-
OpenAI dévoile sa puce IA "Jalapeño"
-
Allemagne : un monument en hommage aux Témoins de Jéhovah persécutés par les nazis
-
La canicule s'accentue en Europe, la climatisation en question
-
Examen: pas de report du brevet malgré la canicule
-
Wall Street ouvre sans grand mouvement dans l'attente des résultats de Micron
-
Le protocole d'accord, une "déclaration de défaite de l'Amérique" selon l'Iran
-
Astro Boy fait peau neuve et revient à la télévision en 2027
-
Le groupe franco-allemand KNDS enclenche l'une des plus grosses entrées en Bourse de l'année
-
Financement de l'université: un rapport préconise de changer de modèle et d'augmenter les frais d'inscription
-
Canicule: l'Europe suffoque, la climatisation en débat, le réseau électrique sous tension
-
"Cruel, sadique et inhumain": le récit des militants de la "Flottille pour Gaza", au centre d'enquêtes pour tortures
-
Ebola: un premier cas identifié en France, un médecin revenu de RDC
-
L'UE veut rendre 8 milliards d'euros par an aux entreprises via une réforme fiscale
-
La France en surchauffe, la climatisation en débat
-
Le groupe CMA Media veut vendre les neuf chaînes BFM locales pour faire des économies (direction)
-
"Grand Theft Auto VI" lance ses précommandes jeudi à minuit et vise des records
-
Le cœur de la Voie lactée photographié comme jamais grâce à Euclid
-
A Tyr, des Libanais cherchent le "parfum" de leurs maisons détruites par la guerre
-
En pleine canicule, le projet de loi logement présenté en Conseil des ministres
-
Enquête ouverte pour une cyberattaque visant la Fédération sportive de la police nationale
-
Epidémie d'Ebola: un premier cas identifié en France, déjà isolé
-
Jeux vidéo: la franchise "Grand Theft Auto" en chiffres
-
Canicule : 68.000 foyers privés d'électricité dans le Finistère, 5.000 dans le Vaucluse
-
"Grand Theft Auto VI" lance ses précommandes jeudi et vise des records
-
Allemagne: la moitié des trains de marchandise à l'arrêt après une panne géante des communications
-
Mondial-2026: les journées décisives commencent, le Brésil attend Neymar
-
Bolivie: le gouvernement pousse à la "guerre civile", affirme l'ex-président Evo Morales à l'AFP
-
IA: la Chine veut des règles face au risque de "perte de contrôle"
-
Au cœur du village croate préféré des cigognes
-
Canicule : 62.000 foyers privés d'électricité dans le Finistère, 5.000 dans le Vaucluse
-
La climatisation, un tabou en France qui fond face aux canicules à répétition
-
"Hep, robotaxi!" A Londres, la course aux trajets sans chauffeur est lancée
-
Espagne: le Premier ministre Pedro Sánchez dément toute "corruption généralisée" autour de lui
-
Le gouvernement "favorable" à la climatisation "partout où c'est nécessaire" (Bregeon)
-
Addiction: YouTube s'entend avec un adolescent américain pour éviter un nouveau procès
-
La France dans la fournaise, ruée et débat sur la climatisation
-
Le groupe de défense franco-allemand KNDS veut placer 20% de ses titres en Bourse
-
Du Mali au lac Tchad, l'Afrique de l'Ouest épicentre du jihadisme mondial
-
"Beaucoup sont déjà morts": les chercheurs d'or au centre de l'épidémie d'Ebola en RDC
-
Les Bourses européennes entre équilibre et baisse à l'ouverture de la séance: Paris +0,09%, Londres -0,07%, Francfort -0,44%
-
Présidentielle au Pérou: une victoire de la candidate de droite Keiko Fujimori se profile
-
Climat: la France est devant "un mur d'investissements" pour l'adaptation (ministre de la Transition écologique)
-
La Corée du Nord dit équiper sa marine d'armes nucléaires
-
Canicule : 68.000 foyers privés d'électricité dans le Finistère
-
Sous une chaleur record, la France entre suée et ruée sur la climatisation
-
Chinois et supporters du Japon au Mondial, malgré la géopolitique
-
Corée du Nord: Kim Jong Un annonce que des navires militaires sont en train d'être équipés d'armes nucléaires
-
Mondial: Après le décès de sa mère, Didier Deschamps rentre en France et sera absent contre la Norvège
-
Les soldes en pleine canicule: "catastrophe" pour certains, "aubaine" pour d'autres
-
Mondial-2026: la course aux buts de Messi et Mbappé sublime Ronaldo, pas Kane
Avant les JO, la magie Thomas Jolly sur scène
Il lui reste moins de 500 jours avant de présenter "sa" cérémonie d'ouverture des JO de Paris mais, en attendant, l'infatigable Thomas Jolly, adepte du "théâtre impossible", enchaîne les spectacles où l'expérience visuelle fait mouche.
Sa version de l'opéra-rock culte "Starmania", jouée à Paris de novembre à janvier derniers et actuellement en tournée, a connu un tel succès qu'elle reprendra dans la capitale de novembre 2023 à janvier 2024.
Son adaptation de la pièce "Le Dragon" (1944), une fable politique sur la servitude face à la dictature signée du Russe Evgueni Schwartz, joue une dernière date parisienne dimanche au Théâtre des Amandiers à Nanterre, avant de poursuivre sa tournée en France.
Et en juin, l'enfant chéri du théâtre public fera ses débuts à l'Opéra de Paris, où il présentera une nouvelle production de "Roméo et Juliette" de Gounod.
- Ambiance cinématographique -
Le 26 juillet 2024, les yeux du monde entier seront rivés sur la Seine, où se déroulera la cérémonie d'ouverture des JO dont il est le directeur artistique.
"On va vite, vite, vite. C'est merveilleux d'apprendre de ce projet unique, avec les contraintes et les questions qui sont posées", commente-t-il auprès de l'AFP.
On n'en saura pas plus mais une chose est sûre: le Rouennais de 41 ans a le sens du spectacle et le public en prend plein les yeux.
"J'aime l'expérience visuelle", dit-il. "On n'est pas au théâtre pour voir des choses qui ressemblent forcément à ce qu'on peut voir à la télévision, au cinéma ou même dans nos vies".
Sur scène, celui qui, selon Vanity Fair, "sait ce que doit être le théâtre à l'heure de Netflix", arrive toutefois à faire jaillir une ambiance cinématographique.
Dans "Le Dragon", où il a fait appel pour la première fois à un scénographe (Bruno de Lavenère), certains personnages farcesques aux mimiques grimaçantes et au maquillage exagéré semblent sortis tout droit d'un film de Tim Burton.
Les sons tonitruants, secondés par un ingénieux jeu de lumières signé Antoine Travert et de la fumée poussée par un ventilateur pour évoquer l'arrivée du dragon à trois têtes, sont dignes de Jurassic Park.
Pour évoquer la servitude du peuple, il s'inspire des films expressionnistes allemands muets, comme "Nosferatu" ou "Le Cabinet du Docteur Caligari" mais aussi "Metropolis" de Fritz Lang, et de l'imagerie des propagandes soviétiques et nazies, dans un décor en nuances de gris.
"Schwartz propose à plein d'endroits un théâtre que j'appelle impossible; c'est pour ça que j'ai envie de monter la pièce", confie Thomas Jolly.
Il sourit en revanche quand il lit que certaines de ses mises en scènes rappellent "Harry Potter" ou "Star Wars": "je n'ai vu ni l'un ni l'autre".
Malgré les références cinématographiques, celui qui avait monté un fracassant Henry VI de Shakespeare long de 18 heures à Avignon aime par-dessus tout "rester dans "l'artisanal", avec les lumières comme marque de fabrique.
"Il n'y pas de volonté de performance. La seule chose qui m'importe, c'est quand je me dis +je ne sais pas comment faire+ et de trouver des solutions avec la boîte magique" du théâtre, assure Thomas Jolly.
C'est pour cela qu'il se délecte en ce moment à l'Opéra Bastille, avec son plateau énorme, sa machinerie, ses musiciens et ses artistes du choeur, sans compter les ateliers de décors et de costumes, ce dont peu de théâtres disposent.
Il reste perplexe face à certains critiques qui trouvent qu'il fait trop le show. "Mon travail est bien reçu par le public mais, du coup, c'est décrit parfois comme +mainstream+ dans un sens péjoratif", dit-il.
"Pourquoi le côté spectaculaire ne pourrait pas être simplement théâtral?"
"Je ne cherche pas l'unanimité mais, venant du théâtre public subventionné, je me dois de m'adresser au public le plus large possible, de lui donner envie d'être là... et de revenir", souligne Thomas Jolly.
A.O.Scott--AT