-
Canicule: les craintes se confirment sur de nombreux décès en France, mais moins qu'en 2003
-
Canicule: les Français commencent à souffler, mais le bilan sanitaire inquiète
-
Australie: dans l'Outback, les dromadaires font la course pour la "Camel Cup"
-
Canicule: les craintes se confirment sur de nombreux décès en France
-
Nouvelle-Calédonie: vote dans le calme pour des provinciales à hauts enjeux
-
L'Ardèche sur la brèche pour réguler ses sangliers
-
Sous le zinc, la fournaise: à Paris, le casse-tête du rafraîchissement des toits
-
Mondial-2026: Croatie, Algérie, Autriche et RDC passent, l'Iran sort
-
Mondial: Superbe nul et qualification pour l'Algérie et l'Autriche, l'Iran éliminé
-
Venezuela: plus de 72 heures après les séismes meurtriers, la quête éperdue de survivants
-
Avec ses sacs plastiques omniprésents, l'Asie bousculée par le choc énergétique
-
Nouvel échange de frappes entre les Etats-Unis et l'Iran, que Trump menace d'anéantir
-
Venezuela: 72 heures après les séismes meurtriers, la quête éperdue de survivants
-
Nouvelle-Calédonie: les électeurs aux urnes pour un scrutin décisif pour l'avenir de l'archipel
-
Nouveaux bombardements américains en Iran, que Trump menace encore d'anéantir
-
Mondial-2026: l'Angleterre finit bien, la Croatie passe
-
Mondial: la Croatie bat difficilement le Ghana et arrache son billet pour les 16e
-
Mondial-2026: l'Angleterre bat le Panama à l'usure (2-0) et se rassure
-
Argentine: démission du chef du cabinet des ministres pris dans un scandale
-
Canicule: les Français commencent à souffler, les hôpitaux s'accrochent encore
-
Séismes au Venezuela: 1.430 morts, 50.000 disparus et le temps presse
-
Top 14: Toulouse, roi incontesté en France
-
Top 14: Mauvaka, la signature d'un revenant
-
La canicule cède la place aux orages, les premiers signes de surmortalité apparaissent
-
Venezuela: des survivants du séisme louent l'entraide et "rendent grâce à Dieu"
-
La canicule s'atténue, mais les premiers signes de surmortalité apparaissent
-
Basket: Tony Parker va lancer sa carrière d'entraîneur à l'Asvel, avec un effectif renforcé
-
F1: en Autriche, Antonelli en Mercedes combattra les Ferrari et son coéquipier Russell
-
Séismes au Venezuela: au moins 1.430 morts, 50.000 disparus, l'aide internationale arrive
-
Championnats de France de natation: Léon Marchand impérial sur 400 m quatre nages
-
Canicule: urgences et hôpitaux sous tension, alors que la fin du phénomène extême se profile
-
Championnats de France: Célia Géry, le vent de fraîcheur
-
F1: Russell (Mercedes) s'élancera en pole position au Grand Prix d'Autriche
-
Mondial-2026: Mike Maignan, Monsieur 50%
-
De l'Allemagne au Danemark, des records de températures historiques en Europe
-
Séismes au Venezuela: au moins 920 morts, 50.000 disparus, l'aide américaine arrive
-
La canicule recule, mais la tension sur le système de santé reste intense
-
A Budapest, première Pride de l'après Orban, sous la canicule
-
L'Allemagne va trancher à la mi-2027 sur un retour à la conscription, selon un responsable parlementaire
-
Grèce: le gouvernement offre des primes aux pêcheurs capturant des poissons-ballons
-
Le plus grand accélérateur de particules entre en chantier pour mieux traquer la matière noire
-
L'Australie annonce doubler les amendes pour violation de l'interdiction des réseaux sociaux aux mineurs
-
A Budapest, première Pride de l'après Orban, en attendant des actes
-
Redevance sur les PFAS: un décret confirme l'entrée en vigueur pour la rentrée
-
Indonésie: dizaines d'arrestations lors d'une manifestation contre la politique présidentielle
-
Pékin: la collision d'un petit avion avec un gratte-ciel a fait un mort, le pilote, et 13 blessés
-
L'aide à mourir plus utilisée par les plus pauvres? Une idée non soutenue par les études disponibles
-
Mondial-2026: Angleterre, Portugal et Argentine pour bien finir, quatre tickets encore à prendre
-
Pour ses 80 ans, l'iconique Vespa retrouve la Ville éternelle
-
Dans le nord de l’Italie, le niveau trop bas du Pô inquiète
Yann Couvreur, pâtissier flan-tireur
A la tête de 16 boutiques entre Paris, Dubaï et Miami, le pâtissier Yann Couvreur, qui semble plus tenir du roi lion que du furtif renard, son emblème, trace une voie singulière, discrète mais fulgurante dans un milieu de plus en plus concurrentiel.
Dans sa boutique d'une rue chic du 17e arrondissement de Paris (nord-ouest), pleine à craquer pour la présentation de ses bûches de Noël, c'est un grand roux en jogging et baskets qui se faufile presque incognito. "J'aime me faire discret", confie le quadra à l'AFP.
Omniprésent du packaging aux confiseries, lové dans des bûches graphiques aux goûts délicats, le renard incarne le paradoxe d'une marque intimement liée à son fondateur et à son nom, mais qu'il voudrait sans visage, loin de la starification des pâtissiers.
"Il veut mettre la marque davantage en avant que lui", confirme Cyril Le Berre, chargé de la confection des nouveaux gâteaux et de l'évènementiel depuis deux ans.
Totem plus que logo, le goupil est le rappel d'une enfance passée en bordure d'une forêt de banlieue parisienne, apparition fugace pour un gamin qui "ne foutait rien" à l'école.
Le "hasard" a décidé de faire de Yann Couvreur un pâtissier: c'était la profession du voisin qui l'a accueilli pour un stage au collège.
- "Boui-boui" -
Ce bec sucré obsédé par les bonbons Haribo fait ensuite ses gammes dans les plus grands palaces: Park Hyatt et Carré des Feuillants à Paris, Eden Rock de Saint-Barthélemy...
Un parcours rêvé jusqu'à la claque: à la Table du Lancaster, à Paris, le chef Michel Troisgros désavoue un de ses desserts, avant de le licencier.
"J'étais dans une démarche presque égoïste de vouloir démontrer techniquement mes capacités au lieu de me mettre à la place du client", explique l'intéressé, rencontré par l'AFP dans son nouveau local parisien, "La Maison Yann Couvreur", dédié à de futurs cours de pâtisserie.
S'ensuivent six mois de dépression, un retour à Saint-Barth dans un "boui-boui en face de l'aéroport". Avant de rebondir grâce au chef Akrame Benallal qui s'émerveille de sa tarte au citron.
De ce souvenir cuisant, Yann Couvreur a gardé une pâtisserie enfantine et réconfortante où l'excellence technique se garde de l'esbroufe, plaçant sur un piédestal tant le Saint-Honoré que le flan - un de ses desserts préférés -, sans colorants et respectant la saisonnalité des produits.
"J'ai tendance à penser que la meilleure pâtisserie a déjà été inventée", dit-il, tout en s'employant à la "renouveler".
- "Des fous" -
L'ouverture de sa première boutique en 2016 à Paris, dans le quartier alors relativement populaire de Goncourt (nord-est), où les pâtisseries se vendent tout de même entre 6 et 8 euros, lui permet de se "révéler".
Exit "la musique de musée" et les "gants blancs", vive "la pâtisserie cool", le "rap" et un "joyeux bordel": mille-feuille dressé minute, drive-in pendant le Covid... "On n'est rentré dans aucune case", se remémore-t-il avec émotion. "On était des fous."
"Ce jeune homme trace sa route sans regarder celle des autres", écrira cette année-là le célèbre pâtissier Pierre Hermé dans sa préface au premier livre de Yann Couvreur, jury d'un jour dans l'émission culinaire "Top Chef" en 2015.
De son côté, le chef deux fois triplement étoilé Yannick Alléno, qui a travaillé avec lui sur l'Orient Express en 2016, confie à l'AFP avoir été marqué "par sa conscience des textures et des équilibres".
"J'ai toujours l'impression qu'on parle de quelqu'un d'autre", balaie pudiquement le pâtissier.
Pourtant, le succès est fulgurant. "On a eu des crises de croissance qui ont réduit notre expérience de vie", sourit-il. "J'apprends en marchant et surtout en courant."
Ce père de deux enfants, téléphone portable constamment à la main, est exigeant, "franc", "humain et taquin", pour Cyril Le Berre, dévoué à sa "YC family" d'une centaine de salariés.
"Un entrepreneur qui a la tête sur les épaules", selon Yannick Alléno et qui a délaissé ce hasard qui l'a fondé pour peser ses investissements: vaste atelier de fabrication à Colombes (banlieue parisienne), chocolaterie, nouvelles ouvertures à l'international en 2025...
"La marque est devenue très forte", estime Yann Couvreur avec satisfaction. "On a bien fait de miser sur le renard plus que sur moi".
H.Romero--AT