-
Bétharram: entre 700 et 1.500 élèves potentiellement victimes, selon les projections d'une ONG
-
Au Portugal, un exorciste dit chasser les démons et défie l'Église
-
Brexit: dix ans après le vote, les petits patrons britanniques en première ligne
-
Le Conseil constitutionnel retoque la suppression des frais bancaires de succession
-
Au Mexique, découverte de vestiges préhispaniques "uniques"
-
Venezuela: une figure de l'opposition se rend aux Etats-Unis pour parler "transition démocratique"
-
"Comme en Chine": les Cubains saluent les réformes, les exilés attendent plus
-
L'UE serait-elle prête à accepter un retour du Royaume-Uni?
-
Philippines: après un fort séisme, les coraux et les craintes font surface
-
Les canicules ont un "effet négatif sur la croissance", rappelle le gouverneur de la Banque de France
-
Bolivie: le président Paz décrète l'état d'exception après six semaines de contestation
-
La CFDT en congrès pour affirmer ses revendications avant la présidentielle
-
Top 14: Stade français et Montpellier, deux renaissances pour une place en finale
-
Mondial-2026: Team USA en 16es, le Brésil le Maroc s'en rapprochent
-
Mondial-2026: avec Felix Nmecha, l'Allemagne a stabilisé son milieu de terrain
-
Présidentielle: Retailleau tient meeting, en quête de dynamique avant l'été
-
Bleu, vert, écaillé: nouveau couac dans la rénovation d'un bassin cher à Trump
-
Bolivie: accord entre le gouvernement et la principale centrale syndicale après six semaines de crise
-
Mondial-2026: Team USA se qualifie, la Seleçao élimine Haïti
-
Premier cas de grippe aviaire H5 détecté en Australie
-
La France écrasée par la canicule, interrogations sur la Fête de la musique
-
Brésil: le cacique Raoni dans un état "grave mais stable" selon ses médecins
-
Mondial-2026: après le Mexique, les Etats-Unis se qualifient pour les 16es de finale
-
Royaume-Uni: un mort et des dizaines de blessés dans une collision de deux trains
-
Top 14: sur un nuage et encore en finale, Toulouse écrase le Racing
-
Albanie: manifestation contre un projet immobilier lié à Trump pour le 20e jour consécutif
-
Mondial-2026: Team USA triomphe face à l'Australie et file en seizièmes
-
Top 14: l'éclatante réponse d'Antoine Dupont
-
"Maison Blanche volante": Trump dévoile le nouvel Air Force One donné par le Qatar
-
Le président polonais annonce retirer la plus haute distinction du pays à Zelensky
-
Albanie: 27 manifestants inculpés d'atteintes à l'ordre public
-
Brésil: le cacique Raoni transféré vers un hôpital de Sao Paulo
-
Un musée basé sur l'IA propose une plongée sensorielle dans la forêt amazonienne
-
Détroit d'Ormuz: de nouvelles exigences de l'Iran laissent la reprise en suspens
-
Carmen Cid, une enfant de la guerre d'Espagne au destin britannique
-
Nouveau cessez-le-feu au Liban après de meurtrières violences menaçant l'accord irano-américain
-
Rentrée 2027: Lecornu annonce une heure par semaine d'enseignement à l'IA en seconde
-
Tourisme: l'IA va faciliter les voyages personnalisés, promet le patron de Booking
-
Le footballeur marocain Achraf Hakimi sera jugé pour viol
-
A "Trump Heights", les Israéliens ne tournent pas le dos à Trump malgré l'accord avec l'Iran
-
Le gouvernement veut baisser le remboursement de la "Sécu" sur les actes médicaux
-
Un fleuron français des drones militaires visé par une tentative d'espionnage au profit de la Russie
-
La Bourse de Paris termine la semaine atone
-
Tour de Suisse: Narvaez sous l'orage
-
La canicule s'étend, vigilance rouge en vue dimanche
-
L'émouvant adieu à Marjane Satrapi à Paris
-
Royaume-Uni: Keir Starmer s'accroche au pouvoir face à l'ambitieux Andy Burnham
-
Mondial-2026: Bradley Barcola, la relance au bon moment
-
Nouvel embrasement au Liban: 47 morts côté libanais, quatre soldats israéliens tués
-
Mondial-2026: Pays-Bas contre Suède, comme une affiche de Premier League
Violences sexuelles, menaces et omerta: le "prédateur" Mohamed Al-Fayed raconté par ses victimes
Des centaines de femmes accusent Mohamed Al-Fayed d'agressions sexuelles et de viols depuis la diffusion d'un documentaire sur la BBC en septembre. Parmi elles, Jen et Cheska racontent à l'AFP les violences et les menaces subies ainsi que l'omerta dont a bénéficié l'ex-propriétaire de Harrods.
"Cela semblait être un job de rêve", raconte Jen. Elle avait seize ans quand elle est entrée chez Harrods, grand magasin londonien alors au sommet du glamour. Elle y est restée de 1986 à 1991.
Cheska Hill-Wood a travaillé à dix-neuf ans, en 1994, pour l'ancien homme d'affaires qui est décédé l'an dernier à 94 ans. Mohamed Al-Fayed était présent dès leur entretien d'embauche.
Cheska, alors étudiante en école d'art, avait été contactée par Harrods: elle pense que l'équipe d'Al-Fayed avait repéré sa photo dans un magazine. "Je suppose que mon visage correspondait à ses exigences".
Elle s'attendait à une expérience "extraordinaire". "J'étais jeune et naïve", se blâme-t-elle.
Après leur embauche, Jen comme Cheska ont subi un examen gynécologique par un médecin de Harrods.
Il voulait savoir si j'étais "clean", raconte Jen, aujourd'hui âgée de 54 ans. "Quand je lui ai demandé ce que cela signifiait, il a dit qu'il devait savoir si j'étais vierge".
- "Terrifiée" -
Rapidement, Mohamed Al-Fayed exige qu'elle n'ait pas de petit-ami. "Nous n'étions pas autorisées à avoir de relation sexuelle avec qui que ce soit", raconte Jen.
Sans vouloir "rentrer dans les détails", elle dit avoir subi, pendant ses cinq ans à Harrods, "plusieurs agressions sexuelles" et une tentative de viol dans le bureau de Mohamed Al-Fayed et à sa résidence londonienne de Park Lane.
Elle n'en a alors parlé à personne. "J'avais honte et j'étais trop terrifiée", raconte Jen. Comme tant d'autres accusatrices, elle évoque les téléphones sur écoute, les caméras dans les bureaux.
Quand, en cachette, elle a une relation amoureuse, Mohamed Al-Fayed la convoque et lui dresse la liste des lieux où elle est allée en couple. "Cela m'a fait réaliser que je n'étais pas paranoïaque: j'étais vraiment suivie".
"J'espérais être la seule" à vivre cela, dit Jen. Maintenant elle est "horrifiée" de voir le nombre de femmes accusant Mohamed Al-Fayed.
Elle a attendu le 19 septembre, jour de la diffusion du documentaire de la BBC "Al Fayed: predator at Harrods", pour livrer à son mari et ses parents la réalité de son expérience à Harrods.
- "Monstre absolu" -
Cheska Hill-Wood a raconté tout de suite son agression à sa mère. Elle voulait devenir actrice et Mohamed Al-Fayed lui avait proposé de la présenter à son fils Dodi, producteur de cinéma.
Un soir, après le travail, Al-Fayed la fait monter dans sa chambre pour lui faire soi-disant passer une audition pour un film sur Peter Pan. Elle doit se mettre en maillot de bain devant une caméra et réciter un extrait de scénario, se résumant à: "Prends-moi, prends-moi s'il te plait".
Le sexagénaire l'empoigne et l'embrasse de force. Cheska réussit à fuir et ne remet plus les pieds au bureau ou chez Harrods.
Aussi bien Jen que Cheska ont parlé rapidement aux médias.
Jen a témoigné pour Vanity Fair dès les années 90. Elle a exigé l'anonymat, pourtant un responsable de la sécurité de Harrods l'a contactée pour la menacer, elle et sa famille.
Al-Fayed a poursuivi le magazine en diffamation. Un accord a été trouvé après la mort de son fils Dodi aux côtés de la princesse Diana en 1997 à Paris "par respect pour un père endeuillé".
Cheska a aussi accepté de témoigner dans les années 90 dans un documentaire qui n'a jamais été diffusé. En 2017, elle se livre à nouveau, et à visage découvert, pour la télévision britannique Channel Four. "Mais rien ne s'est passé ensuite. (...) La police n'a pas poursuivi" Mohamed Al-Fayed. Elle était désespérée.
Toutes deux racontent leur "colère" à sa mort l'an dernier. "Ce monstre absolu est mort sans être poursuivi", s'emporte Cheska, qui a désormais 50 ans.
Elle espère désormais que son entourage, "tous ces gens qui faisaient le sale travail pour lui comme les rendez-vous médicaux et le recrutement des femmes", aura affaire à la justice.
Dès la diffusion du documentaire de la BBC, la direction de Harrods, passé sous pavillon qatari en 2010, a "fermement condamné" le comportement de son ancien propriétaire, et présenté les excuses du célèbre magasin pour avoir à l’époque "abandonné (ses) employées qui ont été ses victimes".
Depuis le 19 septembre, Harrods a engagé des discussions avec "plus de 250" d’entre elles pour trouver un accord à l’amiable.
* Jen a requis l'anonymat
A.Clark--AT