-
Revolut victime d'une usurpation d'identité, des données clients compromises
-
Sur la côte baltique, les sociaux-démocrates tentent de stopper la vague de l'extrême droite
-
IA: le pape met en garde contre une dépendance croissante aux algorithmes
-
La Bourse de Paris en légère hausse avant la Fed
-
Tarte au citron et cornichon, cannelé à la patate douce: l'IA aux fourneaux dans les supérettes japonaises
-
Pêcheurs en colère: levée du blocage du dépôt pétrolier de Frontignan
-
Patrick Bruel autorisé par la justice à se rendre à l'étranger
-
Energie, produits frais : en France, l'inflation grève le pouvoir d'achat des plus précaires
-
Réseaux sociaux: l'UE propose une interdiction aux moins de 13 ans et des "mini-comptes" pour les moins de 15 ans
-
Von der Leyen veut faire du Canada le "premier membre associé" de l'UE
-
En Hongrie, la chasse à la corruption sous le régime Orban se heurte à la réalité
-
Face à la violence, le Brésil tenté à son tour par le modèle Bukele
-
Carburant: nouveau blocage d'un dépôt pétrolier dans l'Hérault par des pêcheurs
-
Au G20 Energie, les Etats-Unis cherchent à vanter leur puissance et faire oublier la guerre en Iran
-
OpenAI, Anthropic et Google travaillent à un régulateur de l'IA, projet menacé par un blocage politique
-
Champs desséchés, vaches rachitiques : l'Amérique centrale ravagée par El Niño
-
Ursula von der Leyen reçoit Mark Carney, pour intensifier le rapprochement UE-Canada
-
Législatives en Russie : sous le choc après des frappes de drones, Tambov s'apprête à voter sans illusions
-
Le patron allemand d'une startup militaire vit caché, de crainte de tueurs russes
-
Star Ac, Céline Dion, concerts... Le DJ Mosimann aligne les étoiles
-
Réseaux sociaux interdits aux mineurs dans un nombre croissant de pays
-
IA: après le "fait maison", le "fait par un humain" ?
-
Le film "Resident Evil" transpose l'esprit du jeu vidéo sur grand écran
-
Au Bhoutan, royaume de l'hydroélectricité, le solaire gagne du terrain
-
Un projet de l'armée américaine ravive les souvenirs de la guerre aux Palaos
-
Ryad accuse les Houthis du Yémen d'avoir attaqué La Mecque
-
Brésil: la Cour suprême étale en direct ses divisions avant la présidentielle
-
Crimes de guerre : l'ancien président du Kosovo Hashim Thaçi fixé sur son sort
-
Protection des jeunes en ligne : l'UE passe à l'action
-
Taux d'intérêt américains: rare tension autour de la décision de la Fed
-
Espagne: le Real Madrid s'en sort à Elche grâce à Espi et Mbappé
-
Foot: l'Argentine fera ses adieux à l'idole Messi lors d'un match amical le 6 octobre
-
Flambée du pétrole et taux élevés crispent Wall Street avant la Fed
-
Donald Trump a "fait du bien" à l'Otan, selon le président finlandais Alexander Stubb
-
Islande : présentation début 2027 d'un projet de loi qui pourrait interdire la chasse à la baleine
-
Rembarré par la Cour suprême sur le vote par correspondance, Trump fustige une décision "horrible"
-
Un texte clé de régulation des cryptomonnaies échoue au Sénat américain
-
Budget : rassemblement devant Bercy contre "l'austérité climatique"
-
Aya Nakamura récompensée lors d'une nouvelle cérémonie musicale
-
Des sénateurs démocrates accusent le directeur du FBI d'avoir intimidé des journalistes
-
Euro de volley: les Bleus, leaders avec brio
-
Une croissance plus faible mais pas de "décrochage" en 2026, selon la Banque de France
-
Équipe de France: Zidane et son staff sont à pied d'œuvre
-
Carney fait les yeux doux aux investisseurs et rassure sur sa relation avec Washington
-
La Bourse de Paris en recul, L'Oréal passe devant LVMH
-
L'opération anti-LGBT+ en Turquie se poursuit, les protestations aussi
-
Foot: après six matches, Lens se sépare déjà de Dino Toppmöller
-
Flambée des carburants: TotalEnergies maître du jeu, critiqué par les distributeurs
-
A Concarneau, la course au large rend hommage à Charlie Dalin
-
Opposé à l'accueil de demandeurs d'asile, un village anglais propose une "sécession"
Craignant des frappes russes, Kiev met à l'abri le musée sur la Grande famine
A Kiev, dans une salle du musée sur la Grande famine des années 1930, quatre hommes soulèvent avec précaution les vitrines présentant robes, icônes et outils agricoles. Objectif : les mettre à l'abri d'une frappe russe qui anéantirait ce lieu symbolique.
Ces objets constituent une partie de la mémoire des millions de personnes qui ont péri au cours de cette famine, l'Holodomor, provoquée en 1932-1933 par la politique de Staline et considérée en Ukraine, ainsi que par beaucoup dans le monde, comme un génocide.
Mais, à un moment où la Russie intensifie ses attaques contre les sites culturels et historiques ukrainiens, le musée fait partie des nombreuses institutions qui craignent d'être prises pour cible — et qui emballent désormais leurs collections pour les déplacer.
"Comme les dernières semaines l'ont montré, la Russie frappe délibérément des sites liés au patrimoine culturel et aux institutions culturelles", dit à l'AFP la directrice générale adjointe du musée, Olga Melnyk.
La plupart des pièces transférées vers des "sites plus sûrs" sont des objets qui appartenaient à des victimes de la famine, transmis de génération en génération — souvent au péril de leur vie pendant l'ère soviétique, explique Mme Melnyk.
L'Ukraine estime que près de 2.000 sites du patrimoine culturel et 2.500 institutions culturelles ont été endommagés depuis le début de l'invasion russe de février 2022.
En mai à Kiev, le musée sur la catastrophe nucléaire de Tchernobyl a été touché. En juin, ont subi des dégâts la cathédrale de la Dormition et le célèbre monastère orthodoxe de la Laure des Grottes l'entourant, un ensemble architectural inscrit au patrimoine mondial par l'Unesco
Dans l'est, le musée des Beaux-Arts de Kharkiv — qui abrite l'une des plus anciennes collections d'Ukraine — et une grande galerie à Dnipro ont été endommagés.
Et en mars, le centre historique de la ville occidentale de Lviv a été frappé par une attaque de drones en plein après-midi.
- "Détruire notre patrimoine" -
Dès le début de l'assaut russe, toute l'Ukraine s'est engagée dans une course contre la montre pour protéger les musées, les œuvres d'art célèbres, les monuments et les statues.
À mesure que les troupes russes avançaient dans l'est et le sud, les pièces les plus volumineuses étaient démontées et déplacées à travers le territoire ukrainien.
Cette année, l'œuvre centrale du pavillon ukrainien à la Biennale de Venise a été une statue en béton baptisée "Origami Deer", sauvée de Pokrovsk, une ville de l'est désormais occupée.
Les récentes attaques ont déclenché une nouvelle vague d'évacuation d'oeuvres.
"De nombreux musées ne présentent actuellement plus leurs expositions permanentes et proposent à la place des expositions temporaires", dit à l'AFP le vice-ministre de la Culture, Ivan Verbytsky.
Ses équipes travaillent à un recensement des potentiels lieux de stockage à travers l'Ukraine.
La Russie nie quant à elle spécifiquement viser des sites culturels.
Elle a soutenu que la cathédrale de Kiev avait été endommagée par un missile de défense antiaérienne de conception américaine mal tiré par l'armée ukrainienne.
Mais pour M. Verbytsky, les déclarations répétées au fil des ans de responsables russes niant ou remettant en question le droit de l'Ukraine à exister en tant qu'Etat indépendant prouvent que ces attaques sont "délibérées".
"Leur objectif est de détruire notre patrimoine et d'effacer les preuves matérielles de l'histoire millénaire de l'Ukraine et de notre culture distincte, authentique."
S'exprimant auprès de l'AFP de l'esplanade du musée de l'Holodomor, située sur une colline surplombant le Dniepr - le long fleuve qui traverse l'Ukraine - et une grande partie de la capitale, Olga Melnyk pense en outre que le positionnement de la Russie sur la famine des années 1930 impose de prendre des précautions supplémentaires.
Le président russe Vladimir Poutine rejette avec véhémence l'idée que la famine, qui avait aussi touché des régions du sud de la Russie et le Kazakhstan, ait été un génocide organisé contre le peuple ukrainien.
"Etant donné que l'Holodomor est une question particulièrement sensible pour la Russie et que la Russie a bâti une grande partie de son récit autour du déni de l'Holodomor en tant que génocide, nous ne pouvons pas exclure que notre musée puisse devenir la cible d'une attaque russe dans un avenir proche", juge Mme Melnyk.
Derrière elle se dresse une statue emblématique de cette période dramatique — une petite fille aux cheveux tressés serrant des épis de blé, le visage marqué par la douleur.
Pour l'instant, elle reste en place.
N.Mitchell--AT