès qui a duré plus de deux mois, les plaignants, parfois en pleurs ou en colère à la barre, ont accusé les journaux d'avoir intercepté des messages vocaux, écouté des conversations téléphoniques - en recourant notamment à des détectives privés - ou menti pour nourrir une cinquantaine d'articles parus entre 1993 et 2018.

Le jugement constitue "une victoire écrasante pour le Daily Mail et ses journalistes, ainsi que pour la liberté de la presse en général", s'est félicité le groupe ANL dans un communiqué. "C'est une magnifique réhabilitation du journalisme du Daily Mail", a-t-il ajouté.

Harry, qui habite en Californie avec sa famille, tient les paparazzi pour responsables de la mort de sa mère Diana en 1997 à Paris. Devant la Haute Cour en janvier, au bord des larmes, il avait accusé les tabloïds d'avoir rendu la vie de Meghan "absolument infernale".

ANL assurait de son côté que ses journalistes avaient agi légalement et s'étaient appuyés sur des sources légitimes pour écrire leurs articles.

Le groupe a dit avoir dépensé 50 millions de livres (58 millions d'euros) dans cette procédure. Une audience aura lieu les 29 et 30 juillet concernant un potentiel paiement des frais de justice par les plaignants.

Il s'agissait du dernier procès intenté par Harry, qui conduit depuis plusieurs années une croisade judiciaire contre la puissante presse tabloïde britannique.

Le duc de Sussex - son titre officiel - a ainsi obtenu en décembre 2023 la condamnation de la société éditrice du Daily Mirror. Et en janvier 2025, il a trouvé un accord financier, pour un montant non dévoilé, avec le propriétaire du Sun.

- Imbroglio -

Le prince Harry, qui est arrivé lundi à Londres, devait initialement être accompagné de Meghan et de leurs enfants Archie, sept ans, et Lilibet, cinq ans, ce qui aurait été une première depuis 2022.

Les médias britanniques s'interrogeaient notamment sur une possible rencontre entre le roi Charles III et ses petits-enfants.

Mais, dans un premier rebondissement le week-end dernier, une source proche du duc de Sussex a fait savoir que Meghan et les enfants ne se rendraient finalement pas dans la capitale britannique pour la première partie de la visite.

 

La situation a viré à l'imbroglio lundi. Plusieurs médias britanniques, dont la BBC et Sky News, citant une source proche de Harry, ont d'abord rapporté que le prince serait logé au palais de Buckingham.

Moins de deux heures plus tard, les mêmes médias publiaient un démenti du palais, qui expliquait que le duc de Sussex n'avait pas accepté suffisamment à l'avance l'invitation de séjourner dans la résidence officielle du souverain britannique.

Un porte-parole du prince a jugé "décevant" que l'invitation du palais "ait été retirée à la dernière minute", dans une déclaration transmise à l'AFP.

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W.Morales--AT