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JO-2026: l'Italie déjoue une série de cyberattaques russes
L'Italie a déjoué une série de cyberattaques russes visant les Jeux olympiques d'hiver de Milan Cortina, a annoncé mercredi le gouvernement à deux jours de l'ouverture officielle de l'évènement, qui mobilise un important dispositif de sécurité.
"Nous avons déjoué une cyberattaque visant plusieurs sites du ministère des Affaires étrangères, à commencer par celui de Washington (l'ambassade d'Italie, NDLR), ainsi que certains lieux liés aux Jeux olympiques de Milan Cortina, notamment des hôtels de la région de Cortina d'Ampezzo", a déclaré mercredi le chef de la diplomatie italienne Antoni Tajani, cité par les médias.
"Il s'agit d'actions d'origine russe", a-t-il ajouté, sans plus de précisions.
Depuis le 26 janvier, des membres de la police italienne spécialisés en cybersécurité sont déployés sur les principaux sites liés à l'événement qui prendra fin le 22 février, selon un communiqué officiel.
Cette activité suit "deux axes stratégiques : la protection des infrastructures informatiques critiques et la surveillance du réseau pour des raisons d'ordre et de sécurité publics, ainsi que pour la prévention et la lutte contre d'éventuelles initiatives terroristes", selon la même source.
Lors des JO de Paris, en 2024, 141 "événements de cybersécurité", en lien avec les Jeux olympiques, avaient été signalés à l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) pendant la compétition, sans qu'aucun n'ait affecté le bon déroulement des épreuves.
Un peu plus tôt dans la journée, le ministre de l'Intérieur Matteo Piantedosi a présenté le plan de sécurité des autorités italiennes pour cet événement et a réitéré que les agents de la police américaine de l'immigration (ICE), dont l'arrivée en Italie pour les JO avait soulevé une polémique, n'auraient aucun rôle "opérationnel".
"Je réaffirme une nouvelle fois le point central: l'ICE n'exerce pas et n'exercera jamais d'activités opérationnelles de police sur notre territoire national", a assuré le ministre devant les députés.
Il a de nouveau précisé que les agents présents en Italie appartenaient au service de sécurité intérieur (HSI) chargé d'analyses sur l'anti-terrorisme et la criminalité internationale, et non à l'unité chargée de la lutte contre l'immigration, dont les méthodes choquent aux Etats-Unis.
- Tireurs et skieurs -
Quelque 6.000 membres des forces de l'ordre, comprenant entre autres des tireurs d'élite, des skieurs, des unités cynophiles, des unités anti-sabotage, anti-terrorisme, seront chargés de la sécurité lors des JO, a-t-il déclaré.
Le gouvernement a financé le volet sécurité des JO avec 30 millions d'euros en 2025 et 114 millions d'euros en 2026, a précisé le ministre.
Le ministère de la Défense à pour sa part indiqué que près de 2.000 militaires seraient également présents avec 170 véhicules, des radars, des avions et des drones.
Plusieurs manifestations sont prévues lors du week-end d'ouverture des JO, essentiellement en raison de leur impact environnemental et des enjeux politiques de l'événement.
Des militants pro-palestiniens prévoient une manifestation à l'arrivée de la flamme olympique à Milan jeudi pour protester contre la participation d'Israël aux JO alors que la guerre continue à Gaza.
D'autres manifestations sont prévues vendredi, lors de la cérémonie d'ouverture au stade San Siro de Milan, ainsi que samedi dans la ville.
Plusieurs organisations militantes dénoncent l'impact des infrastructures (nouveaux bâtiments, transports, etc.) sur des milieux montagneux déjà fragilisés, ainsi que l'utilisation généralisée et énergivore de neige artificielle.
E.Hall--AT