-
Les Bourses européennes ouvrent en léger repli
-
L'impunité des meurtres de journalistes augmente, alerte l'Unesco
-
Le drame des effondrements de la rue d'Aubagne à nouveau en procès à Marseille
-
Crise dans l'éducation: blocages et manifestations en vue en France pour la reprise des cours
-
Nouvelles restrictions à Delhi pour lutter contre la pollution
-
Inde: des dizaines de milliers de manifestants contre la révision des listes électorales
-
Charles III va parler au Commonwealth avec "franchise" du passé esclavagiste du Royaume-Uni
-
NBA : les Warriors portés par leur jeunesse, les Lakers par Doncic
-
Mobilisation du 5 novembre en France: au tour du monde du travail de descendre dans la rue
-
Incendie de Crans-Montana : le point sur l'enquête
-
Élections de mi-mandat: Trump veut faire mentir les mauvais sondages dans les urnes
-
La nuit de la Toussaint, une montagne aux Philippines s'illumine pour ses morts
-
Après la sécheresse et les canicules, le piment d'Espelette cherche de l'eau
-
En Inde, les familles royales d'antan en quête de nouveaux rôles sociaux
-
Agriculture: réclamer les aides, une démarche pas évidente après un été éprouvant
-
La Corée du Sud prévoit un budget record pour l'IA en 2027
-
L'Ukraine et la Russie touchées par des cyberattaques après la fin de la trêve
-
F1: Antonelli sacré avec panache au Mexique
-
F1: l'Italien Kimi Antonelli devient le plus jeune champion du monde de l'histoire
-
F1: Antonelli, le vent de fraîcheur qui a conquis le paddock
-
Top 14: Pau fait tomber Toulouse pour la 2e fois de la saison
-
Ligue 1 : l'OL retrouve le podium, Marseille enchaîne
-
Ukraine : fin d'une trêve exceptionnelle à Olechky
-
Route du Rhum: premiers frissons, premiers incidents et premières envolées après le départ
-
Un pompier grièvement blessé par balle près de Marseille, un homme interpellé
-
Après les menaces de Trump, l'Iran avertit qu'une nouvelle guerre pourrait être "plus longue"
-
Route du Rhum: Dorange va faire escale à Roscoff après une collision avec un concurrent
-
Angleterre: Arsenal remporte la bataille d'Anfield et prend la tête
-
Présidentielle en Bulgarie : Iliana Iotova, partisane du dialogue avec Moscou, l'emporte
-
Athlétisme: Andreas Almgren remporte le marathon de New York dès ses débuts sur la distance
-
Espagne: après la controverse avec la Chine, le Real Madrid et Mbappé repartent de l'avant
-
Italie: la Lazio Rome ne laisse pas passer sa chance
-
ATP 500 de Bâle: Vacherot remporte son deuxième titre en battant Lehecka
-
ATP 500 de Vienne: Alcaraz confirme son retour au premier plan
-
"Voir les bateaux": la foule au Cap Fréhel pour le départ de la Route du Rhum
-
A Bobigny, des lycéennes veulent voir les blocus continuer : "Ecoutez vraiment la jeunesse"
-
Après les menaces de Trump, l'Iran avertit qu'une nouvelle guerre pourrait se prolonger
-
Ukraine : dernier jour d'une trêve exceptionnelle à Olechky
-
La 13e Route du Rhum lancée sous un grand soleil malouin
-
Une nouvelle guerre risque de durer, avertit l'Iran après des menaces de Trump
-
Présidentielle en Bulgarie : un duel serré sur fond de tensions en mer Noire
-
Energies renouvelables : le Laos prend le virage de l'éolien
-
Au Sri Lanka, les veuves des disparus de la guerre civile n'ont pas renoncé à la vérité
-
Singapour, la "nation de la climatisation", cherche des alternatives pour se rafraîchir
-
MotoGP: Marc Marquez tutoie un 8e titre mondial après sa victoire sans appel en Malaisie
-
Route du Rhum: dernières embrassades avant l'émotion du départ
-
Ukraine: à Kherson, 24 heures pour "serrer les murs dans ses bras" et repartir
-
En Uruguay, une "Cité de Dieu" attend le pape dans l'espérance
-
Euronaval: drones et "flottes hybrides" au coeur du réarmement mondial
-
Des chatbots d'IA diffusent de fausses informations sur les élections américaines de mi-mandat
En Afghanistan, les théières exhalent les saveurs du mouton
A l'arrière de son restaurant de Kaboul, Waheed, un des derniers cuisiniers à maîtriser la recette du "chainaki", répartit les morceaux de viande et de graisse de mouton parmi les quelque 200 théières dépareillées dans lesquelles ils mijoteront plusieurs heures.
Dès l'aube, le cuisinier se concentre, penché au-dessus de son four en terre sur lequel sont alignées les théières ébréchées. Il vérifie que chacune d'elles a reçu la bonne proportion de viande et de gras qui peut varier suivant les goûts.
"Je n'ai pas ajouté d'huile végétale. Il n'y a que de la viande et de la graisse d'agneau", précise, les yeux brillants, Waheed, 45 ans, qui grâce à la multitude de contenants peut individualiser la recette.
Rassuré, le restaurateur peut jeter le sel dans les théières et ajouter des lentilles avant de baigner le tout d'un jus couleur tomate. Le feu peut désormais crépiter en-dessous. Les récipients aux bec et poignée cassés se mettent doucement en ébullition, après avoir été recouverts d'un drap.
"La recette est la même depuis plus de 60 ans, c'est mon père qui me l'a transmise. Lui-même la tenait de son père. Je n'ai strictement rien changé", explique Waheed, qui ne souhaite pas donner son nom de famille.
Rapidement, la chaleur envahit la modeste pièce à l'équipement spartiate et laisse échapper les premiers fumets de mouton, qui se mélangent à l'odeur des braises.
Après cinq heures de cuisson, surveillée de près, et l'ajout d'épices, le verdict sonne enfin: les clients, assis en tailleur autour du plat ou sur une chaise devant une table, peuvent enfin se délecter, après avoir déboursé 200 afghanis (2,15 euros).
- Un plat renommé -
"C'est tellement délicieux et savoureux", commente Ghulam Usman Tarin, qui a eu vent de l'adresse par le bouche à oreille.
Depuis 15 ans qu'il fréquente le lieu, Zabihullah ne tarit pas d'éloges sur le ragoût d'agneau qui tire son nom de "chainak", signifiant théière dans plusieurs langues afghanes : "Quand j'en mange, je me sens énergique jusqu'au soir". "La viande provient de notre pays (...) et c'est très léger pour nous", s'enthousiasme l'homme, qui n’hésite pas à venir deux à trois fois par semaine.
Waheed est le seul dans sa famille à connaître les ingrédients qui ont fait la renommée de son plat, goûté par des stars de la télévision afghane, des politiciens, et quelques touristes étrangers de passage dans la capitale afghane.
Dès ses 13 ans, le restaurateur, qui a arrêté l'école après la primaire, a traîné dans les cuisines des restaurants de son père, où lui ont été livrés les secrets de cette recette qu'il garde jalousement, et dont il s'inquiète, grogne-t-il auprès de l'AFP, qu'elle ne soit révélée à ses concurrents en raison de sa médiatisation.
A la mort de son père, il a repris définitivement la relève alors qu'il avait 25 ans. Mais il pourrait bien être le dernier de la famille à perpétuer la tradition. Sur ses dix enfants, aucun n'est pressenti pour continuer.
"Ils étudient à l'école. Ils n'ont pas la patience de faire ce travail", commente le quadragénaire à la mince corpulence.
A peine le temps de manger un "chainaki" dont il se nourrit chaque jour, Waheed doit se remettre à l'ouvrage et découper en morceaux les kilos de viande qui cuiront dès le lendemain dans les théières.
"Je continuerai tant que j'aurai la force de le faire, car c'est un souvenir de mon père (...) Son chainaki était meilleur que le mien. Aucun élève ne peut remplacer son professeur. De même, nous ne pouvons pas remplacer notre père", lui rend hommage Waheed.
O.Gutierrez--AT