-
Artémis 2: En Floride, l'impatience de touristes venus assister à un "moment historique"
-
Scaf: Dassault défie Airbus malgré la médiation franco-allemande
-
Airbus mise sur la coopération hélicoptères-drones pour la guerre de demain
-
"Pitoyable" : les femmes russes sans enfants poussées à consulter un psy
-
Carburants: Lecornu veut utiliser le "surplus" fiscal pour décarboner l'économie
-
Réchauffement climatique: des printemps plus comme les autres pour les glorieux kapokiers de Hong Kong
-
Moyen-Orient: vent d'optimisme sur les marchés boursiers
-
Liban: un haut dirigeant du Hezbollah tué dans une frappe israélienne à Beyrouth
-
Guerre au Moyen-Orient: Dubaï, capitale du luxe en sursis
-
La CGT bloque un hypermarché Auchan à Bagnolet
-
La compagnie ferroviaire espagnole Renfe suspend son projet de liaison à grande vitesse entre l'Espagne et Paris
-
"Intenable": face à la flambée des prix, des transporteurs tournent au ralenti
-
Mondial-2026: toujours plus bas, la chute de l'Italie et du calcio
-
Mort de Cédric Chouviat: "usage disproportionné de la force", la famille cible la responsabilité de l'Etat
-
Burundi: des "dizaines" de morts dans l'incendie d'un dépôt de munitions de Bujumbura, selon des sources sécuritaires
-
Dans le nord du Pakistan, afflux de touristes pour la floraison des arbres fruitiers
-
Taxe petits colis: la France persiste et espère avoir forcé les plateformes à "changer de modèle"
-
Le SP95-E10 atteint 2 euros le litre dans l'Hexagone
-
Derrière l'attentat déjoué contre Bank of America, l'ombre d'un groupuscule pro-iranien
-
Grèce: le procès de la collision ferroviaire de Tempé a repris malgré les tensions
-
Une équipe franco-japonaise réussit à chiffrer un message grâce à l'ADN
-
Catacombes de Paris: la balade entre les morts se réinvente dès le 8 avril
-
Démission d'un chef des renseignements après un scandale en Colombie
-
Moyen-Orient: la Bourse de Paris prend Trump au mot et rebondit
-
Liban: sept morts dans de nouvelles frappes d'Israël, qui veut occuper le sud
-
Une équipe franco-japonaise présente à Macron une "première mondiale" de cryptage par ADN
-
Moyen-Orient: les marchés ont envie de croire aux derniers propos de Trump
-
Carburants: Lecornu veut utiliser le surplus de recettes fiscales pour décarboner l'économie
-
Leasing automobile: UFC-Que Choisir dénonce des contrats "piégeux" pour les consommateurs
-
Déchets radioactifs: le coût du projet d'enfouissement Cigéo évalué à 33,4 milliards d'euros par l'Etat
-
Une partie du code d'un outil d'Anthropic rendue publique par erreur
-
France Musique s'ouvre au numérique et va quitter la FM dans plusieurs zones du territoire
-
NBA: Doncic porte les Lakers, Houston engrange
-
Les ventes de voitures neuves en France ont bondi de 12,86% en mars, selon les professionnels
-
Avec Artémis 2, la revanche d'un pionnier noir de l'exploration spatiale
-
Chine: des robotaxis autonomes se figent au milieu de la route
-
La mission lunaire Artémis 2 expliquée
-
Explosions à Téhéran, avant une allocution de Trump sur l'Iran
-
Macron vante à Tokyo la "prévisibilité" de l'Europe face à l'imprévisibilité de Trump
-
Les carburants s'invitent à une réunion du gouvernement mercredi
-
Grèce: après les protestations, le procès de la collision ferroviaire de Tempé reprend
-
Jour J pour le décollage de la mission lunaire Artémis 2
-
Entre crise du carburant et enjeux internes, la FNSEA en congrès à Caen
-
La Cour suprême débat de la volonté de Trump de redéfinir la citoyenneté américaine
-
Trump dit que la guerre sera finie d'ici deux ou trois semaines, Ormuz n'est plus son problème
-
Mondial-2026: la République tchèque qualifiée en battant le Danemark aux tirs au but
-
Mondial-2026: l'Italie, comme en 2018 et 2022, échoue en barrages, la Bosnie en fête
-
L'Italie, sortie par la Bosnie, ratera un troisième Mondial consécutif
-
Foot: la Turquie bat le Kosovo et met fin à 24 ans de disette
-
Foot: la Suède décroche son ticket pour le Mondial en s'imposant sur le fil face à la Pologne
Marine Le Pen assure "n'avoir violé aucune règle" à l'ouverture du procès RN sur l'utilisation de fonds européens
"Nous n'avons violé aucune règle": Marine Le Pen a exprimé lundi sa "sérénité" à l'ouverture de son procès et celui de 24 autres personnes et du Rassemblement national, soupçonnés d'avoir détourné des fonds du Parlement européen pour payer des salariés du parti.
Le procès s'est ouvert à 13H45, la présidente Bénédicte de Perthuis commençant par s'assurer de la présence des prévenus à l'audience, dont deux manquaient pour l'instant à l'appel. Elle a ensuite commencé à lister les infractions reprochées à chacun des prévenus - "un peu long et un peu fastidieux mais obligatoire", a-t-elle prévenu.
"Nous avons énormément d'arguments à développer pour défendre ce qui m'apparaît être la liberté parlementaire qui est en cause dans cette affaire", a ajouté la présidente du groupe RN à l'Assemblée, avant d'entrer dans la salle où elle est assise au premier rang, entourée de Nicolas Crochet, expert-comptable également jugé, et de Catherine Griset, une très proche, aussi prévenue au procès.
Vont comparaître neuf anciens eurodéputés du Front national (rebaptisé RN), dont Marine Le Pen, Louis Aliot, aujourd'hui vice-président du RN, l'ex-numéro 2 du parti Bruno Gollnisch, ou encore le député et porte-parole du RN Julien Odoul.
A leurs côtés, 12 personnes ayant été leurs assistants parlementaires et quatre collaborateurs du parti seront aussi jugés dans ce procès prévu trois demi-journées par semaine jusqu'au 27 novembre.
La cheffe de file du RN a fait savoir qu'elle comptait se rendre autant que possible face aux juges, mais mardi, elle pourrait privilégier la déclaration de politique générale du nouveau Premier ministre Michel Barnier à l'Assemblée nationale.
- "Pas le genre de la maison" -
"Marine Le Pen a choisi d'être très présente dans ce procès. Certains disent +elle va se cacher, elle viendra pas+. Non, pas du tout. Ce n'est pas le genre de la maison", a assuré dimanche sur RTL le député RN Sébastien Chenu, promettant que Mme Le Pen avancerait "un certain nombre de nouveaux éléments".
L'affaire a débuté en 2015 par un signalement du président du Parlement européen Martin Schulz et concerne de très nombreux contrats d'attachés parlementaires sur une période de plus de dix ans (2004-2016).
Pour l'accusation, ces "assistants", bien en peine de décrire leurs tâches, n'en avaient que le titre. Certains n'avaient jamais même rencontré leur employeur officiel ou mis les pieds au Parlement et ne travaillaient, selon l'accusation, que pour le parti - ce qui est interdit dans la réglementation européenne.
Il s'agit notamment du garde du corps historique du fondateur du FN Jean-Marie Le Pen, Thierry Légier, de sa secrétaire, de la cheffe de cabinet de Marine Le Pen, Catherine Griset, ou encore du graphiste du parti...
Les prévenus, jugés notamment pour détournement de fonds publics ou complicité de ce délit, encourent un maximum de dix ans d'emprisonnement et un million d'euros d'amende et surtout une peine d'inéligibilité de dix ans susceptible d'entraver les ambitions présidentielles de Marine Le Pen pour 2027.
"Mais il n'y a pas de raison qu'elle soit déclarée inéligible puisque François Bayrou, poursuivi pour les mêmes faits, président de parti politique lui aussi, a été relaxé. Donc ce qui vaut pour l'un devrait valoir pour l'autre", veut croire M. Chenu.
La plupart des prévenus contestent en bloc, évoquant une "mutualisation" du travail des assistants parlementaires. Le RN dénonce depuis des années un "acharnement", voire une procédure "politique".
"Cette affaire n'aurait déjà jamais dû venir devant la justice (...). Oui, nos assistants ont travaillé (...), ils ont travaillé avec le Rassemblement national et c'était parfaitement leur droit", a commenté au micro de BFM M. Gollnisch.
- "Système ?" -
"Nous n'avons rien à nous reprocher dans cette affaire", déclarait dans le Parisien mi-septembre Marine Le Pen, 56 ans, disant tenir à expliquer à la barre que les assistants parlementaires ne sont "pas des salariés du Parlement européen" et ont "évidemment vocation, pour un certain nombre d'entre eux, à faire de la politique".
Le Parlement européen, partie civile, a évalué son préjudice financier à trois millions d'euros. Il ne réclamera que deux millions, un million ayant déjà été remboursé (ce qui n'est pas un aveu de culpabilité, a assuré le RN).
Le parquet de Paris a évoqué en septembre 2023 "un véritable système mis en place pour faire supporter, par le Parlement européen, une partie des charges de fonctionnement du FN via la prise en charge des salaires d'un nombre croissant de ses employés".
Ce "système", validé par Jean-Marie Le Pen puis sa fille, selon l'accusation, se serait accéléré avec l'entrée au Parlement en 2014 de 23 eurodéputés FN (contre trois auparavant).
Jean-Marie Le Pen, 96 ans, ne comparaîtra pas, une expertise ayant déterminé qu'il n'était pas "en état" d'être jugé pour des raisons de santé, comme l'ex-eurodéputé Jean-François Jalkh.
H.Gonzales--AT