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Ghislaine Maxwell, la complice de Jeffrey Epstein, témoigne à huis clos devant le Congrès
La complice de Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell, qui purge une peine de 20 ans de prison, témoigne lundi devant une commission de la Chambre des représentants américaine mais a déjà prévenu qu'elle invoquerait son droit à garder le silence.
Cette audition, qui devrait se dérouler à huis clos en visioconférence de sa prison au Texas (sud), intervient en plein milieu des remous provoqués par la publication le 30 janvier par le ministère de la Justice de masses de documents du dossier Epstein, qui embarrassent de nombreuses personnalités, aux Etats-Unis et à travers le monde.
Ces "plus de trois millions de pages" ne contiennent pas d'élément nouveau pouvant aboutir à des poursuites supplémentaires, avait d'emblée prévenu le numéro 2 du ministère, Todd Blanche.
Mais bien que la simple mention du nom d'une personne dans le dossier ne suppose aucun acte répréhensible a priori de sa part, de nombreuses personnalités subissent l'onde de choc des révélations sur leurs liens passés avec le criminel sexuel.
Le président de la commission des enquêtes de la Chambre des représentants dominée par les républicains, James Comer, avait annoncé le 21 janvier cette audition de Ghislaine Maxwell, 64 ans, attendue depuis de longs mois.
Mais les avocats de Ghislaine Maxwell, engagée dans d'ultimes recours contre sa condamnation en 2022 à 20 ans de prison pour exploitation sexuelle, exigeaient du Congrès une immunité pénale en échange de son témoignage.
Faute de l'avoir obtenue, ils ont prévenu dans une lettre à M. Comer que si la commission obligeait leur cliente à témoigner, elle invoquerait son droit à ne pas s'auto-incriminer, garanti par le Cinquième amendement de la Constitution américaine.
En conséquence, cette audition "n'aurait d'autre but que du pur théâtre politique et un gaspillage de l'argent des contribuables. La commission n'obtiendrait ni témoignage, ni réponses, ni faits nouveaux", écrivaient-ils.
- Entretien avec le numéro 2 du ministère -
M. Blanche, ancien avocat personnel de Donald Trump, était allé fin juillet, dans une démarche hautement inhabituelle jusqu'à se rendre en Floride, où elle purgeait sa peine, pour l'interroger pendant une journée et demie.
Peu après, elle a été transférée dans une prison au régime de sécurité moins strict au Texas (sud), provoquant l'indignation des victimes et de leurs proches.
Dans la la retranscription de cet entretien publiée en août par le ministère de la Justice, Ghislaine Maxwell dit ne pas croire au suicide en prison en août 2019 à New York de Jeffrey Epstein, sans vouloir spéculer sur l'identité de la personne responsable de la mort de son complice et ancien compagnon.
Elle confirme également que Jeffrey Epstein ne conservait pas de "liste de clients", et ne pas avoir connaissance d'un quelconque chantage à l'égard de personnalités importantes.
La même commission parlementaire a convoqué pour être auditionnés séparément à la fin du mois l'ex-président démocrate Bill Clinton et son épouse Hillary, ancienne secrétaire d'Etat américaine, sur les lien qu'a entretenus Bill Clinton avec Jeffrey Epstein.
Mais tous deux ont exigé cette semaine des auditions publiques, disant vouloir éviter une instrumentalisation de leurs propos par les républicains.
E.Hall--AT