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Ligue 1: un président et trois points pour l'OM
Le soulagement n'est venu que dans les derniers instants mais l'OM s'est logiquement imposé 3-1 vendredi contre Metz, un succès important dans l'optique de la qualification en Ligue des champions, décroché le jour où son nouveau président Stéphane Richard a été présenté.
Il n'y a pas d'effet Stéphane Richard, pas encore, mais alors que la matinée avait été consacrée à la présentation de celui qui prendra ses fonctions le 2 juillet, une contre-performance dans la soirée aurait vraiment fait mauvais genre.
Devant la presse et aux côtés du propriétaire Frank McCourt, l'ancien PDG d'Orange a répété ce que tout le monde sait à Marseille: la qualification pour la Ligue des champions est primordiale pour un club qui perd beaucoup d'argent et la lutte sera serrée jusqu'à la dernière journée.
Mais comme l'OM reste fragile, rien n'a été simple vendredi soir, même contre la lanterne rouge du championnat. Après avoir énormément gâché, les hommes de Habib Beye ont tout de même inscrit dans le temps additionnel le but du 3-1, via Hamed Traoré (90+2), et le Vélodrome a pu souffler.
L'affaire est excellente car un peu plus tôt, Monaco, rival direct, avait sombré sur la pelouse du Paris FC. En attendant les autres matchs du week-end, l'OM reprend donc la 3e place à Lille (4e) et trois points de marge sur l'équipe de la Principauté (5e).
- banderoles et logo -
Après deux défaites consécutives, ce rebond était presque obligatoire et il est intervenu devant des supporters qui n'ont pas lâché leurs joueurs et n'ont chahuté que la direction du club, via des banderoles par lesquelles ils ont dit tout le mal qu'ils pensent du nouveau logo présenté cette semaine.
Fort de ce soutien, l'OM est très vite passé en tête, sur un but de Pierre-Emerick Aubameyang (1-0, 13e) au bout d'un contre bien mené par Amine Gouiri et Mason Greenwood, mais qui devait surtout beaucoup à la faiblesse messine.
Mais l'écart à la pause n'avait pas évolué alors qu'il aurait dû être bien plus large, tant les Marseillais ont eu des occasions, qu'ils ont régulièrement gâchées.
Avant même d'ouvrir le score, Aubameyang aurait ainsi dû faire mieux sur un invraisemblable cadeau de Sadibou Sané (8e). Puis Gouiri (21e) et Greenwood (30e et 39e) ont été dangereux, chaque ballon perdu par des Messins maladroits étant alors une munition pour l'OM.
A la 32e minute, un deuxième but a été refusé à Aubameyang pour un hors-jeu de trois fois rien, puis le "petit" Paixao (1,68 m) a même failli marquer de la tête (40e).
- pas à l'abri -
L'OM gaspillait, donc, et juste avant le repos, les joueurs de Beye ont failli en être punis quand Gauthier Hein a touché le poteau d'une jolie frappe du gauche (44e).
Dès le début de la deuxième période, Paixao a enfin donné deux buts de marge à Marseille sur une passe de rêve de Greenwood (2-0, 48e). Mais Metz est revenu immédiatement par Giorgi Tsitaishvili, buteur au milieu d'une défense à la passivité coupable (2-1, 49e).
Les occasions marseillaises se sont alors enchaînées avec deux arrêts de Pape Sy coup sur coup devant Greenwood (59e) et Leonardo Balerdi (60e), puis des frappes au-dessus de Quinten Timber (69e), Gouiri (82e) ou Hamed Traoré (84e).
Marseille dominait, évidemment, mais sans se mettre à l'abri et on se disait alors qu'il y avait pour cet OM incapable de conclure un piège dans lequel tomber, au moins autant qu'une occasion à saisir.
Mais Metz n'a jamais été vraiment dangereux et Traoré a donc conclu la soirée après un bon travail de Gouiri.
Ces trois points font du bien, mais pour Beye, ses joueurs, Stéphane Richard et les autres, il y a encore beaucoup à faire.
P.Hernandez--AT