-
Les Bourses européennes ouvrent en léger repli
-
L'impunité des meurtres de journalistes augmente, alerte l'Unesco
-
Le drame des effondrements de la rue d'Aubagne à nouveau en procès à Marseille
-
Crise dans l'éducation: blocages et manifestations en vue en France pour la reprise des cours
-
Nouvelles restrictions à Delhi pour lutter contre la pollution
-
Inde: des dizaines de milliers de manifestants contre la révision des listes électorales
-
Charles III va parler au Commonwealth avec "franchise" du passé esclavagiste du Royaume-Uni
-
NBA : les Warriors portés par leur jeunesse, les Lakers par Doncic
-
Mobilisation du 5 novembre en France: au tour du monde du travail de descendre dans la rue
-
Incendie de Crans-Montana : le point sur l'enquête
-
Élections de mi-mandat: Trump veut faire mentir les mauvais sondages dans les urnes
-
La nuit de la Toussaint, une montagne aux Philippines s'illumine pour ses morts
-
Après la sécheresse et les canicules, le piment d'Espelette cherche de l'eau
-
En Inde, les familles royales d'antan en quête de nouveaux rôles sociaux
-
Agriculture: réclamer les aides, une démarche pas évidente après un été éprouvant
-
La Corée du Sud prévoit un budget record pour l'IA en 2027
-
L'Ukraine et la Russie touchées par des cyberattaques après la fin de la trêve
-
F1: Antonelli sacré avec panache au Mexique
-
F1: l'Italien Kimi Antonelli devient le plus jeune champion du monde de l'histoire
RSF demande aux Etats de protéger les journalistes travaillant sur les droits des femmes
L'ONG Reporters sans frontières demande aux Etats de "garantir" la protection des journalistes travaillant sur des sujets liés aux droits des femmes, à l'occasion des sept ans du mouvement MeToo.
De par le monde, "la répression des journalistes spécialisés et des femmes journalistes reste un enjeu de taille qui nécessite un investissement de tous les acteurs", estime RSF dans un rapport publié mardi sur "Le journalisme à l’ère #MeToo".
L'ONG de défense de la presse y formule 16 recommandations, dont celles pour les Etats de protéger ces journalistes et d'"introduire dans le droit pénal" des circonstances aggravantes en cas de cyberharcèlement envers des journalistes femmes et des minorités de genre.
Aux plateformes numériques, RSF suggère notamment d'"accorder un traitement d’urgence au signalement des journalistes victimes de cyberharcèlement" et de "répondre sans délai aux injonctions des autorités judiciaires".
L'organisation plaide en outre pour que les rédactions forment mieux leurs membres susceptibles d'être victimes de cyberharcèlement, et pour qu'elles mettent en place des "responsables éditoriaux en charge des questions de genre (+gender editors+)".
RSF a sondé 113 de ses correspondants journalistes dans 112 pays pour évaluer l'impact dans les médias du mouvement de libération de la parole des femmes, dans le sillage de #MeToo.
Plus de 80% ont constaté une augmentation significative du nombre de sujets relatifs aux droits des femmes, aux questions de genre, et aux violences sexistes et sexuelles depuis 2017. Mais selon plus d'un quart, travailler sur ces sujets est dangereux: cela peut conduire à être exposé à des insultes, des menaces physiques voire des agressions.
Ainsi "ce printemps féministe des médias n’est pas sans danger", souligne Thibaut Bruttin, directeur général de RSF, rendant hommage à la journaliste chinoise Sophia Huang Xueqin, qui a lancé le mouvement #MeToo en Chine et a été condamnée à cinq ans de prison en juin dernier.
Ce sont les révélations en octobre 2017 sur les agressions sexuelles de l'ancien producteur américain Harvey Weinstein qui ont déclenché une onde de choc planétaire et libéré la parole de nombreuses victimes.
Ch.P.Lewis--AT