-
Mondial-2026: la presse belge étrille ses Diables rouges et un De Bruyne "has been"
-
Alan Greenspan, le Maestro incontesté, ébranlé par la crise des subprimes
-
Pourparlers avec l'Iran: JD Vance salue des "bases très solides" en vue d'un accord
-
Chars: accord franco-allemand sur KNDS ouvrant la voie à la cotation
-
Canicule: le congé climatique, "mauvaise réponse à une vraie question", selon le président du Medef
-
Espagne: 24 ans de prison pour corruption pour l'ex-bras droit de Pedro Sánchez
-
Lyhanna: le rapport d'inspection pointe "une perte de temps" et "une absence de suivi"
-
Faim: le pape dénonce la bureaucratie qui entrave l'aide mondiale
-
Keir Starmer annonce sa démission, Andy Burnham aux portes de Downing Street
-
Ormuz: le trafic continue, malgré l'annonce iranienne d'une refermeture du détroit
-
Espagne : l'ex-bras droit de Pedro Sánchez condamné à 24 ans de prison pour corruption
-
Keir Starmer, l'avocat discipliné incapable d'impulser le "renouveau" au Royaume-Uni
-
Keir Starmer, anatomie d'une chute en cinq dossiers clés
-
Mondial-2026: la France et l'Argentine visent les 16es, au lendemain du réveil espagnol
-
"Résistance !": des milliers de Colombiens manifestent contre le nouveau président pro-Trump
-
Grèce: à Santorin, les bus touristiques en grève, des croisiéristes annulent leur escale
-
La délégation iranienne rentre à Téhéran après d'"intenses discussions" en Suisse
-
Le Premier ministre britannique Keir Starmer annonce sa démission
-
La "technoférence": un parent sur deux distrait par son téléphone face à son jeune enfant
-
Le natto: l'aliment japonais qui dégoûte autant qu'il séduit le monde
-
Philippines: trois adolescents tués lors d'une fusillade dans un lycée
-
La Bourse de Paris débute la semaine dans la prudence
-
L'acteur multi-primé Tony Leung sur l'IA et le cinéma: "Il n'y a aucune âme"
-
Enrôlement forcé d'Africains dans l'armée russe: un ministre dans la ligne de mire au Kenya
-
Keir Starmer prêt à quitter Downing Street, selon des médias britanniques
-
Présidentielle en Colombie: victoire sur le fil du candidat pro-Trump
-
Turquie: un monde sur papier dans le viseur des enfants
-
Mondial-2026: un élan à conserver et une qualification à chercher pour les Bleus
-
Présidentielle en Colombie: victoire sur le fil du candidat pro-Trump, chantre d'une "nouvelle ère"
-
Contrefaçon: la face sombre du Marché du Soleil en procès à Marseille
-
En Suisse, Américains et Iraniens progressent sur les questions du Liban et Ormuz
-
Starmer serait prêt à quitter Downing Street, selon des médias britanniques
-
Mondial-2026: supporteurs français et irakiens réunis autour de la statue de Rocky
-
L'Europe face à une canicule qui s'accentue
-
Rouvrir ou non l'enquête: décision capitale dans le scandale du chlordécone
-
La canicule s'amplifie encore, la moitié des Français en vigilance rouge
-
Nouvel examen du texte sur la fin de vie à l'Assemblée, avant l'adoption définitive
-
Lyhanna: le rapport d'inspection remis à Lecornu, le gouvernement sous pression
-
Mondial-2016: supporteurs français et irakiens réunis autour de la statue de Rocky
-
Mondial-2026: après l'Espagne, le Cap-Vert récidive contre l'Uruguay (2-2)
-
Bolivie: premiers affrontements entre police et paysans sous état d'exception
-
Mondial-2026: l'Espagne remet les pendules à l'heure, la Belgique en carafe
-
La Colombie vire à droite avec la victoire à la présidentielle d'un candidat pro-Trump
-
Tennis: Serena Williams de retour en simple sur le gazon de Wimbledon
-
Mondial-2026: Didier Deschamps est "convaincu" que Dembélé "va monter en puissance"
-
Présidentielle en Colombie: le candidat de droite pro-Trump prend l'avantage selon des résultats préliminaires
-
"Notre deuxième équipe": au Mondial, les fans mexicains se rallient derrière l'Iran
-
Bolivie : reprise progressive de la circulation sur les routes au lendemain de l'état d'exception
-
Colombie: début du dépouillement dans une présidentielle opposant la gauche à une droite pro-Trump
-
Bolivie Bolivie : reprise progressive de la circulation sur les routes au lendemain de l'état d'exception
Bernard Laporte en procès pour corruption avec d'autres piliers du rugby français
L'homme fort du rugby devant les juges : Bernard Laporte, puissant patron de la Fédération française (FFR), comparaît à Paris pour corruption et trafic d'influence aux côtés d'autres piliers de l'ovalie, dans un procès scruté à un an de la Coupe du monde dans l'Hexagone.
Convoqué à 13H30 devant le tribunal correctionnel, l'ancien sélectionneur des Bleus (2000-2007) est soupçonné d'avoir, moyennant rétribution, favorisé son ami et coprévenu, l'homme d'affaires multimilliardaire Mohed Altrad, dont le groupe de BTP a décroché en 2017 le premier contrat de sponsoring maillot de l'histoire du XV de France.
Le Montpellier Hérault Rugby, le club du Top 14 propriété de M. Altrad, aurait également bénéficié de plusieurs décisions favorables, par l'intermédiaire de M. Laporte, qui devra notamment répondre de "corruption passive", "prise illégale d'intérêts" et "trafic d'influence passif".
Claude Atcher, récemment suspendu de ses fonctions de directeur général de la Coupe du monde 2023, et le vice-président de la FFR Serge Simon figurent également parmi les cinq prévenus qui défileront à la barre jusqu'au 22 septembre.
Réputé pour son verbe haut, l'ancien secrétaire d'Etat aux Sports de Nicolas Sarkozy promet de combattre des "griefs parfaitement artificiels" et de montrer qu'il a toujours agi "dans l'intérêt de la fédération", assure à l'AFP son avocat Me Jean-Pierre Versini-Campinchi.
Les liens d'amitié et d'affaires entre Bernard Laporte et Mohed Altrad forment le cœur de ce dossier qui a secoué le rugby hexagonal.
En février 2017, ils signent un contrat aux termes duquel Bernard Laporte, qui vient d'accéder à la présidence de la FFR, accepte de participer à des opérations de communication pour le groupe Altrad et lui cède son droit à l'image. Le tout en contrepartie d'une rétribution de 180.000 euros.
- Soupçons -
Problème, selon l'accusation: la somme est bien versée en 2017 mais le contrat ne sera jamais exécuté. Parallèlement, pendant cette période, le patron du rugby français intervient plusieurs fois en soutien de M. Altrad, éveillant les soupçons de l'exécutif qui saisit la justice fin 2017.
En mars 2017, Bernard Laporte signe ainsi, au nom de la FFR mais sans aviser sa division marketing, un premier contrat de 1,8 million d'euros qui fait d'Altrad le sponsor maillot des Bleus. Le nom du groupe y figure encore aujourd'hui en vertu d'un autre contrat de 35 millions d'euros conclu en janvier 2018, toujours sous les auspices de M. Laporte, dans lequel le PNF voit la marque d'une corruption.
D'autres interventions ont fait tiquer les enquêteurs.
En juin 2017, M. Laporte prend attache avec la commission fédérale de discipline qui a infligé en appel au club montpelliérain 70.000 euros d'amende. Après ce coup de téléphone, la sanction sera ramenée à 20.000 euros.
En mars 2017, M. Laporte et sa fédération se sont également opposés à la décision de la Ligue nationale de rugby, en charge du secteur professionnel, de décaler deux matches du Top 14 dont l'un devait être disputé par Montpellier, un report auquel M. Altrad était notoirement opposé. Saisi, le Conseil d'Etat mettra en doute "la légalité" de la décision de la FFR.
Derrière ces interventions, le PNF voit des renvois d'ascenseur illicites quand la défense dénonce de "faux liens de causalité" et rappelle qu'il a renoncé à son contrat avec M. Altrad à l'été 2017, après de premières révélations dans la presse.
"Il n’y a jamais eu de schéma de corruption et chacun a agi dans le respect de ses fonctions", soutient Me Antoine Vey, l'avocat de Mohed Altrad, qui fustige un "dossier de rien du tout" et reposant sur des "constructions intellectuelles".
Le procès se penchera également sur les liens de Claude Atcher avec la FFR en 2017-2018, quand sa société Sport XV se voit confier quatre missions, en lien principalement avec la candidature française à la Coupe du monde 2023.
Selon l'accusation, l'une d'elles (des conseils de gouvernance évalués à 21.000 euros) n'a jamais été réalisée, ce qui n'empêchera pas M. Laporte d'octroyer à Sport XV une prime de 30.000 euros. Au total, le préjudice pour la FFR sera évalué par les enquêteurs à 80.400 euros.
Selon son avocate Céline Lasek, Claude Atcher a été "parachuté dans cette affaire, sans fondement, ni justification".
A.O.Scott--AT